Ubayd Allāh, Maʿbad, Qutham, ʿAbd al-Raḥmān, Kathīr, al-Ḥārith, ʿAwn et Tamām. Le plus jeune d’entre eux était Tamām. C’est pourquoi on le portait et on récitait :
« Ils se sont complétés avec Tamām et sont ainsi devenus dix… Ô Seigneur, fais d’eux des hommes nobles et pieux,
Accorde-leur un bon renom et fais prospérer leurs fruits. »
Quant à al-Faḍl, il mourut en martyr à Ajnādayn ; ʿAbd Allāh mourut à aṭ-Ṭāʾif ; ʿUbayd Allāh au Yémen ; Maʿbad et ʿAbd al-Raḥmān en Ifrīqiya ; Qutham et Kathīr à Yanbuʿ. Il est également rapporté que Qutham mourut à Samarcande.
Muslim ibn Ḥammād(1) al-Makkī, affranchi des Banū Makhzūm, déclara : « Je n’ai jamais vu des fils d’une même mère, tous nobles et nés sous le même toit, avoir des tombes aussi dispersées que les Banū Umm al-Faḍl. » Il mentionna ensuite les emplacements de leurs tombes comme on l’a déjà rapporté, tout en précisant que Faḍl était mort à Médine et que ʿUbayd Allāh était mort au Shām(2).
De son côté, ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās portait parfois un vêtement valant mille dirhams. Il eut pour enfants al-ʿAbbās et ʿAlī. On surnommait ʿAlī « as-Sajjād » en raison de la fréquence de ses prières, et on disait qu’il était le Quraychite le plus beau de la terre. [On rapporte qu’il priait mille rakʿas chaque jour, ou mille rakʿas réparties entre le jour et la nuit, tout en étant d’une grande beauté. Sur ce point, il est l’ancêtre des califes abbassides, car la dynastie abbasside descend de sa lignée, comme on le verra.](3)
Ibn ʿAbbās eut également comme enfants Muḥammad, al-Faḍl et ʿAbd Allāh(4), ainsi que Lubāba(5). Leur mère était Zurʿa bint Masriḥ ibn Maʿdīkarib. Il eut aussi Asmāʾ, née d’une esclave, et parmi ses affranchis figurent ʿIkrima, Kurayb, Abū Maʿbad, Shuʿba, Daqīq, Abū ʿAmra, Abū ʿUbayd et Muqassim(6). Il a transmis mille six cent soixante(7) ḥadiths [et Dieu – exalté soit-Il – sait mieux].
[Parmi ceux qui moururent cette année-là, on compte] Abū Shurayḥ al-Khuzāʿī al-ʿAdawī al-Kaʿbī(8). Son nom fait l’objet de divergences, mais la version la plus sûre le désigne comme Khuwailid ibn ʿAmr. Il embrassa l’islam l’année de la Conquête et porta l’une des trois bannières des Banū Kaʿb.