Nous avons rapporté qu’Ibn ‘Abbâs a dit : « Je fais partie de ceux qui sont fermement enracinés dans la science et qui connaissent son interprétation. »
Mujâhid a également déclaré : « J’ai présenté le Coran à Ibn ‘Abbâs à deux reprises, du début à la fin. Je m’arrêtais à chaque verset pour l’interroger à son sujet. »
On rapporte aussi qu’Ibn ‘Abbâs a dit : « Il y a quatre termes dans le Coran pour lesquels j’ignore la raison de leur emploi : al-Awwâh, Ḥanânan, ar-Raqîm et al-Ghasslîn. Je connais tout le reste du Coran, excepté ces quatre (1). »
Ibn Wahb et d’autres ont rapporté, d’après Sufyân ibn ‘Uyaynah, d’après ‘Ubayd Allâh ibn Abî Yazîd, qu’« Ibn ‘Abbâs, lorsqu’on l’interrogeait sur une question, s’il en trouvait la réponse dans le Livre de Dieu, la citait ; si elle ne s’y trouvait pas, mais figurait dans la Sunna, il en tenait compte. Si le Messager de Dieu (ﷺ) ne s’était pas exprimé sur la question, il vérifiait s’il existait un avis à ce sujet auprès d’Abû Bakr ou de ‘Umar et l’adoptait. Faute de cela, il exerçait son propre ijtihâd (2). »
Yâqûb ibn Sufyân (3) a dit : « Abû ‘Âṣim et ‘Abd ar-Raḥmân ibn Ḥammâd ash-Sha‘īthî (4) nous ont rapporté, d’après Khamis ibn al-Ḥasan, d’après ‘Abd Allâh ibn Buraydah, qu’un homme insulta Ibn ‘Abbâs. Celui-ci lui répondit : “Tu m’insultes alors que je possède trois mérites : je parcours un verset du Livre de Dieu, et je souhaiterais que les gens en sachent autant que moi ; lorsque j’entends parler d’un juge parmi les juges musulmans qui rend un jugement équitable et prononce une sentence juste, je m’en réjouis [et j’invoque pour lui], même si je n’ai jamais affaire à lui et ne serai jamais jugé par lui. Et lorsque j’apprends qu’une pluie bénéfique tombe sur une terre appartenant aux musulmans, je m’en réjouis alors même que je n’y possède aucun bétail (pouvant en profiter).” »
Al-Bayhaqî (5) le rapporta d’après al-Ḥâkim, d’après al-Aṣamm, d’après al-Ḥasan ibn Makram, d’après Yazîd ibn Hârûn, d’après Khamis, avec la même chaîne de transmission.
Al-Wâqidî a dit : « Un homme interrogea Ibn ‘Abbâs au sujet de la parole de Dieu : “Les cieux et la terre formaient une masse compacte, puis Nous les avons disloqués” (Les Prophètes, 21 : 30). Ibn ‘Abbâs répondit : “Le ciel était compact et ne laissait pas tomber la pluie, et la terre était compacte et ne produisait pas de végétation. C’est ainsi qu’Il fendit l’un par la pluie et l’autre par la végétation (6).” »
Ibn Abî Mulaïkah a déclaré : « J’ai voyagé avec Ibn ‘Abbâs de Médine à La Mecque. Il priait alors deux rak‘ates, puis, lorsqu’il faisait une halte, il se relevait. »