Al-Aʿmach rapporta d’Abou al-Ḍuḥā, d’après Masrūq, que ʿAbd Allāh Ibn Masʿūd déclara : « Si Ibn ʿAbbās avait atteint notre âge, aucun de nous n’aurait pu l’égaler, même pas au dixième. » Il disait aussi : « Oui, Ibn ʿAbbās est bien l’interprète par excellence du Coran (1). »
Selon Ibn ʿUmar, celui-ci aurait dit : « Ibn ʿAbbās est l’homme le plus savant à propos de ce que Dieu a révélé à Muḥammad (ﷺ). »
Muḥammad ibn Saʿd (2) rapporta : « Muḥammad ibn ʿUmar nous a transmis, (disant) que Yaḥyā ibn al-ʿAlā me raconta, d’après Yaʿqūb ibn Zayd, d’après son père, qui dit : “J’ai entendu Jābir ibn ʿAbd Allāh dire, lorsqu’il apprit la mort d’Ibn ʿAbbās — et il frappa d’une main sur l’autre : ‘Aujourd’hui est mort l’homme le plus savant et le plus indulgent ; cette communauté a été affligée par un malheur qui ne saurait être réparé.’” »
Et d’après la chaîne de transmission jusqu’à Yaḥyā ibn al-ʿAlā, qui le tenait de ʿUmar ibn ʿAbd Allāh, d’après Abou Bakr ibn Muḥammad ibn ʿAmr ibn Ḥazm, on rapporte : « Lorsque Ibn ʿAbbās mourut, Rāfiʿ ibn Khadīj dit : ‘Aujourd’hui est décédé celui dont les gens, de l’Orient à l’Occident, avaient besoin pour la science.’ »
Al-Wāqidī déclara : « Abou Bakr ibn Abī Sabrah me rapporta, d’après ʿAmr ibn Abī ʿAmr, d’après ʿIkrimah, qui dit : “J’ai entendu Muʿāwiyah dire : ‘Ton maître (3), par Dieu, est le plus instruit de ceux qui sont morts et de ceux qui vivent (4).’” »
Ibn ʿAsākir (5) transmit, d’après Ibn ʿAbbās, qui raconta : « J’entrai auprès de Muʿāwiyah au moment de la réconciliation, c’était la première fois que nous nous rencontrions. Il y avait des gens autour de lui, et il me dit : ‘Bienvenue à toi, Ibn ʿAbbās. Jamais la discorde ne s’est mêlée entre moi et quelqu’un dont la distance m’aurait été plus chère et la proximité plus aimée (6). Louange à Dieu qui a fait mourir ʿAlī.’ J’ai alors répondu : ‘Dieu ne saurait être blâmé en Son décret, mais il y a de meilleurs propos que ceux-ci.’ Puis j’ajoutai : ‘J’aimerais que tu m’épargnes de parler de mon cousin et je t’épargnerai de parler du tien.’ Il me dit : ‘Tu y as droit.’ »
ʿĀʾishah et Oumm Salamah dirent, lorsque Ibn ʿAbbās dirigea le pèlerinage : « C’est lui qui connaît le mieux les rites du ḥajj (7). »
Ibn al-Mubārak rapporta, d’après Dāwūd ibn Abī Hind, selon al-Shaʿbī : « Zayd ibn Thābit monta [sur sa monture] et Ibn ʿAbbās saisit son étrier. Zayd lui dit : ‘Ne fais pas cela, ô cousin du Messager de Dieu (ﷺ) !’ Ibn ʿAbbās répondit : ‘Voilà comment on nous a ordonné de traiter nos savants.’ Alors Zayd lui demanda : ‘Montre-moi tes mains.’ Il les lui présenta et [Zayd] les embrassa en disant : ‘C’est ainsi que nous avons reçu l’ordre de traiter la famille de notre Prophète.’ »