‘Abd al-Malik ibn ‘Umayr rapporte, selon une autre version pour tous deux : « Celui qui accorde la sécurité (amân) à un homme quant à son sang puis le tue, je me désolidarise du meurtrier, même si la victime était mécréante. » Il existe un désaccord au sujet de la chaîne de transmission de ce ḥadith (1).
Il fut dit à ‘Abd Allāh ibn ‘Umar (2) : « Al-Mukhtâr prétend que la révélation (waḥy) lui parvient. » Il répondit : « Il dit vrai », puis récita la parole de Dieu : « Et vraiment les démons inspirent leurs alliés » [al-An‘âm, 6 : 121].
Ibn Abî Ḥâtim (3) rapporte, d’après ‘Ikrima, qui dit : « Je suis arrivé chez al-Mukhtâr ; il m’honora et m’hébergea. Il veillait à venir me voir la nuit, puis il me dit : “Sors parler aux gens.” Je sortis donc, et un homme vint me trouver : “Que dis-tu au sujet de la révélation ?” Je répondis : “La révélation est de deux sortes. Dieu — Exalté soit-Il — a dit : « grâce à ce que Nous t’avons révélé de ce Coran » [Yūsuf, 12 : 3], et Il a également dit : « De même, Nous avons assigné à chaque prophète un ennemi : des démons d’entre les hommes et les djinns, qui s’inspirent les uns aux autres des discours enjolivés afin de tromper » [al-An‘âm, 6 : 112].” »
« Ils s’apprêtèrent alors à m’arrêter, mais je leur dis : “Que vous arrive-t-il ? Je suis votre mufti et votre invité.” Ils me laissèrent, et ‘Ikrima voulait par là insinuer qu’al-Mukhtâr mentait lorsqu’il prétendait recevoir la révélation.
Al-Ṭabarânî (4) rapporta aussi, d’après Anîsa bint Zayd ibn al-Arqam, que son père entra chez al-Mukhtâr ibn Abî ‘Ubayd. Al-Mukhtâr lui dit : “Ô Abû ‘Âmir, si tu étais venu plus tôt, tu aurais pu voir Gabriel et Mikaël (5).” Zayd lui répondit : “Tu as creusé ta propre fosse et fait grand bruit (6). Tu es trop insignifiant pour Dieu à cet égard : menteur qui forge des calomnies contre Dieu et Son Messager.” (7)
L’imâm Aḥmad (8) a dit : « Isḥâq ibn Yūsuf nous a rapporté, ‘Awf a transmis d’après Abû al-Ṣiddîq al-Nâjî, qu’al-Ḥajjâj ibn Yūsuf entra auprès d’Asmâ’ bint Abî Bakr al-Ṣiddîq, après avoir tué son fils ‘Abd Allāh ibn al-Zubayr. Il lui dit : “Ton fils s’est montré sacrilège dans cette Maison, et Dieu lui a fait goûter un châtiment douloureux, et lui a fait ceci et cela (9).” Elle répondit (10) : “Tu mens ! Il était pieux (et obéissant).” »