Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Al-Ḥasan rapporte qu’Aʿidh ibn ʿAmr entra chez ʿUbayd Allāh ibn Ziyād et lui dit : « Ô mon fils, j’ai entendu le Messager d’Allāh (que la paix et la bénédiction d’Allāh soient sur lui) dire : “En vérité, les pires bergers sont les violents ; prends garde à ne pas en faire partie.” » Alors ʿUbayd Allāh lui répondit : « Assieds-toi, tu n’es rien d’autre que la lie des Compagnons du Messager d’Allāh (que la paix et la bénédiction d’Allāh soient sur lui). » Il répliqua : « Aurait-il pu y avoir une lie parmi eux ? La lie n’est apparue qu’après eux, et chez d’autres. »

Il a également été rapporté, de la part de plusieurs narrateurs, qu’al-Ḥasan a dit : « ʿUbayd Allāh ibn Ziyād se rendit auprès de Maʿqil ibn Yasār alors que celui-ci était souffrant et lui dit : “Je vais te rapporter un ḥadith que j’ai entendu du Messager d’Allāh (que la paix et la bénédiction d’Allāh soient sur lui). Il a dit : ‘Tout homme à qui Allāh a confié la responsabilité d’un groupe et qui meurt le jour de sa mort en étant malhonnête envers eux, Allāh lui interdira l’accès au Paradis.’” » (1)

Il est également mentionné par plus d’un narrateur que, lorsque Maʿqil mourut, ʿUbayd Allāh ibn Ziyād dirigea la prière funéraire sur lui mais ne participa pas à son enterrement. Il s’en excusa d’une manière inutile, puis remonta à cheval jusqu’à son palais. De même, son audace s’illustra dans l’ordre d’amener al-Ḥusayn devant lui, même s’il devait être tué pour cela, alors qu’il aurait dû répondre favorablement à la demande qu’al-Ḥusayn lui avait faite : se rendre auprès de Yazīd, ou bien à la Mecque, ou dans l’une des régions frontières. Cependant, lorsque Shimr ibn Dhī l-Jawshan lui conseilla de le faire d’abord venir devant lui, puis de l’envoyer ensuite où il le souhaiterait – que ce fût pour l’une ou l’autre de ces solutions ou une autre encore –, il acquiesça et envoya Shimr accomplir sa mission. C’est ainsi qu’al-Ḥusayn fut tué, comme nous l’avons déjà rapporté (2).

Muḥammad ibn Saʿd (3) a dit : « Al-Faḍl ibn Dukayn et Mālik ibn Ismāʿīl nous ont informés, disant : “ʿAbd al-Salām ibn Ḥarb nous a rapporté d’après ʿAbd al-Malik ibn Kurdūs, d’après le portier de ʿUbayd Allāh ibn Ziyād, qui raconta : ‘Je suis entré avec lui dans le palais au moment où al-Ḥusayn fut tué. Une flamme (ou quelque chose de semblable) jaillit alors contre son visage. ʿUbayd Allāh repoussa cela de la manche sur son visage en disant : ‘Ne dis rien de cela à personne.’’” »

Shurayk rapporte, d’après al-Mughīrah : « Marjāna dit à son fils ʿUbayd Allāh : ‘Misérable ! Tu as tué le fils de la fille du Messager d’Allāh (que la paix et la bénédiction d’Allāh soient sur lui) ? Jamais tu ne verras le Paradis !’ »

Nous avons déjà mentionné que, lorsque Yazīd ibn Muʿāwiyah mourut, les gens dans les deux grandes villes (al-Baṣrah et al-Kūfah) prêtèrent allégeance à ʿUbayd Allāh provisoirement, en attendant que tous se mettent d’accord sur un émir. Puis ils se révoltèrent contre lui et le chassèrent de chez eux. Il se rendit alors en Syrie et rejoignit Marwān, l’encourageant à appeler à prêter allégeance à lui-même (4). Marwān le fit et s’opposa à al-Ḍaḥḥāk ibn Qays. Par la suite, ʿUbayd Allāh alla trouver al-Ḍaḥḥāk ibn Qays et ne cessa de manœuvrer jusqu’à ce qu’il le fasse sortir de Damas pour se rendre à Marj Rāhiṭ. Il le poussa aussi à lancer un appel pour qu’on lui prête allégeance, rompant ainsi avec Ibn al-Zubayr. Cela désorganisa ses rangs et il se produisit à Marj Rāhiṭ ce qui s’y produisit : la mort d’al-Ḍaḥḥāk et de nombreux autres. Une fois Marwān au pouvoir, il envoya Ibn Ziyād à la tête d’une armée en Irak. Celui-ci rencontra à ʿAyn al-Warda Sulaymān ibn Ṣurad et ses compagnons, ceux que l’on appelle « l’armée des Repentis ». Il tua leur chef et un grand nombre d’entre eux, puis se dirigea (5) vers Kūfah

(1) Rapporté par al-Bukhârî dans son Ṣaḥîḥ, n° 7150 et 7151, et par Muslim, n° 142, d'après le hadith de Muʿqil ibn Yasâr ﷺ. (2) Son lieu dans la version Ṭ est indiqué par le fait qu'il ait voulu le présenter devant lui, mais al-Ḥusayn refusa de se présenter devant lui afin qu'il tranche selon son jugement, Ibn Marjāna ; il fut malheureux, déçu et perdant ; un descendant de la fille du Messager de Dieu ﷺ ne doit pas comparaître devant le perfide Ibn Marjāna. (3) Je ne l'ai pas trouvé dans les Ṭabaqāt d'Ibn Saʿd, le récit se trouve également dans Tārīkh Dimashq (37/450-451), édition Dār al-Fikr. (4) Dans la version Ṭ : "il prend en charge le califat et appelle à ...". (5) De son propos : « ʿAyn al-Warda... » jusqu'ici dans la version Ṭ : il est avec l'armée des Tawābīn avec Sulaymān ibn Ṣurd, ils les ont vaincus et la bataille a continué.
الحسن، أن عائذ بن عمرو دخل على عبيد اللَّه بن زياد فقال: أي بني، سمعت رسول اللَّه ﷺ يقول: "إن شر الرعاء الحطمة، فإياك أن تكون منهم" . فقال [له] اجلس فإنما أنت من نخالة أصحاب رسول اللَّه ﷺ ، فقال: وهل كان فيهم نخالة؟ إنما كانت النخالة بعدهم وفي غيرهم. و [قد] روى غير واحد عن الحسن أن عبيد اللَّه بن زياد دخل على معقل بن يسار يعوده فقال له: إني محدثك بحديث سمعته من رسول اللَّه ﷺ أنه قال: "ما من رجل استرعاه اللَّه رعية يموت يوم يموت وهو غاش لهم إلّا حرم اللَّه عليه الجنة" (١) . وقد ذكر غير واحد أنه لما مات معقل صلى عليه عبيد اللَّه بن زياد ولم يشهد دفنه، واعتذر بما ليس يجدي شيئًا وركب إلى قصره، ومن جراءته إقدامه على الأمر بإحضار الحسين إلى بين يديه وإن قتل دون ذلك، وكان الواجب عليه أن يجيبه إلى سؤاله الذي سأله فيما طلب من ذهابه إلى يزيد أو إلى مكة أو إلى أحد الثغور، فلما أشار عليه شِمْر بن ذي الجوشن بأن الحزم أن يحضر عندك وأنت تسيره بعد ذلك إلى حيث شئت من هذه الخصال أو غيرها، فوافق شمرًا على ذلك وبعثه به، فقتل الحسين كما قدمنا (٢) . وقد قال محمد بن سعد (٣) : أنبأنا الفَضْل بن دكين ومالك بن إسماعيل قالا: حدَّثنا عبد السلام بن حرب، عن عبد الملك بن كردوس، عن حاجب عبيد اللَّه بن زياد قال: دخلت معه القصر حين قُتل الحسين، قال فاضطرم في وجهه نارًا أو كلمة نحوها، فقال بكمه هكذا على وجهه وقال: لا تحدثن بها أحدًا. وقال شريك: عن مغيرة قال: قالت مَرْجانة لابنها عبيد اللَّه: يا خبيث قتلت ابن بنت رسول اللَّه ﷺ ؟ لا ترى الجنة أبدًا. وقد قدمنا أن يزيد بن معاوية لما مات بايع الناس في المصرين لعبيد اللَّه حتى يجتمع الناس على أمير، ثم خرجوا عليه فأخرجوه من بين أظهرهم، فسار إلى الشام فاجتمع بمروان، وحسَّن له أن يدعو إلى بيعة (٤) نفسه ففعل ذلك، وخالف الضحاك بن قيس، ثم انطلق عبيد اللَّه إلى الضحاك [بن قيس] فما زال به حتى أخرجه من دمشق إلى مرج راهط، ثم حسَّن له أن دعا إلى بيعة نفسه وخلع ابن الزبير ففعل، فانحلَّ نظامه ووقع ما وقع بمرج راهط، من قتل الضحاك وخلق معه هنالك، فلما تولى مروان أرسل ابن زياد في جيش إلى العراق فالتقى بعين الوردة مع سليمان بن صُرَد ومن كان معه من الجيش الذين يسمون جيش التوابين، فقتل أميرهم، وخلقًا كثيرًا منهم ثم سار (٥) قاصدًا الكوفة [في ذلك
(١) رواه البخاري في صحيحه رقم (٧١٥٠) و (٧١٥١) ومسلم رقم (١٤٢) من حديث معقل بن يسار ﵁ . (٢) مكانها في ط: ما أشار به من إحضاره بين يديه، فأبى الحسين أن يحضر عنده ليقضي فيه بما يراه ابن مرجانة، وقد تعس وخاب وخسر؛ فليس لابن بنت رسول اللَّه ﷺ أن يحضر بين يدي ابن مرجانة الخبيث. (٣) لم أجده في الطبقات لابن سعد، والخبر أيضًا في تاريخ دمشق (٣٧/ ٤٥٠ - ٤٥١) ط دار الفكر. (٤) في ط: يتولى الخلافة ويدعو إلى. . (٥) من قوله: بعين الوردة. . إلى هنا من أ ومكانه في ط: هو وجيش التوابين مع سليمان بن صرد فكسرهم واستمر. .

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies