Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Ceci est un hadith mursal dont la chaîne de transmission jusqu’à Saʿīd est faible. De nombreux hadiths forgés (mawḍūʿa) ont été rapportés dans ce sens ; nous nous sommes donc abstenus de les citer en raison de leur manque d’authenticité.

[Son père, al-Ḥakam, comptait parmi les plus farouches ennemis du Prophète (ﷺ). Il n’embrassa l’islam que le jour de la Conquête (de La Mecque), puis il se rendit à Médine. Le Prophète (ﷺ) l’expulsa ensuite vers aṭ-Ṭāʾif, où il mourut. Quant à Marwān, il fut l’une des principales causes du siège ʿUthmān, car il rédigea en usurpant le nom de ce dernier une lettre envoyée en Égypte pour ordonner l’exécution de la délégation (opposée à ʿUthmān).

Lorsque Marwān fut gouverneur de Médine sous l’autorité de Muʿāwiya, il insultait ʿAlī chaque vendredi depuis la chaire. Al-Ḥusayn ibn ʿAlī lui dit : « Dieu a maudit ton père, al-Ḥakam, alors que tu n’étais encore que dans ses reins, par la parole de Son Prophète », puis il cita : « Que Dieu maudisse al-Ḥakam et ce qu’il a engendré. » Dieu est plus savant. (1)]

Il a été précédemment rapporté que Ḥassān ibn Mālik ibn Baḥdal, lorsque Marwān se rendit auprès de lui sur le territoire d’al-Jābiya, le reçut avec satis­faction et lui prêta allégeance, imité par les habitants du Jourdain. Ils convinrent que si le pouvoir se consolidait en la personne de Marwān, ce dernier remettrait l’autorité à Khālid ibn Yazīd, tandis que Marwān obtiendrait le gouvernorat de Ḥimṣ et ʿAmr ibn Saʿīd celui de Damas. Le serment d’allégeance à Marwān fut prêté le lundi, à la moitié de Dhū al-Qaʿda de l’an 64 (de l’Hégire), ainsi que le rapportent al-Layth ibn Saʿd et d’autres.

Al-Layth raconta également que la bataille de Marj Rāhiṭ se déroula en Dhū al-Ḥijja de cette même année, deux jours après la fête du Sacrifice. Ils dirent : « Marwān vainquit al-Ḍaḥḥāk ibn Qays et le royaume de la Syrie et de l’Égypte se soumit à lui. Lorsque son pouvoir fut affermi dans ces contrées, il obtint alors le serment d’allégeance quant à sa succession pour son fils ʿAbd al-Malik, puis ensuite pour son autre fils ʿAbd al-ʿAzīz — le père de ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzīz —, délaissant la promesse faite à Khālid ibn Yazīd ibn Muʿāwiya, parce qu’il ne le considérait pas digne du califat. Ḥassān ibn Mālik ibn Baḥdal — qui était pourtant l’oncle maternel de Khālid ibn Yazīd — l’y appuya et se chargea de recueillir l’allégeance à ʿAbd al-Malik.

Plus tard, la mère de Khālid complota contre Marwān et l’empoisonna — il est également dit qu’elle posa un coussin sur son visage pendant qu’il dormait, causant sa mort par suffocation. Elle se mit alors à pousser des cris, accompagnée de ses servantes, en clamant : « Le Commandeur des croyants est mort subitement ! » Après lui, son fils ʿAbd al-Malik ibn Marwān lui succéda, comme nous le verrons.

ʿAbd Allāh ibn Abī Madhʿūr rapporta : « Un homme de savoir m’a dit que les derniers mots de Marwān furent : “Le Paradis est acquis à qui craint le Feu.” » L’inscription sur son sceau disait : « La puissance appartient à Dieu. » Al-Aṣmaʿī raconta : « ʿAdī ibn Abī ʿAmmār, de la part de son père, lui-même de la part de Ḥarb ibn Ziyād, déclara que l’inscription sur le sceau de Marwān disait : “J’ai foi en le Puissant, le Miséricordieux.” »

(1) Se trouve uniquement entre deux parenthèses dans l’édition imprimée. (2) Erronément transformé dans l’édition imprimée en : Mālik ibn Ḥassān.
وهذا مرسل، وسنده إلى سعيد ضعيف. وقد ورد في هذا المعنى أحاديث كثيرة موضوعة، فلهذا أضربنا صفحًا عن إيرادها لعدم صحتها. [وقد كان أبوه الحكم من أكبر أعداء النبي ﷺ وإنما أسلم يوم الفتح، وقدم الحكم المدينة، ثم طرده النبي ﷺ إلى الطائف، ومات بها. ومروان كان أكبر الأسباب في حصار عثمان، لأنه زوّر على لسانه كتابًا إلى مصر بقتل أولئك الوفد. ولما كان متولِّيًا على المدينة لمعاوية كان يسبُّ عليًا كل جمعة على المنبر. وقال له الحسين بن علي: لقد لعن اللَّه أباك الحكم وأنت في صُلْبه على لسان نبيِّه فقال: "لعن اللَّه الحكم وما ولد" . واللَّه أعلم] (١) . وقد تقدم أن حسان بن مالك بن بَحْدل لما قدم عليه مروان أرض الجابية أعجبه إتيانه إليه، فبايعه، وبايع أهل الأردن على أنه إذا انتظم له الأمر نزل عن الإمرة لخالد بن يزيد، ويكون لمروان إمرة حمص، ولعمرو بن سعيد نيابة دمشق. وكانت البيعة لمروان يوم الإثنين للنصف من ذي القعدة سنة أربع وستين. قاله الليث بن سعد وغيره. وقال الليث: وكانت وقعة مرج راهط في ذي الحجة من هذه السنة بعد عيد النحر بيومين. قالوا: فغلب الضحاك بن قيس، واستوسق له ملك الشام ومصر، فلما استقرَّ ملكه في هذه البلاد بايع من بعده لولده عبد الملك، ثم من بعده لولده عبد العزيز -والد عمر بن عبد العزيز- وترك البيعة لخالد بن يزيد بن معاوية لأنه كان لا يراه أهلًا للخلافة، ووافقه على ذلك حسان بن مالك (٢) بن بَحْدل - وإن كان خالًا لخالد بن يزيد -وهو الذي قام بأعباء بيعة عبد الملك. ثم إن أمَّ خالد دبَّرت أمر مروان فسمَّته- ويقال: بل وضعت على وجهه وهو نائم وسادةً فمات مخنوقًا، ثم إنها أعلنت الصُّراخ هي وجواريها وصِحْنَ: مات أمير المؤمنين فجأة. ثم قام من بعده ولده عبد الملك بن مروان كما سنذكره. وقال عبد اللَّه بن أبي مذعور: حدّثني بعض أهل العلم قال: كان آخر ما تكلَّم به مروان: "وجبت الجنَّة لمن خاف النار" . وكان نقش خاتمه: العزَّة للَّه. وقال الأصمعي: حدّثنا عدي بن أبي عمار، عن أبيه، عن حرب بن زياد قال: كان نقش خاتم مروان: آمنتُ بالعزيز الرحيم.
(١) ما بين حاصرتين من المطبوع فقط. (٢) تحرف في المطبوع إلى: مالك بن حسان.

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