Abou Sa‘id a dit : Le Messager d’Allah (que la paix et le salut soient sur lui) a dit : « Lorsque les fils d’Untel atteindront trente hommes, ils prendront la richesse d’Allah pour la faire circuler entre eux (dûlan), la religion d’Allah pour leur propre intérêt (dakhala), et les serviteurs d’Allah pour leur usage (khawala). » (1)
Abou Ya‘la rapporte également ce hadith, par la chaîne de transmission allant de Zakarîyâ ibn Yahyâ Zahamwih, de Sâlih ibn ‘Oumar, de Mutarrif, d‘‘Atiyya, d’Abou Sa‘id, qui a dit : Le Messager d’Allah (que la paix et le salut soient sur lui) a déclaré : « Lorsque les Banou al-Hakam atteindront trente hommes, ils prendront la religion d’Allah pour leur avantage, les serviteurs d’Allah pour eux, et la richesse d’Allah pour des distributions entre eux. » (2)
At-Tabarânî (3) le rapporte également d’Ahmad ibn ‘Abd al-Wahhâb, d’Abou al-Mughîra, d’Abou Bakr ibn Abî Maryam, de Râchid ibn Sa‘d, d’Abou Dharr, qui dit : J’ai entendu le Messager d’Allah (que la paix et le salut soient sur lui) dire : « Lorsque les Banou Umayya atteindront quarante hommes… » et il le mentionna ; ce hadith est cependant interrompu (mounqati‘).
Al-‘Alâ’ ibn ‘Abd ar-Rahmân le rapporte, d’après son père, d’après Abou Hurayra, de sa propre parole : « Lorsque les Banou Abî al-‘Âs atteindront trente hommes… » et il cita le hadith.
Al-Bayhaqî et d’autres ont rapporté, par la voie d’Ibn Lahî‘a, d’Abou Qabîl, d’Ibn Wahb, d’après Mu‘âwiya et ‘Abd Allah ibn ‘Abbâs, d’après le Messager d’Allah (que la paix et le salut soient sur lui) :
« Lorsqu’ils (les Banou al-Hakam) atteindront trente, ils se répartiront la richesse d’Allah entre eux (dûlan), feront des serviteurs d’Allah leurs gens (khawala) et du Livre d’Allah un objet de compromission (dakhala). Puis, lorsqu’ils atteindront quatre cent quatre-vingt-seize (496), leur perte surviendra plus rapidement qu’on ne mâche une datte. » On rapporte aussi que le Messager d’Allah (que la paix et le salut soient sur lui) mentionna ‘Abd al-Malik ibn Marwân en disant : « Il est le père des quatre tyrans. »
Toutes ces chaînes de transmission sont faibles (da‘îfa).
Abou Ya‘la et d’autres ont rapporté, par plusieurs voies, d’après Al-‘Alâ’, d’après son père, d’après Abou Hurayra :
« Le Messager d’Allah (que la paix et le salut soient sur lui) vit en songe les Banou al-Hakam gravir son minbar et en redescendre. Au matin, il semblait courroucé et dit : “J’ai vu les Banou al-Hakam bondir sur mon minbar tels des singes !” Et jamais on ne vit après cela le Messager d’Allah (que la paix et le salut soient sur lui) rire à pleines dents, jusqu’à sa mort. »
Ath-Thawrî rapporte, d‘Alî ibn Zayd, d’après Sa‘îd ibn al-Mousayyib, un hadith mursal où l’on trouve : « Alors Allah lui révéla qu’il ne s’agissait que d’un bien temporel qu’ils allaient obtenir ; le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) en fut donc apaisé. » C’est à ce propos que se rapporte Sa parole : « Et Nous n’avons fait de la vision que Nous t’avons montrée qu’une tentation pour les gens » [Al-Isrâ’, 60], c’est-à-dire une épreuve et un test pour eux.