Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Le Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) dit : « L’eau, car elle est ta guérison. Offre un sacrifice pour tes compagnons et implore le pardon pour eux, car ils M’ont désobéi à ton sujet. » Rapporté par Ibn Abî Hâtim (1).

Ibn Abî Hâtim (2) rapporte : « Nous a relaté Abû Zurʿah, nous a relaté ʿAmr ibn Marzûq, nous a relaté Hammâm, d’après Qatâdah, d’après an-Nadr ibn Anas, d’après Bashîr ibn Nahîk, d’après Abû Hurayrah, que le Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) a dit : “Lorsque Dieu guérit Ayyûb (que la paix soit sur lui), Il fit pleuvoir sur lui des nuées de sauterelles en or. Alors Ayyûb se mit à en prendre plein ses mains et à les placer dans son vêtement. On lui dit : ‘Ô Ayyûb, ne te rassasies-tu pas ?’ Il répondit : ‘Ô Seigneur, qui donc se rassasie de Ta miséricorde ?’” »

C’est ainsi que l’imam Ahmad (3) l’a également rapporté, d’après Abû Dâwud at-Tayâlisî et ʿAbd as-Samad, selon Hammâm, d’après Qatâdah, sur la même chaîne de transmission. Ibn Hibbân l’a aussi rapporté dans son “Sahîh” (4), selon Muhammad ibn ʿAbd Allâh al-Azdî, d’après Isḥâq ibn Râhawayh, d’après ʿAbd as-Samad, avec le même contenu. Aucun des auteurs des recueils de hadiths de référence ne l’a mentionné, bien qu’il réponde aux critères d’authenticité, et Dieu sait mieux.

L’imam Ahmad (5) a également dit : « Nous a relaté Sufyân, d’après Abû az-Zinâd, d’après al-Aʿrâj, d’après Abû Hurayrah : Une ‘rîjl (6) de sauterelles en or fut envoyée contre Ayyûb, et il se mit à les recueillir dans son vêtement. On lui dit : ‘Ô Ayyûb ! Ne t’a-t-on pas déjà accordé assez de bienfaits ?’ Il répondit : ‘Ô mon Seigneur ! Qui donc peut se passer de Ta grâce ?’ » Ce hadith est rapporté sous forme “mawqûf” (arrêté à Abû Hurayrah), mais il est également transmis d’Abû Hurayrah sous une forme “marfûʿ” (attribuée au Prophète).

L’imam Ahmad (7) rapporte encore : « ʿAbd ar-Razzâq nous a relaté, Maʿmar nous a relaté, d’après Hammâm ibn Munabbih qui a dit : “Voici ce que nous a rapporté Abû Hurayrah : Le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) a dit : ‘Alors qu’Ayyûb se baignait nu, une averse de sauterelles en or s’abattit sur lui. Il se mit à les ramasser dans son vêtement. Son Seigneur (Puissant et Majestueux soit-Il) l’interpella : ‘Ô Ayyûb ! Ne t’ai-Je pas dispensé de ce que tu vois ?’ Il répondit : ‘Certes oui, ô mon Seigneur ! Mais je ne saurais me passer de Ta bénédiction !’” » Al-Bukhârî l’a rapporté par la voie de ʿAbd ar-Razzâq (8).

Quant à Sa parole (dans la sourate Ṣâd, verset 42) : « Frappe [la terre] de ton pied » (﴿ارْكُضْ بِرِجْلِكَ﴾), cela signifie : « Frappe le sol du pied. » Il obéit à ce qui lui était ordonné et Dieu fit jaillir pour lui une source d’eau froide. Il fut alors commandé qu’il s’y lave et qu’il en boive. Dieu fit ainsi disparaître toute douleur, nuisance et maladie, tant extérieure qu’intérieure, dont il souffrait. Et Il le gratifia en échange d’une santé parfaite, sur le plan physique comme spirituel, ainsi que d’une grande beauté.

(1) Comme dans al-Dur al-Manthūr (7/193). (2) Comme dans al-Dur al-Manthūr (7/193). (3) Rapporté par l'imam Ahmad (2/511) et il se trouve chez al-Tayālisī dans son Musnad (p. 322). (4) Dans al-Iḥsān (6230). (5) Dans le Musnad (2/243). (6) Le terme "al-rijāl" désigne le grand groupe. (7) Dans le Musnad (2/314). (8) Rapporté par al-Bukhārī (3391) dans le chapitre des Prophètes.
الماء، فإن فيه شفاءَك، وقرِّبْ عن صحابتِك قربانًا، واستغفرْ لهم فإنهم قد عصوني فيكَ. رواه ابن أبي حاتم (١) . وقال ابن أبي حاتم (٢) : حدَّثنا أبو زرعة، حدَّثنا عمرو بن مرزوق، حدَّثنا همام، عن قتادة، عن النضر بن أنس؛ عن بشير بن نهيك، عن أبي هريرة، عن النبي ﷺ قال: "لما عافى الله أيوبَ (عليه السلام) أمطرَ عليه جرادًا من ذهب، فجعلَ يأخذُ بيده ويجعلُ في ثوبه. قال: فقيل له: يا أيوب أما تشبعُ؟ قال: يا ربِّ ومن يشبعُ من رحمتِك" . وهكذا رواه الإمام أحمد (٣) : عن أبي داود الطيالسي وعبد الصمد، عن همَّام، عن قتادة، به. ورواه ابن حبَّان في "صحيحه" (٤) : عن محمد بن عبد الله الأزدي، عن إسحاق بن راهويه، عن عبد الصمد، به. ولم يُخرِّجْه أحد من أصحاب الكتب، وهو على شرط الصحيح، فالله أعلم. وقال الإمام أحمد (٥) : حدَّثنا سفيان، عن أبي الزناد، عن الأعرج، عن أبي هريرة: أُرسل على أيوب رِجْل (٦) من جراد من ذهب، فجعلَ يقبضُها في ثوبه، فقيل: يا أيُّوب! ألم يَكْفِكَ ما أعطيناكَ؟ قال: أي ربِّ! ومن يستغني عن فضلكَ. هذا موقوف، وقد رُوي عن أبي هريرة من وجه آخر مرفوعًا. وقال الإمام أحمد (٧) : حدَّثنا عبد الرزاق، حدَّثنا معمر، عن همَّام بن مُنبِّه، قال: هذا ما حدَّثنا أبو هريرة، قال: قال رسول الله ﷺ : "بينما أيوبُ يغتسلُ عُرْيانًا خرَّ عليه جرادٌ من ذهب، فجعل أيوبُ يحثي في ثوبه، فناداه ربه – Exalté soit-Il – : يا أيوبُ! ألم أكنْ أغنيتُك عما ترى؟ قال: بلى أي رب! ولكن لا غنى لي عن بركتِكَ" . رواه البخاري من حديث عبد الرزاق، به (٨) . وقوله ﴿ارْكُضْ بِرِجْلِكَ﴾ [ص: ٤٢] أي: اضرب الأرض برجلك، فامتثلَ ما أمرَ به، فأنبعَ الله له عينًا باردة الماء، وأُمرَ أن يغتسلَ فيها ويشربَ منها، فأذهبَ الله عنه ما كان يجدُه من الألم والأذى والسَّقم، والمرض الذي كان في جسده ظاهرًا وباطنًا، وأبدلَه الله بعد ذلك كلِّه صِحَّةً ظاهرة وباطنة، وجمالًا تامًّا،
(١) كما في الدر المنثور (٧/ ١٩٣). (٢) كما في الدر المنثور (٧/ ١٩٣). (٣) أخرجه الإمام أحمد (٢/ ٥١١) وهو عند الطيالسي في مسنده (ص ٣٢٢). (٤) الإحسان (٦٢٣٠). (٥) في المسند (٢/ ٢٤٣). (٦) الرِّجل: الطائفة العظيمة. (٧) في المسند (٢/ ٣١٤). (٨) أخرجه البخاري (٣٣٩١) في الأنبياء.

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