Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Ceci contredit ce qu’ont rapporté, à tort, certains menteurs parmi les « Rawâfid », lorsqu’ils prétendent qu’il se serait réjoui de leur sort, qu’il aurait assouvi sa vengeance en les tuant, et qu’il aurait récité des vers pour évoquer et privilégier Ibn az-Zibʿarâ, déjà mentionné auparavant.

Abou Bakr Muhammad ibn Khalaf ibn al-Marzabân ibn Bassâm a déclaré : « Muhammad ibn al-Qâsim m’a raconté : j’ai entendu al-Aṣmaʿî dire : “J’ai entendu Hârûn ar-Rachîd réciter, en l’attribuant à Yazîd ibn Muʿâwiya, ces vers :

« Elle est issue d’ʿÂmir ibn Lu’ayy lorsque l’on remonte la filiation, et dʾAbd Manâf.
Elle compte parmi les purs de nobles aïeux, avant d’acquérir les vertus de dignes successeurs.
C’est la fille de l’oncle du Prophète, le plus noble de ceux qui foulent la terre, qu’ils soient chaussés ou non.
Jamais tu ne la verras, dans la versatilité ou la rudesse, autre qu’une perle à l’intérieur de son coquillage. »

Az-Zubayr ibn Bakkâr a dit : « Mon oncle Muṣʿab m’a récité, attribués à Yazîd ibn Muʿâwiya ibn Abî Sufyân, les vers suivants :

« Cette préoccupation est revenue, puis s’est rétractée… Ensuite, le sommeil a passé sans me gagner.
Je veille, l’œil tourné vers l’étoile : lorsque paraît un astre,
il se meut au point que je crois qu’il est tombé dans la vallée.
Elle trouve à al-Mâṭirûn un lieu de délectation, quand les fourmis consomment ce qu’elles ont amassé.
Que de promenades agréables ! Puis, lorsqu’elle est parvenue à destination, elle descendit de Jilliq (Damas) vers des églises.
Sous des coupoles, au cœur d’un parc, entourée d’oliviers commençant à se faner. »

Et parmi ses poèmes, on trouve également :

« Un jour, alors que j’étais à l’étroit, je comparai son visage à la pleine lune. Elle me dit : “Me comparer à la lune ? Tu rabaisses ainsi mon rang. Pourtant, je ne suis pas la première à être tournée en dérision.
Ne vois-tu pas que la lune, lorsqu’elle atteint sa plénitude, si l’on persiste à la comparer, redevient tel un simple bracelet ?” »

(1) Ce terme a été déformé dans l'édition imprimée en «فاكتنفا», et les commentateurs de l'édition de Dār al-Kutub al-ʿIlmiyya l'ont expliqué ainsi. Je dis : ce vers fait partie des témoins linguistiques référencés dans Lissān al-ʿArab sous la racine (كنع). Quant à «اكتنع», cela signifie : être présent. (2) Il a été déformé dans l'édition imprimée en «بالمطارونَ». Les commentateurs de l'édition de Dār al-Kutub al-ʿIlmiyya ont dit : al-Maṭārūn est un lieu en Syrie. Je dis : il n'existe pas de lieu appelé al-Maṭārūn, mais la forme correcte est celle que nous avons établie dans les deux manuscrits A et B. Yāqūt a mentionné ce toponyme dans son dictionnaire (t. 5, p. 42), indiquant qu'il s'agit d'un lieu en Syrie près de Damas, avec pour règle qu'il faut obligatoirement conserver la lettre wāw et décliner le nūn. Ensuite, il cite les vers. (3) Il a été déformé dans l'édition imprimée en «خلق». (4) «الدسكرة» : une construction semblable à un palais, entourée de maisons des étrangers où existent des lieux de réunion et des lieux de divertissement. (5) Les vers se trouvent dans l’Histoire des califes de al-Suyūṭī (p. 332), qui a aussi rapporté trois d’entre eux dans al-Jalīs al-Ṣāliḥ (t. 1, p. 278). (6) «الدملج» : le nœud.
وهذا خلاف ما ذكره كذَبة الروافض عنه من أنه شَمِت بهم، واشتفى بقتلهم، وأنه أنشد ذاكرًا وآثرًا ابن الزِّبعرى المتقدم ذكره. وقال أبو بكر محمد بن خلف بن المَرْزبان بن بسام: حدّثني محمد بن القاسم، سمعت الأصمعي يقول: سمعت هارون الرشيد ينشد ليزيد بن معاوية: إنَّها بينَ عامرِ بنِ لُؤَيٍّ … حينَ تَنْمي وبينَ عبدِ مَنَافِ ولهَا في الطَّيِّبينَ جدودٌ … ثمَّ نالتْ مكارمَ الأخلافِ بنت عمِّ النَّبيِّ أكرم مَنْ يَمـ … ــشي بنعلٍ على التُّرابِ وحافي لَنْ تراها علَى التبدُّلِ والغِلـ … ـــظةِ إلَّا كَدُرَّةِ الأَصْدافِ وقال الزبير بن بكار: أنشدني عمي مصعب ليزيد بن معاوية بن أبي سفيان: آبَ هذا الهمُ فاكْتَنَعَا (١) … ثمَّ مرَّ النَّومُ فامْتَنَعَا راعِيًا للنَّجم أَرْقُبُهُ … فإذَا ما كوكبٌ طَلَعا حامَ حتَّى إنَّني لأَرى … أنَّهُ بالغَوْرِ قَدْ وَقَعا ولهَا بالماطِرونِ (٢) إذا … أكلَ النَّملُ الذي جَمَعا نُزْهَةٌ حتَّى إذا بَلَغَتْ … نَزَلَتْ من جِلِّقٍ (٣) بِيَعَا في قبابٍ وَسْطَ دَسْكَرَةٍ (٤) … حولَها الزيتونُ قد يَنَعا (٥) [ومن شعره: وقائلةٍ لي حينَ شبَّهْتُ وجهَها … ببدر الدُّجى يومًا وقد ضاقَ مَنْهَجي تُشبِّهُني بالبدرِ هذا تناقصٌ … بقَدْري ولكنْ لستُ أوَّلَ مَنْ هُجي ألمْ تَرَ أنَّ البدرَ عند كمالِهِ … إذا بلغَ التَّشبيه عادَ كدُمْلجي (٦)
(١) تحرفت هذه اللفظة في المطبوع إلى: فاكتنفا وشرحها محققو طبعة دار الكتب العلمية على ذلك. قلت: البيت من شواهد اللسان: مادة (كنع). وقوله: اكتنع، يعني: حضر. (٢) تحرفت في المطبوع إلى: بالمطارونَ وقال محققو طبعة دار الكتب العلمية: المطارون: موضع بالشام. قلت: ليس هنالك موضع اسمه المطارون، لكن الصحيح ما أثبتناه في النسختين أ وب، وقد أورده ياقوت في معجمه (٥/ ٤٢) وقال: موضع بالشام قرب دمشق، ومن شروطه أن يلزم الواو وتعرب نونه. ثم ذكر الأبيات. (٣) تحرفت في المطبوع إلى: خلق. (٤) "الدسكرة": بناء كالقصر حوله بيوت للأعاجم يكون فيها الراب والملاهي. (٥) الأبيات في تاريخ الخلفاء للسيوطي (ص ٣٣٢) وقد أورد الجَريري ثلاثة منها في الجليس الصالح (١/ ٢٧٨). (٦) "الدملج": العقد.

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