L’histoire de Job (Ayyub) — sur lui la paix.
Ibn Ishaq (1) a déclaré qu’il était un homme de souche romaine, et qu’il s’agissait d’Ayyub fils de Mûṣ fils de Râziḥ fils d’al-‘Îs fils d’Ishaq fils d’Ibrahim al-Khalil. D’autres ont également rapporté qu’il était Ayyub fils de Mûṣ fils de Ra‘wîl fils d’al-‘Îs fils d’Ishaq fils de Ya‘qûb. Il a par ailleurs été mentionné d’autres versions à propos de sa généalogie.
Ibn ‘Asâkir (2) a rapporté que sa mère aurait pu être la fille de Loth — sur lui la paix. D’autres (3) ont soutenu que son père était parmi ceux qui crurent en Ibrahim — sur lui la paix — le jour où il fut jeté dans le feu, sans être brûlé. Toutefois, le récit le plus connu est le premier, c’est-à-dire qu’Ayyub descendait bien d’Ibrahim, comme nous l’avons établi au sujet de la parole divine : « Et (Nous avons accordé) à sa descendance (celle d’Ibrahim) : Dâwud, Sulaymân, Ayyub, Youssouf, Moussa et Hâroûn » [Al-An‘âm, 84], et les versets qui suivent, en expliquant que le pronom renvoie à Ibrahim plutôt qu’à Noé — que la paix soit sur lui.
Il fait partie des prophètes clairement désignés comme ayant reçu la révélation dans la sourate An-Nisâ’, lorsque Dieu — exalté soit-Il — dit : « En vérité, Nous t’avons révélé (ce que Nous t’avons révélé), comme Nous l’avions révélé à Noé et aux prophètes après lui ; Nous avons révélé à Ibrahim, Isma‘il, Ishaq, Ya‘qûb, aux Tribus, à ‘Isa, à Ayyub… » [An-Nisâ’, 163]. L’opinion correcte est qu’il provient de la lignée d’al-‘Îs fils d’Ishaq.
Quant à son épouse, certains affirment qu’elle s’appelait (4) « Liya », fille de Ya‘qûb. D’autres avancent qu’elle se nommait « Rahma », fille d’Ephraïm, ou encore qu’elle se nommait « Munsha » (5), fille de Youssouf fils de Ya‘qûb. C’est cette dernière version qui est la plus connue. C’est pourquoi nous la rappelons ici, avant d’enchaîner, si Dieu le veut, sur l’évocation des prophètes des Enfants d’Israël. C’est en Lui que nous plaçons notre confiance et c’est de Lui que nous tirons notre force.
Dieu — exalté soit-Il — dit : « Et [souviens-toi de] Ayyub lorsqu’il invoqua son Seigneur : “Le mal m’a touché, et Tu es le plus Miséricordieux des miséricordieux.” Nous avons alors exaucé son appel, Nous l’avons délivré du mal qui pesait sur lui, et Nous lui avons rendu sa famille ainsi qu’un nombre équivalent, par miséricorde de Notre part et en rappel pour ceux qui [Nous] adorent » [Al-Anbiyâ’, 83-84].
Dieu — exalté soit-Il — dit aussi dans la sourate Sâd : « Et rappelle-toi Notre serviteur Ayyub lorsqu’il invoqua son Seigneur : “Le Diable m’a infligé peine et tourment.” [Il lui fut ordonné :] “Frappe [la terre] de ton pied ; voici une eau fraîche pour te laver et à boire.” Nous lui avons alors rendu sa famille ainsi qu’un nombre équivalent, par miséricorde de Notre part et en rappel à ceux qui sont doués de raison. [Nous lui dîmes :] “Prends dans ta main un faisceau [de branches] et frappe avec cela, sans manquer à ton serment.” En vérité, Nous l’avons trouvé endurant : quel excellent serviteur ! Il ne cessait de revenir [vers Nous]. » [Sâd, 41-44].
Ibn ‘Asâkir (6) a également rapporté, d’après al-Kalbî, que ce dernier a dit : « Le premier prophète envoyé fut Idrîs, puis vint Noé, puis… »