Un brasier (1) de feu était sur le point de m’atteindre (2), alors le Messager de Dieu (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) se tourna vers moi et dit : « Ô Shayba, approche ! » Je m’approchai donc de lui, et il posa sa main sur ma poitrine en disant : « Ô Seigneur, protège-le contre Satan. » Il dit : « Par Dieu, il n’avait pas encore retiré sa main que, ce jour-là, il m’était plus cher que mon ouïe et ma vue. Puis il me dit : “Va et combats.” » Il poursuivit : « Je m’avançai donc vers l’ennemi, et par Dieu, si mon père avait été en vie et s’était trouvé là, je l’aurais tué. Lorsque les gens se sont repliés, il me dit : “Ô Shayba ! Ce que Dieu a voulu pour toi est meilleur que ce que tu avais envisagé pour toi-même.” Puis il me raconta tout ce que j’avais dans le cœur, dont personne n’avait connaissance excepté Dieu (Très-Haut). Alors j’attestai et je dis : “Je demande pardon à Dieu.” Il répondit : “Que Dieu te pardonne.” (3)
Après ‘Uthmân ibn Talha, il obtint la garde de la Ka‘ba (hijâba). Celle-ci resta confiée à ses descendants et à sa famille jusqu’à ce jour. C’est à lui que se rattachent les Banû Shayba, qui sont les gardiens de la Ka‘ba. Khalifa ibn Khayyât (4) et d’autres ont rapporté qu’il mourut en l’an cinquante-neuf. Muhammad ibn Sa‘d (5) a dit qu’il vécut jusqu’à l’époque de Yazîd ibn Mu‘âwiya. Ibn al-Jawzî, dans “Al-Muntazam”, indique qu’il mourut cette même année.
‘Abd al-Muttalib ibn Rabî‘a (6) ibn al-Hârith, petit-fils d’Abd al-Muttalib ibn Hâshim, était un Compagnon (Sahâbî). Il s’établit à Damas où il possédait une demeure, et à sa mort, il fit testament auprès de Yazîd ibn Mu‘âwiya – qui était alors le commandant des croyants.
Al-Walîd ibn ‘Uqba (7) ibn Abî Mu‘ayt, de son nom Abân (8) ibn Abî ‘Amr Dhakwân ibn Umayya ibn ‘Abd Shams ibn ‘Abd Manâf ibn Qusayy, Abû Wahb, était un Qurayshite de la branche ‘Abshamî.