Hamza ibn ‘Amr interrogea le Messager de Dieu (ﷺ) en disant : « Je jeûne très souvent ; dois-je jeûner en voyage ? » Il lui répondit : « Si tu le souhaites, alors jeûne, et si tu le souhaites, alors mange. » (1)
Il assista à la conquête du Shâm (Grande Syrie) et fut celui qui porta la bonne nouvelle à as-Siddîq le jour d’Ajnadayn. Al-Wâqidî a rapporté qu’il fut aussi celui qui annonça à Ka‘b ibn Mâlik que Dieu avait agréé son repentir, et Ka‘b lui donna ses deux vêtements. Al-Bukhârî a rapporté dans son « Târikh » (2), avec une bonne chaîne de transmission, qu’il dit : « Nous étions avec le Messager de Dieu (ﷺ), une nuit obscure, et mes doigts se mirent à briller, de sorte que je pus rassembler grâce à leur clarté tout ce que le groupe possédait comme affaires. » Tous s’accordent pour dire qu’il mourut cette année-là, c’est-à-dire en l’an soixante et un.
Shayba ibn ‘Uthmân ibn Abî Talha (3), de la tribu ‘Abdarî, était le gardien de la Ka‘ba et en détenait la clé. Son père avait été tué par ‘Alî ibn Abî Tâlib à la bataille de Uhud, alors qu’il était encore mécréant. Shayba embrassa l’islam le jour de la Conquête de La Mecque, et il assista à la bataille de Hunayn tout en ayant encore quelque doute au fond de lui. Il avait même l’intention de tuer le Messager de Dieu (ﷺ). Mais Dieu en informa Son Messager, qui l’avertit de ce projet. Il se soumit alors sincèrement et son islam se raffermit ; il combattit ce jour-là et fit preuve de patience parmi ceux qui résistèrent.
Al-Wâqidî rapporte d’après ses maîtres que Shayba disait : « Je me disais : “Par Dieu, même si tout le monde croyait en Muhammad, moi je ne croirais pas en lui.” Puis, lorsque La Mecque fut conquise et qu’il se dirigea vers Hawâzin, je fis route avec lui, espérant trouver l’occasion de venger toute la Quraych en m’en prenant à lui. » Il raconta : « Un jour, dans la mêlée, le Messager de Dieu (ﷺ) mit pied à terre et descendit de sa mule. Je m’approchai de lui et dégainai mon épée pour le frapper ; mais elle m’échappa. »