Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Ensuite, les compagnons de Husayn combattirent devant lui jusqu’à périr en totalité, et il ne resta plus que Souwayd ibn ‘Amr ibn Abî al-Muta‘ al-Khath‘amî.

Le premier tué parmi les proches de Husayn issus des Banû Abî Tâlib fut ‘Alî al-Akbar, fils de Husayn ibn ‘Alî. Sa mère était Laylâ bint Abî Murra ibn ‘Urwa ibn Mas‘ûd al-Thaqafî. Murrat ibn Munqidh ibn al-Nu‘mân al-‘Abdî le poignarda et le tua parce qu’il protégeait son père et se dressait pour le défendre.

Alors ‘Alî ibn al-Husayn déclama :
« Je suis ‘Alî, fils d’al-Husayn, fils de ‘Alî ;
Par la Maison de Dieu, nous sommes les plus proches du Prophète.
Par Dieu, le fils du bâtard ne régnera pas sur nous.
Vous verrez aujourd’hui comment je défends mon père. »

Quand Murra le frappa de sa lance, des hommes l’encerclèrent et le taillèrent en pièces à coups d’épée. Husayn dit alors : « Qu’Allah extermine les gens qui t’ont tué, ô mon enfant ! Comme ils sont hardis envers Dieu et prompts à violer Ses interdits ! Qu’importe désormais la vie après toi ! »

On rapporte qu’une jeune femme, dont la beauté resplendissait tel le soleil, sortit en s’écriant : « Ô mon frère ! Ô fils de mon frère ! » C’était Zaynab bint ‘Alî, fille de Fâtima ; elle se jeta sur lui alors qu’il gisait, frappé à mort. Husayn arriva, la prit par la main et la fit entrer sous la tente. Il ordonna ensuite qu’on transporte son corps de là jusqu’à lui, près de son propre pavillon (1).

Puis ‘Abd Allâh ibn Muslim ibn ‘Aqîl fut tué, puis ‘Awn et Muhammad, fils d’Abd Allâh ibn Ja‘far, puis ‘Abd al-Rahmân et Ja‘far, fils de ‘Aqîl ibn Abî Tâlib. Ensuite, al-Qâsim ibn al-Hasan ibn ‘Alî ibn Abî Tâlib fut tué.

Abû Mikhnaf raconte : « Fudayl ibn Khadîj al-Kindî m’a rapporté que Yazîd ibn Ziyâd – c’était un archer, surnommé Abû al-Sha‘thâ’ al-Kinânî de la tribu des Banû Bahdala – s’agenouilla devant Husayn et décocha cent flèches : seules cinq d’entre elles tombèrent à terre. Lorsqu’il eut terminé, il déclara : “Il m’apparaît que j’ai atteint cinq personnes. Je suis Yazîd, je suis l’Émigré, plus vaillant qu’un lion robuste et imposant. Ô mon Seigneur (2), je suis partisan de Husayn et je renie, j’abandonne le fils de Sa‘d.” » (3)

On raconte aussi que Husayn demeura seul pendant un long moment de la journée. Quiconque s’approchait de lui se retirait, car nul ne voulait être celui qui le tuerait, jusqu’à ce que

= Shammar ibn Dhī al-Jawshan, puis Shammar s’est précipité sur les compagnons d’al-Husayn en disant : « Laissez les ennemis de Dieu, laissez Shammar… » Il les frappait de son épée sans lâcher prise. (1) Le récit se trouve dans l’Histoire d’al-Tabarī (5/446), dans les Maqātil al-Ṭālibiyyīn (p. 76-77) et chez Ibn al-Athīr (4/74). Cela diffère de ce qu’en rapporte Zayn al-ʿĀbidīn. (2) Dans l’édition imprimée, il est écrit : « b-r-b ». (3) Le récit, dans son intégralité, a été omis dans « b ». Al-Tabarī l’a rapporté dans son Histoire (5/445) avec quelques variations dans certains vers de poésie.
ثم قاتل أصحاب الحسين بين يديه حتى تفانَوا، ولم يبق أحد إلّا سويد بن عمرو بن أبي المطاع الخَثْعمي. وكان أولَ قتيل قُتل من أهل الحسين من بني أبي طالب عليٌّ الأكبر ابن الحسين بن علي، وأمُّه ليلى بنت أبي مُرَّة بن عروة بن مسعود الثقفي، طعنه مُرَّة بن مُنْقِذ بن النعمان العَبْدي فقتله، لأنه جعل يَقي أباه، وجعل يقصد أباه، فقال علي بن الحسين: أنا عليُّ بنُ الحسينِ بنِ علي … نحنُ -وبيتِ اللَّه- أولى بالنَّبي تاللَّه لا يحكُمُ فينا ابنُ الدَّعي … كيفَ تَرَوْنَ اليومَ ستري عَنْ أَبي فلمّا طعنه مُرَّة احتوشته الرجال فقطَّعوه بأسيافهم، فقال الحسين: قتل اللَّه قومًا قتلوك يا بُنيّ، ما أجرأهم على اللَّه وعلى انتهاك محارمه؟! فعلى الدنيا بعدك العَفَاء. قال: وخرجت جارية كأنها الشمس حُسْنًا فقالت: يا أخيّاه ويابن أخيّاه! فإذا هي زينب بنت علي من فاطمة، فأكبَّت عليه وهو صريع. قال: فجاء الحسين فأخذ بيدها فأدخلها الفسطاط، وأمر به الحسين فحوِّل من هناك إلى بين يديه عند فُسطاطة (١) . ثم قُتل عبد اللَّه بن مسلم بن عَقيل، ثم قُتل عون ومحمد ابنا عبد اللَّه بن جعفر. ثم قُتل عبد الرحمن وجعفر ابنا عَقيل بن أبي طالب. ثم قُتل القاسم بن الحسن بن علي بن أبي طالب. [قال أبو مِخْنف: وحدّئني فُضيل بن خَدِيج الكندي: أن يزيد بن زياد -وكان راميًا، وهو أبو الشَّعثاء الكناني من بني بَهْدَلة- جثا على ركبتيه بين يدي الحسين، فرمى بمئة سهم ما سقط منها على الأرض خمسة أسهم. فلمّا فرغ من الرمي قال: قد تبيَّن لي أني قتلت خمسة نفر: أنا يزيدُ وأنا المُهَاجرْ … أشجعُ من ليثٍ قويٍّ حادرْ يا ربِّ (٢) إنِّي للحسين ناصرْ … ولابنِ سعدٍ تاركٌ وهاجرْ] (٣) قالوا: ومكث الحسين نهارًا طويلًا وحده لا يأتي أحد إليه إلّا رجع عنه، لا يحب أن يلي قتله، حتى
= شمر بن ذي الجوشن، ثم حمل شمر على أصحاب الحسين وهو يقول: خلوا عداة اللَّه خلوا عن شمر … يضربهم بسيفه ولا يفر (١) الخبر في تاريخ الطبري (٥/ ٤٤٦) ومقاتل الطالبيين (ص ٧٦ - ٧٧) وابن الأثير (٤/ ٧٤) وعلي هذا غير زين العابدين. (٢) وقعت في المطبوع: برب. (٣) الخبر برمته سقط من ب. وقد أورده الطبري في تاريخه (٥/ ٤٤٥) مع اختلاف ببعض ألفاظ الشعر.

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