Son ouvrage parvint au Khorasan, et un jeune homme d’origine étrangère prétendit en avoir mémorisé certaines parties, se rendant ensuite à Damas pour demander l’agrément de son auteur (1).
• De grands savants ont témoigné de la qualité et de la rigueur de ses ouvrages, ainsi que de leur diffusion parmi les gens. Adh-Dhahabî déclare ainsi : « Il possède des œuvres utiles » (2). Al-ʿAynî le confirme en disant : « Il a de nombreux ouvrages bénéfiques » (3). Ibn Hajar ajoute : « Il composa de nombreux écrits en exégèse, en histoire et en jurisprudence » et poursuit : « Ses œuvres circulèrent à travers les pays de son vivant, et les gens en bénéficièrent après sa mort » (4).
Ibn Ḥabīb déclare également : « Il écouta le savoir, le rassembla et composa. Il émerveilla les oreilles de ses fatwas et les embellit, il transmit le savoir et en fit profiter. Ses avis juridiques se répandirent au loin. Il se fit connaître par la précision et la rigueur, et la responsabilité de la science en histoire, ḥadîth et tafsîr lui revint » (5).
• Ainsi, les qualités nécessaires à la rédaction d’ouvrages et au don du savoir furent réunies chez Ibn Kathîr, qui devint l’un des plus grands savants auteurs sur des thèmes appréciés et variés, abordés avec naturel et sans affectation, guidés par le Livre et la Sunna, et qui transcendent les limites du temps pour s’adresser aux générations successives, apparaissant dans les époques ultérieures comme s’ils avaient été écrits pour elles !
Quelle grâce divine l’a favorisé lorsqu’il rassemblait la matière de ses livres ! Quelle sincérité l’a accompagné dans la formulation de ses mots et de ses phrases ! Quel souffle pur a imprégné ses pages, pour qu’il obtienne l’agrément auprès de Dieu et auprès de Ses créatures ?!
[A- Ouvrages imprimés et manuscrits]
[1 – Tafsîr al-Qur’ân al-ʿAẓîm]
Il le composa en dix volumes avant l’an 742 H à peu près (6), mais il continua à le réviser jusqu’à la fin de sa vie et y renvoyait souvent dans son livre « Al-Bidāya wa-n-Nihāya ».
Il fut publié aux frais du roi ʿAbd al-ʿAzīz – que Dieu lui fasse miséricorde – sous la révision du shaykh Rashîd Ridhâ, conjointement avec le tafsîr d’al-Baghawî, en neuf volumes, à l’imprimerie al-Manâr entre les années 1343 et 1347 H, accompagné du livre « Faḍâ’il al-Qur’ân », joint au tafsîr après qu’on l’eut retrouvé à la fin du manuscrit mecquois. Puis il fut réimprimé, indépendant de celui d’al-Baghawî, en l’an 1384 H, en quatre grands volumes d’après l’édition al-Manâr, avec des annotations rédigées par ʿAbd al-Wahhâb.