Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Les gens ne recousent pas ce qui est devenu usé, même s’ils s’efforcent de le faire… et ils ne détériorent pas ce qui a déjà été réparé (1).

L’Imam ach-Châfi‘î déclara : « Yazîd a dérobé ces deux vers (2) à al-A‘shâ. » Il mentionna ensuite qu’il (Yazîd) était entré à Damas avant la mort de son père et que celui-ci l’avait désigné par testament. C’est également ce qu’ont rapporté Ibn Isḥâq et d’autres, cependant l’avis majoritaire est que Yazîd n’entra à Damas qu’après le décès de son père et qu’il dirigea la prière des fidèles sur sa tombe, comme nous l’avons déjà exposé. Dieu est plus Savant.

Abû al-Ward al-‘Anbarî prononça cette élégie funèbre pour Ma‘âwiya (– qu'Allah soit satisfait de lui –) :
« Ne vais-je pas pleurer la disparition de Ma‘âwiya ibn Ḥarb,
Ô vous qui proclamez la rupture de l’interdit pour le mois sacré ?
Les lamentations au sujet de sa mort se sont élevées dans chaque contrée :
Elles ploient sous l’épreuve comme des flèches bandées.
Regarde ces étoiles, demeurées muettes,
Elles se lamentent sur Ma‘âwiya de Syrie. (3) »

De son côté, Ayman ibn Khuraym (4) le pleura également dans ces vers :
« Le destin a frappé les femmes du clan de Ḥarb
D’un coup qui les laissa sans voix (5).
Il a blanchi leurs noires chevelures
Et noirci leurs visages jadis éclatants.
Si tu avais vu Hind et Ramla pleurer
En se frappant les joues,
Tu aurais pleuré telle une affligée inconsolable,
Que le sort eût privée de sa seule et unique joie. »

[Note sur ses épouses et ses enfants]
Il eut ‘Abd ar-Raḥmân – dont il portait le kunya – et ‘Abd Allâh, qui était faible d’esprit. Leur mère était Fâkhiṭa bint Qaraẓa ibn [‘Abd] (6).

(1) Les vers se trouvent dans le Muḵtaṣar Tārīkh Dimashq (25/87-88) avec leur vérification dans cet ouvrage. (2) Les deux derniers vers, qui sont dans le Dīwān al-Aʿshā al-Kabīr (pp. 157, 161), proviennent d’un poème dans lequel il fait l’éloge d’Hawdha ibn ʿAlī al-Hanafī, dont le premier vers est : Bānat Suʿād wa amsā ḥabluhā inqaṭaʿa … wa iḥtallat al-ghumur fa-al-jadīn fa-al-farʿā (3) Le terme al-Shām est corrompu en al-Himām dans A.T. Le vers se trouve parmi les témoignages dans Lisān al-ʿArab et al-Tāj, à la racine (شأم). Les vers sont dans le Muḵtaṣar Tārīkh Dimashq (25/88) avec leur vérification dans cet ouvrage. (4) Les transmitteurs divergent quant à l’attribution de ces vers : ils sont attribués dans al-Ḥamāsah (2/941) et Zahr al-Ādāb (2/7) à ʿAbd Allāh ibn al-Zubayr (avec un fatḥa sur le zāy et un kasra sur le bā’ simple), al-Asadī. Dans ʿUyūn al-Akhbār (3/67) et le Muḵtaṣar Tārīkh Dimashq (20/268), ils sont attribués à Faḍālah ibn Sharīk. Dans le taʾlīq al-Amālī (p. 115) à al-Kumayt ibn Maʿrūf al-Asadī. Muḵtaṣar Tārīkh Dimashq (25/89). (5) Sa phrase : « Samadna lahu samūdan » est corrompue en A.T. en « Sajadna lahu sujūdan ». Le vers figure parmi les témoignages dans Lisān al-ʿArab et al-Tāj, à la racine (سمد). « As-Samūd » signifie l’insouciance et la distraction par rapport à quelque chose. (6) Le terme « ʿAbd » a disparu des originaux, mais a été rétabli par le passage de Nasab Quraysh : pp. 198, 204 ainsi que dans sa biographie dans Tārīkh Dimashq (6/70).
لا يرقعُ الناسُ ما أوهى وإنْ جَهَدوا … أن يَرْقعوهُ ولا يُوهُونَ ما رَقَعَا (١) وقال الشافعي: سرق يزيد هذين البيتين (٢) من الأعشى. ثم ذكر أنه دخل قبل موت أبيه دمشق، وأنه أوصى إليه. وهذا ما قاله ابن إسحاق وغير واحد، ولكن الجمهور على أن يزيد لم يدخل دمشق إلّا بعد موت أبيه، وأنه صلَّى على قبره بالناس كما قدمناه، واللَّه أعلم. وقال أبو الورد العَنْبري يرثي معاوية (رضي الله عنه) : ألَا أَنْعى معاويةَ بنَ حَرْبٍ … نعاةَ الحلِّ للشَّهرِ الحَرَام نعاهُ النَّاعياتُ بكلِّ فجٍّ … خواضع في الأَزمَّةِ كالسِّهام فهاتيكَ النُّجومُ وهنَّ خُرْسٌ … يَنُحْنَ على معاويةَ الشَّآم (٣) وقال أيمن بن خُرَيم (٤) يرثيه أيضًا: رمَى الحَدَثانُ نِسوةَ آلِ حربٍ … بمقدارٍ سَمَدْنَ لهُ سُمُودا (٥) فردَّ شُعورَهُنَّ السُّودَ بيضًا … وردَّ وجوهَهُنَّ البيضَ سُودا فإنَّكَ لو شَهِدتَ بكاءَ هندٍ … ورَمْلَةَ إذ يُصَفِّقْنَ الخُدودا بكيتَ بكاءَ مُعْوِلَةٍ قَريحٍ … أصابَ الدَّهرُ واحدَها الفَريدا [ذكر من تزوج من النساء ومن ولد له] كان له عبد الرحمن -وبه كان يُكنى- وعبد اللَّه، وكان ضعيف العقل. وأمُّهما فاختة بنت قَرَظَة بن [عبد] (٦)
(١) الأبيات في مختصر تاريخ دمشق (٢٥/ ٨٧ - ٨٨) وتخريجها فيه. (٢) يعني البيتين الأخيرين، وهما في ديوان الأعشى الكبير (ص ١٥٧، ١٦١) من قصيدة يمدح بها هوذة بن علي الحنفي، ومطلعها: بانت سعاد وأمسى حبلها انقطعا … واحتلت الغمر فالجدين فالفرعا (٣) تحرفت لفظة الشآم في أ، ط إلى: الهمام. والبيت من شواهد اللسان والتاج: مادة (شأم). والأبيات في مختصر تاريخ دمشق (٢٥/ ٨٨) وتخريجها فيه. (٤) اختلف الرواة في عزو هذه الأبيات، فقد نسبت في الحماسة (٢/ ٩٤١) وزهر الآداب (٢/ ٧) إلى عبد اللَّه بن الزَّبير -بفتح الزاي وكسر الباء الموحدة- الأسدي. وفي عيون الأخبار (٣/ ٦٧) ومختصر تاريخ دمشق (٢٠/ ٢٦٨) إلى فضالة بن شريك. وفي ذيل الأمالي (ص ١١٥) إلى الكميت بن معروف الأسدي. مختصر تاريخ دمشق (٢٥/ ٨٩). (٥) قوله: سمدن له سمودا تحرف في أ، ط إلى: سجدن له سجودا والبيت من شواهد اللسان والتاج: مادة (سمد). "والسمود": الغفلة واللهو عن الشيء. (٦) سقطت لفظه عبد من الأصول، واستدركها من نسب قريش: ص ١٩٨، ٢٠٤ ومن ترجمتها في تاريخ دمشق (٦/ ٧٠).

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