Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Et [voilà] qu’il est un proche de Muḥammad (que la prière et la paix soient sur lui). Je ne pense pas que les gens d’Irak le laisseront [en paix] sans le chasser. Si tu parviens à t’en saisir, alors pardonne-lui, car si j’avais été son compagnon, je lui aurais accordé mon pardon. Quant à Ibn az-Zubayr, c’est un fourbe retors. S’il se dresse devant toi, alors combats-le (1), à moins qu’il ne sollicite un accord de paix ; s’il le fait, accepte-le de lui. Et efforce-toi de pardonner, dans la mesure du possible, [les offenses liées au] sang de ton peuple.

La mort de Muʿāwiya survint au début du mois de Rajab de cette année-là, ainsi que l’a rapporté Hishām ibn al-Kalbī. D’autres ont dit qu’il mourut à la mi-Rajab, selon al-Wāqidī, et d’autres encore qu’il mourut un jeudi, alors qu’il restait huit jours dans ce mois, selon al-Madā’inī. Ibn Jarīr (2) a dit : « Tous s’accordent sur son décès au mois de Rajab de cette année. » La durée de son règne effectif remonte à Jumādā de l’an 41, lorsque al-Ḥasan ibn ʿAlī lui prêta allégeance à Adhruḥ (3), ce qui fait dix-neuf ans et trois mois. Il exerça auparavant son autorité sur la Syrie pendant une vingtaine d’années environ, et il existe d’autres récits à ce sujet. Il vécut soixante-treize ans – ou soixante-quinze, ou soixante-dix-huit, ou quatre-vingt-cinq ans selon d’autres versions. Le reste de ce récit sera abordé à la fin de sa biographie.

Abū as-Sukkayn (4), Zakariyyā ibn Yaḥyā, a dit : « Mon oncle paternel, Zaḥr ibn Ḥiṣn (5), m’a rapporté d’après son grand-père Ḥumayd ibn Munhab, qu’Hind bint ʿUtba était l’épouse d’al-Fākih ibn al-Mughīra al-Makhzūmī, lequel était l’un des jeunes notables de Quraych. Il possédait une demeure destinée à l’hospitalité, dans laquelle les gens entraient sans demander l’autorisation. Un jour, cette demeure était vide ; al-Fākih et Hind s’y reposaient, puis al-Fākih sortit pour s’occuper de quelque affaire. Entre-temps, un homme habitué à fréquenter la maison arriva et y entra. Lorsqu’il aperçut la femme, il s’enfuit aussitôt. Al-Fākih, le voyant sortir, se dirigea vers Hind, allongée, et la frappa du pied en disant : “Qui était cet homme qui se trouvait avec toi ?” Elle répondit : “Je n’ai vu personne, je ne me suis même pas réveillée avant que tu ne me réveilles.” Alors il lui dit : “Retourne chez ton père.” Les gens se mirent à jaser à son sujet. Son père lui dit : “Ma fille, les gens parlent beaucoup de toi. Raconte-moi donc ce qu’il en est. S’il est vrai que cet homme a commis cela à ton égard, je dépêcherai quelqu’un pour le tuer et faire taire les dires, mais s’il ment, je le traduirai devant l’un des devins du Yémen.” Hind prêta alors serment comme on le faisait à l’époque préislamique, affirmant que l’accusation portée contre elle était fausse.

ʿUtba ibn Rabīʿa dit à al-Fākih : “Ô toi ! Tu as accusé ma fille d’une faute immense [et d’un opprobre que l’on ne peut laver], et tu nous as placés dans une position humiliante devant (les tribus) arabes ! Si tu n’avais pas été de ma parenté, je t’aurais tué. Mais je te citerai devant l’un des devins du Yémen.” (7) Il nous fit donc comparaître devant l’un de ces devins. Al-Fākih partit en compagnie de quelques-uns de ses proches des Banū Makhzūm.”

(1) Pareil dans l’Histoire de Ṭabarī (5/323). Mentionné dans l’édition de Fānadh, voir là-bas. (2) Dans son Histoire (5/323-324). (3) Dans l’édition B, il est déformé en : Adrāḥ. Adhraḥ est une localité à la frontière de la région du Chām du côté de Balqa‘. Voir Maʿjam al-Buldān (1/129). (4) Déformé dans les « Uṣūl » en : « al-sukn » ; la correction provient de sa traduction dans Tahdhīb al-Kamāl (9/384) et autres. (5) Déformé dans l’édition A en : Ḥuṣayn. Ibn Ḥuṣn ici est retraduit dans Mīzān al-Iʿtidāl (2/69) et ailleurs. (6) « al-Qā’ila » : la « Ẓuhīrah », sa forme verbale : qāla yaqīl (il dit yaqīl). (7) Ce qui se trouve entre deux sièges est tombé de B.'
وقرابة من محمد ﷺ ، ولا أظن أهل العراق تاركيه حتى يخرجوه، فإن قدرتَ عليه فاصفح عنه فإني لو أني صاحبته عفوتُ عنه. وأما ابن الزبير فإنه خَبٌّ ضَبٌّ، فإن شَخَصَ لك فالبُدْ له (١) إِلَّا أن يلتمس منك صلحًا، فإن فعل فاقبل منه. واصفح عن دماء قومك ما استطعت. وكان موت معاوية لاستهلال رجب من هذه السنة، قاله هشام بن الكلبي. وقيل: للنصف منه، قاله الواقدي، وقيل: يوم الخميس لثمان بقين منه، قاله المدائني. قال ابن جرير (٢) : وأجمعوا على أنه هلك في رجب منها. وكان مدة ملكه استقلالًا من جمادى سنة إحدى وأربعين حين بايعه الحسن بن علي بأَذْرُح (٣) فذلك تسع عشرة سنة وثلاثة أشهر. وكان نائبًا في الشام عشرين سنة تقريبًا، وقيل غير ذلك. وكان عمره ثلاثًا وسبعين سنة، وقيل: خمسًا وسبعين سنة، وقيل: ثمانيًا وسبعين سنة، وقيل: خمسًا وثمانين سنة. وسيأتي بقية الكلام في ذلك في آخر ترجمته. وقال أبو السُّكين (٤) زكريا بن يحيى: حدّثني عم أبي زَحْر بن حِصْن (٥) ، عن جده حُمَيد بن مُنْهب قال: كانت هند بنت عُتبة عند الفاكِه بن المُغيرة المخزومي، وكان الفاكِهُ من فتيان قريش، وكان له بيت للضيافة يغشاه الناس من غير إذن، فخلا ذلك البيت يومًا، فاضطجع الفاكِهُ وهند فيه في وقت القائلة (٦) ، ثم خرج الفاكِهُ لبعض شأنه، وأقبل رجل ممَّن كان يغشاه، فولج البيت، فلمّا رأى المرأة فيه ولَّى هاربًا، ورآه الفاكِه وهو خارج من البيت، فأقبل إلى هند وهي مضطجعة فضربها برجله وقال: مَنْ هذا الذي كان عندك؟ فقالت: ما رأيت أحدًا ولا انتبهت حتى أنبهتني أنت، فقال لها: الحقي بأبيك. وتكلَّم فيها الناس، فقال لها أبوها: يا بنيَّة إن الناس قد أكثروا فيك القالة، فأنبئيني نبأك، فإن يكن الرجل عليك صادقًا دسست إليه من يقتله فتنقطع عنك القالة، وإنْ يكُ كاذبًا حاكمته إلى بعض كُهّان اليمن، فحلفتْ هند لأبيها بما كانوا يحلفون في الجاهلية إنه لكاذب عليها، فقال عتبة بن ربيعة للفاكِه: يا هذا إنك قد رميتَ ابنتي بأمر عظيم [وعار كبير لا يغسله الماء، وقد جعلتنا في العرب بمكان ذلَّة ومَنْقصة، ولولا أنك مني ذو قرابة لقتلتك، ولكن سأحاكمك إلى كاهن اليمن] (٧) فحاكمني إلى بعض كهّان اليمن. فخرج الفاكِه في بعض جماعة من بني مخزوم -أقاربه-
(١) مثله في تاريخ الطبري (٥/ ٣٢٣). ووردت في ط: فانبذ إليه. (٢) في تاريخه (٥/ ٣٢٣ - ٣٢٤). (٣) تحرفت في ط، ب إلى: أدرح. وأذرح: بلدة في أطراف بلاد الشام من نواحي البلقاء. معجم البلدان (١/ ١٢٩). (٤) تحرف في الأصول إلى: السكن والتصحيح من ترجمته في تهذيب الكمال (٩/ ٣٨٤) وغيره. (٥) تحرف في أ، ط إلى: حصين. وابن حصن هنا مترجم في ميزان الاعتدال (٢/ ٦٩) وغيره. (٦) "القائلة": الظهيرة، وفعله: قال يَقيل. (٧) ما بين حاصرتين سقط من ب.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies