La « qasʿa » : on nous apporta un grand plat dans lequel subsistaient des résidus (1) d’un mets, qu’il me sembla être de l’orge dont une partie avait déjà été consommée et dont il restait un peu sur les bords. Je prononçai le nom de Dieu et je me mis à en récupérer les restes, puis je mangeai jusqu’à être rassasié (2).
Al-Tabarânî a dit : « Ishâq ibn Ibrâhîm nous a rapporté qu’Abd al-Razzâq nous transmit, d’après Maʿmar, d’après Ayyûb, d’après Muhammad ibn Sîrîn, qu’Abû Hurayra avait dit à sa fille : “Ne porte pas d’or, car je crains pour toi la chaleur du Feu” (3). » Ce propos est également rapporté d’Abû Hurayra par plusieurs chaînes de transmission.
L’imam Ahmad a dit : « Hajjâj nous a rapporté que Shuʿba nous transmit, d’après Simâk ibn Harb, d’après Abû al-Rabîʿ, d’après Abû Hurayra, qui déclara : “Ces immondices détruisent votre vie d’ici-bas et celle de l’au-delà”, faisant allusion aux tentations et à ce que les gens consomment. »
At-Tabarânî a également rapporté, d’après Ibn Sîrîn, qu’Abû Hurayra raconta : « ʿUmar ibn al-Khattâb l’appela pour l’employer à une fonction, mais il refusa. Alors ʿUmar lui dit : “Refuses-tu donc de servir alors que quelqu’un de meilleur que toi l’a fait ?” – ou il dit : “Alors que quelqu’un de meilleur que toi l’a sollicité ?” Abû Hurayra demanda : “Qui donc ?” ʿUmar répondit : “Yûsuf (sur lui la paix).” Abû Hurayra répliqua : “Yûsuf est un Prophète, fils de Prophète. Quant à moi, je suis Abû Hurayra, fils de Umayma. Je crains trois choses et deux de plus.” ʿUmar lui dit : “Ne disais-tu pas cinq ?” Abû Hurayra expliqua : “Je crains de parler sans science, de juger sans patience, que l’on me frappe le dos, que l’on me saisisse mes biens et que l’on salisse mon honneur” (4). »
Saʿîd ibn Abî Hind rapporte d’après Abû Hurayra que le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) lui dit : « Ne veux-tu pas me demander de ces butins à propos desquels tes compagnons m’interrogent ? » Je répondis : « Je te demande seulement de m’enseigner ce que Dieu t’a enseigné. » Il ôta alors une nâmira (5) de mon dos et l’étendit entre lui et moi, si bien que je vis comme les poux y cheminer. Il m’instruisit, et lorsqu’il eut achevé son enseignement, il me dit : « Rassemble-la et serre-la contre toi. » Et depuis, je n’ai plus rien oublié de ce qu’il m’avait enseigné (6).
Abû ʿUthmân an-Nahdî raconta : « Je dis à Abû Hurayra : “Comment jeûnes-tu ?” Il répondit : “Je jeûne trois jours au début de chaque mois. Ainsi, s’il venait à m’arriver quoi que ce soit, j’en conserverais la récompense pour tout le mois” (7). »
Hammâd ibn Salama a rapporté, d’après Thâbit, d’après Abû ʿUthmân an-Nahdî, qu’Abû Hurayra se trouvait en voyage avec un groupe de personnes