Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

(1) Puis il déclara : « Par Dieu, ô gens de l’Islam, mon salaire auprès d’eux n’était autre qu’une simple croûte de pain dur et une montée lors d’une nuit sombre et obscure. Ensuite, Dieu me l’a donnée en mariage : je partais à cheval avec eux lorsqu’ils partaient, je les servais quand ils servaient, et je descendais quand ils descendaient. »

Ibrâhîm ibn Ya‘qûb al-Jawzjânî (2) a dit : « Al-Hajjâj ibn Nusair (3) nous a rapporté, d’après Hilâl ibn ‘Abd al-Rahmân al-Hanafî, d’après ‘Atâ’ ibn Abî Maymûnah, d’après Abû Salama, qui a dit : Abû Hurayra et Abû Dharr ont affirmé : “Acquérir un volet de science que nous apprenons nous est plus cher que mille unités de prière surérogatoire (rak‘a), et enseigner un volet de science – que nous l’appliquions ou non – nous est plus cher que cent rak‘a surérogatoires.” Ils ont également déclaré : “Nous avons entendu l’Envoyé de Dieu (ﷺ) dire : ‘Si la mort vient au chercheur de science alors qu’il est dans cette situation, il meurt en martyr.’” Et ce hadith est jugé ‘gharîb’ (rare) sous cet aspect (4).

Plusieurs transmetteurs ont rapporté qu’Abû Hurayra invoquait Dieu dans sa prosternation pour être préservé de commettre l’adultère, le vol, la mécréance ou tout péché majeur. On lui demanda : « En as-tu vraiment peur ? » Il répondit : « Comment pourrais-je être à l’abri de cela alors qu’Iblîs est encore vivant, et que Celui qui oriente les cœurs les oriente comme Il veut ? » (5)

Sa fille lui dit : « Ô père, les filles se moquent de moi en disant : “Pourquoi ton père ne t’orne-t-il pas d’or ?” » Il répondit : « Ô ma fille, dis-leur : “Mon père craint pour moi la chaleur du Feu.” » (6)

(7) Abû Hurayra a également rapporté : « Je suis allé trouver ‘Umar ibn al-Khattâb. Je suis resté debout près de lui pendant qu’il faisait des glorifications (tasbîh) après la prière, et je l’ai attendu. Lorsqu’il eut fini, je me suis approché et je lui ai dit : “Lis-moi quelques versets du Livre de Dieu.” Il répliqua : “Je ne veux rien d’autre que de la nourriture.” Il me récita alors des versets de la sourate Âl ‘Imrân. Puis, lorsqu’il arriva chez lui, il y entra et me laissa à la porte, et il tarda. Je me suis alors dit : ‘Il doit se changer, puis il me donnera de quoi manger.’ Mais je ne vis rien venir, et le temps fut long, si bien que je partis. Je rencontrai alors le Messager de Dieu (ﷺ), qui s’adressa à moi en disant : ‘Ô Abû Hurayra ! En vérité, l’odeur de ta bouche ce soir est forte, n’est-ce pas ?’ Je répondis : ‘Oui, ô Messager de Dieu. J’ai jeûné aujourd’hui et je n’ai pas encore rompu mon jeûne, et je ne trouve rien pour le rompre.’ Alors il me conduisit chez lui et appela l’une de ses servantes, une femme noire, à qui il dit : “Apporte-nous donc cet…” »

(1) Entre les deux cernes, il manque dans la version B. Le récit se trouve dans al-Ḥilya (1/379) et dans le Tārīkh d'Ibn ʿAsākir (19/123/1). (2) Dans l'édition imprimée, il est altéré en : al-Jūrjānī. (3) Dans al-Uṣūl, il est altéré en : Naṣr. Al-Ḥajjāj ibn Naṣīr est al-Fasāṭīṭī al-Qaysī, doux dans le hadith. Sa biographie et les opinions des savants à son sujet se trouvent dans Tahdhīb al-Kamāl (5/461). (4) Rapporté par Yaʿqūb dans al-Maʿrifa wa al-Tārīkh (3/397-398), parmi eux Hilāl ibn ʿAbd al-Raḥmān al-Ḥanafī qui est considéré comme munkar. Également dans Kashf al-ʾAstar ʿan Zawāʾid al-Bazzār (1/84), il est faible. (5) Tārīkh d'Ibn ʿAsākir, abrégé (29/202). (6) La même source précédente. (7) C’est à partir d’ici qu’un long saut (lacune) apparaît dans le manuscrit B, auquel nous ferons référence à sa fin. (8) « Al-Khalūf » : l’altération de l’odeur de la bouche.
إمامًا] (١) . ثم يقول: واللَّه يا أهل الإسلام إنْ كانت إجارتي معهم إلَّا على كِسْرة يابسة، وعُقْبة في ليلة غبراء مظلمة، ثم زَوَّجَنِيها اللَّه، فكنت أركب إذا ركبوا، وأخدم إذا خدموا، وأنزل إذا نزلوا. وقال إبراهيم بن يعقوب الجُوزجاني (٢) : حدَّثنا الحجّاج بن نُصَير (٣) ، حدَّثنا هلال بن عبد الرحمن الحنفي، عن عطاء بن أبي ميمونة، عن أبي سلمة قال: قال أبو هريرة وأبو ذَرّ: باب من العلم نتعلَّمه أحبُّ إلينا من ألف ركعة تطوُّعًا، وباب نعلّمه -عملنا به أو لم نعمل- أحبُّ إلينا من مئة ركعة تطوُّعًا. وقالا: سمعنا رسول اللَّه ﷺ يقول: "إذا جاء طالبَ العلمِ الموتُ وهو على هذه الحالِ ماتَ وهو شهيد" . وهذا حديث غريب في هذا الوجه (٤) . وروى غير واحد عن أبي هريرة: أنَّه كان يتعوَّذ في سجوده من أن يزني، أو يسرق، أو يكفر، أو يعمل كبيرة. فقيل له: أتخاف ذلك؟ فقال: ما يُؤمنني وإبليس حيّ، ومصرِّف القلوب يصرِّفها كيف يشاء (٥) . وقالت له ابنته: يا أبةِ إنَّ البنات يُعَيِّرنني يقلن: لمَ لا يُحلِّيك أبوك بالذهب؟ فقال: يا بنيَّة قولي لهن: إنَّ أبي يخشى عليَّ حرَّ اللهب (٦) . [وقال (٧) أبو هريرة: أتيتُ عمر بن الخطاب، فقمت له وهو يسبِّح بعد الصلاة، فانتظرته، فلمّا انصرف دنوت منه فقلت: أقرئني آياتٍ من كتاب اللَّه، قال: وما أريد إلّا الطعام، قال: فأقرأني آيات من سورة آل عمران، فلمّا بلغ أهلَه دخل وتركني على الباب، فأبطأ، فقلت: ينزع ثيابه ثم يأمر لي بطعام، فلم أَرَ شيئًا، فلمّا طال عليَّ قمتُ فمشيت، فاستقبلني رسول اللَّه ﷺ فكلَّمني فقال: "يا أبا هريرة إنَّ خُلُوفَ (٨) فمك الليلةَ لشديد" ؟ ! فقلت: أَجَل يا رسول اللَّه، لقد ظللت صائمًا وما أفطرت بعد، وما أجد ما أُفطر عليه، قال: فانطلقَ وانطلقتُ معه حتى أتى بيته، فدعا جاريةً له سوداء فقال: "آتينا بتلك
(١) ما بين حاصرتين سقط من ب. والخبر في الحلية (١/ ٣٧٩) وتاريخ ابن عساكر (١٩/ ١٢٣/ ١). (٢) تحرف في المطبوع إلى: الجورجاني. (٣) تحرف في الأصول إلى: نصر. والحجاج بن نصير: هو الفساطيطي القيسي، لين الحديث. ترجمته وأقوال العلماء فيه في تهذيب الكمال (٥/ ٤٦١). (٤) أخرجه يعقوب في المعرفة والتاريخ (٣/ ٣٩٧ - ٣٩٨) وفيه هلال بن عبد الرحمن الحنفي وهو متروك. وأيضًا في كشف الأستار عن زوائد البزار (١/ ٨٤) وهو ضعيف. (٥) تاريخ ابن عساكر، مختصره (٢٩/ ٢٠٢). (٦) المصدر السابق. (٧) من هنا يبدأ سقط طويل في النسخة ب، سنشير إليه في نهايته. (٨) "الخلوف": تغير رائحة الفم.

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