La succession des époques se poursuit.
[Nous avons déjà évoqué ce sujet de façon détaillée précédemment, en expliquant les versets et les hadiths y afférents lors de la bataille d’Al-Muraysi‘, et nous l’avons également développé dans le Livre du Tafsîr de manière suffisante et concluante, louange et gratitude à Dieu.]
(1)
Les savants s’accordent tous pour considérer comme mécréant quiconque l’accuserait après que son innocence a été établie. En ce qui concerne les autres Mères des Croyants, ils divergent quant à savoir si celui qui les accuse tombe également dans la mécréance ou non. Il existe deux opinions à ce sujet, et la plus juste est qu’il devient mécréant, car la personne accusée était l’épouse du Messager de Dieu (ﷺ), et Dieu – Exalté soit-Il – ne S’est irrité pour elle que parce qu’elle était l’épouse du Prophète (ﷺ). Dès lors, celle-ci et ses co-épouses sont égales à cet égard.
Parmi ses distinctions particulières (– paix sur lui –), il y a le fait qu’elle bénéficiait de deux tours lors du partage (des jours) : son propre tour et celui de Sawda, qui le lui céda par désir de se rapprocher du Messager de Dieu (ﷺ)
(2)
De même, il (ﷺ) est mort le jour qui lui était attribué, dans sa chambre, entre son cou et sa poitrine, et Dieu réunit son ultime souffle avec celui de ‘Aïcha dans la dernière heure de sa vie ici-bas, laquelle coïncida avec la première heure de l’au-delà. Il fut ensuite enterré dans sa chambre
(3)
L’imam Ahmad rapporte (4) : « Nous a rapporté Waki‘, d’après Ismâ‘îl, d’après Mus‘ab ibn Isḥâq ibn Ṭalḥa, d’après ‘Aïcha, qui tient du Prophète (ﷺ) :
“Ce qui m’allège (ma souffrance), c’est d’avoir vu la blancheur de la paume de ‘Aïcha au Paradis.” »
Ahmed est le seul à rapporter ce hadith. [Cela illustre à un degré extrême l’intensité de son amour, puisqu’il se trouvait réconforté en voyant la blancheur de la main de ‘Aïcha devant lui au Paradis.]
(5)
Parmi ses mérites particuliers figure le fait qu’elle soit la femme la plus savante du Prophète (ﷺ), voire la plus savante de toutes les femmes, sans exception. Az-Zouhrî a dit : « Si l’on réunissait la science de ‘Aïcha et celle de toutes les autres épouses du Prophète, ainsi que celle de toutes les femmes, la science de ‘Aïcha serait la plus éminente. »
(6)
‘Atâ’ ibn Abî Rabâḥ a dit : « ‘Aïcha était celle qui comprenait le mieux les choses, qui possédait la plus grande connaissance et qui avait la meilleure opinion concernant les affaires publiques. »
‘Urwah a déclaré : « Je n’ai jamais vu personne d’aussi versé qu’elle à la fois en fiqh, en médecine et en poésie. Et aucune femme – ni aucun homme hormis Abû Hurayra – n’a rapporté du Messager de Dieu (ﷺ) autant de hadiths qu’elle. »
Abû Mûsâ al-Ach‘arî a dit : « Jamais un hadith ne nous a embarrassés, à nous, Compagnons de Muḥammad (ﷺ), sans que nous interrogions ‘Aïcha et trouvions auprès d’elle une connaissance à ce sujet. » Rapporté par at-Tirmidhî
(7)
Abû ad-Ḍaḥhâ rapporte de Masrûq : « J’ai vu les vénérables Compagnons de Muḥammad, les plus âgés et les plus illustres, la consulter au sujet des lois successorales. »