Et ce hadith a également été rapporté par An-Nasaï (1), d’après ‘Alî ibn Ḥujr (2), d’après Hushaym, selon la même chaîne de transmission.
Parmi ceux qui sont décédés cette année-là, on compte : Umm al-Mu’minîn ‘Â’isha bint Abî Bakr aṣ-Ṣiddîq (3), [l’épouse du Messager d’Allah (ﷺ) et la plus aimée de ses femmes à ses yeux, celle qui fut innocentée depuis au-dessus des sept cieux (– paix sur lui –)] (4). Sa mère est Umm Rûmân bint ‘Âmir ibn ‘Uwaymir al-Kinâniyya. ‘Â’isha était surnommée Umm ‘Abd Allah ; on rapporte que le Messager d’Allah (ﷺ) lui aurait attribué ce surnom en référence à son neveu, ‘Abd Allah ibn Az-Zubayr. Certains disent aussi qu’elle aurait fait une fausse couche alors qu’elle était enceinte du Messager d’Allah (ﷺ) (5), et qu’il l’aurait nommée ‘Abd Allah.
Le Messager d’Allah (ﷺ) n’épousa aucune autre vierge en dehors d’elle, et la Révélation ne lui parvint dans la couche d’aucune épouse hormis la sienne. Il n’aimait aucune de ses épouses davantage qu’elle. Il l’épousa à La Mecque après le décès de Khadîja. « L’Ange lui apparut alors en rêve, tenant un morceau de soie (6), deux ou trois fois, en lui disant : “Voilà ton épouse.” » Le Prophète (ﷺ) raconte : « Je découvre alors que c’est toi et je me dis : si cela vient d’Allah, Il le fera advenir » (7). Il la demanda ensuite en mariage à son père, qui lui dit : « Ô Messager d’Allah, t’est-elle donc licite ? » Il répondit : « Oui. » Le père insista : « N’es-tu pas mon frère ? » Le Prophète (ﷺ) répliqua : « Oui, (je le suis) en islam, mais elle m’est néanmoins licite » (8). Le Messager d’Allah (ﷺ) l’épousa alors et elle fut très chère à son cœur.
Nous avons déjà mentionné cela au début de la Sîra : c’était deux ans avant l’Hégire – certains disent un an et demi, d’autres trois ans. Elle avait alors six ans, puis il consomma la noce avec elle lorsqu’elle en eut neuf, après la bataille de Badr, au mois de Shawwâl de la deuxième année de l’Hégire, et il l’aimait profondément.
Lorsque les gens de la calomnie (Ahl al-Ifk) ternirent sa réputation par le mensonge et l’affabulation, Allah prit sa défense et révéla son innocence dans dix versets du Coran, qui sont encore récités