Allah rétribue les croyants pour leurs bonnes actions, œuvrez donc sincèrement pour Lui. Quant aux mécréants, Il allège leur peine grâce à leurs bonnes actions, puis, lorsque celles-ci sont épuisées, Il déclare : « Que chacun réclame la récompense de son acte auprès de celui pour qui il a agi. » (1)
Az-Zuhri a dit : « Lorsque Sa‘d sentit sa fin approcher, il fit apporter un vieux vêtement et dit : “Enveloppez-moi dedans, car je l’ai porté le jour de Badr, lorsque j’ai affronté les polythéistes, et je l’ai spécialement conservé pour ce moment.” »
Sa‘d a également rapporté : « Nous étions avec le Messager d’Allah (que la paix et le salut soient sur lui) à La Mecque, subissant de grandes difficultés. Une nuit, je sortis pour uriner et entendis un bruit sous mon urine : c’était un morceau de peau de chameau. Je le pris, le lavai, puis je le brûlai. Je le disposai ensuite entre deux pierres pour le broyer, avant de l’avaler et de boire un peu d’eau par-dessus. Cela me permit de tenir trois jours. » (2)
Sa‘d mourut à Al-‘Aqîq, en dehors de Médine. Son corps fut transporté à Médine sur les épaules des hommes. Marwân dirigea la prière funéraire, et les Mères des Croyants qui étaient encore en vie – pieuses et vertueuses – prièrent également sur lui. Il fut inhumé au cimetière d’Al-Baqî‘. Cet événement se produisit cette année-là, en l’an cinquante-cinq de l’Hégire, date la plus répandue selon la majorité des avis, alors qu’il avait dépassé les quatre-vingts ans, selon l’opinion la plus solide.
‘Alî ibn al-Madînî a déclaré : « Il fut le dernier à décéder parmi les dix (Compagnons) promis au Paradis. » D’autres ont ajouté : « Il fut le dernier des tout premiers Émigrés (al-muhâjirûn) à mourir, qu’Allah les agrée tous. » Al-Haytham ibn ‘Adiyy mentionne quant à lui qu’il décéda en l’an cinquante. Abû Ma‘shar, Abû Nu‘aym et Qa‘nab ibn al-Muḥarrar (3) rapportent qu’il mourut en l’an cinquante-huit, et Qa‘nab (3) précise qu’au cours de cette même année moururent Al-Hasan ibn ‘Alî, ‘Â’ishah et Umm Salamah. Toutefois, la version la plus correcte demeure l’an cinquante-cinq.
Ils rapportent également que Sa‘d était de petite taille, trapu, aux mains épaisses (4), le nez aplati, doté d’une pilosité importante et qu’il teignait sa chevelure en noir (5). Son héritage s’élevait à deux cent cinquante mille.
Quant à Faḍâlah ibn ‘Ubayd al-Anṣârî al-Awsî (6), sa première bataille fut celle d’Uḥud. Il assista aussi à l’allégeance d’Al-Riḍwân, se rendit ensuite en Syrie et assura la fonction de juge à Damas sous le règne de Mu‘âwiyah, après Abû ad-Dardâ’.