Al-Humaydī a rapporté, d’après Sufyān ibn ʿUyayna, d’après ʿAmr ibn Dīnār, que Saʿd ibn Abī Waqqāṣ et Ibn ʿUmar se trouvèrent présents à Dūmat al-Jandal lors du jour des deux arbitres (yawm al-ḥakamayn).
Il est établi dans le Ṣaḥīḥ de Muslim(1) que son fils, ʿUmar, vint le trouver alors qu’il s’isolait parmi ses chameaux et lui dit : « Les gens se disputent l’autorité, et toi, tu restes ici ?! » Il répondit : « Mon fils, j’ai entendu le Messager de Dieu (ﷺ) dire : “En vérité, Dieu aime le serviteur riche, pieux et discret.” »
Ibn ʿAsākir a rapporté que certains savants mentionnèrent que son neveu, Hāshim ibn ʿUtba ibn Abī Waqqāṣ, était venu lui dire : « Ô oncle, voici cent mille épées qui te tiennent pour la personne la plus digne de ce pouvoir. » Il répondit : « Je désire, parmi ces cent mille épées, une seule épée qui, si je frappe le croyant avec, ne le blesse ni ne le coupe, et si je frappe le mécréant avec, le coupe. » [Ou il dit : « Je veux une épée qui reconnaisse le croyant de l’autre, afin de ne pas lui faire de mal. »](2)
ʿAbd al-Razzāq a dit [d’après Maʿmar](3), d’après Ibn Jurayj, qui me rapporta que Zakariyyā ibn ʿAmr déclara : Saʿd ibn Abī Waqqāṣ se rendit auprès de Muʿāwiya et demeura auprès de lui pendant le mois de Ramaḍān, raccourcissant alors la prière et rompant le jeûne(4). Selon d’autres propos, il lui prêta ensuite allégeance, et tout ce que Saʿd réclamait à Muʿāwiya, celui-ci le lui accordait.
Abū Yaʿlā(5) rapporta : « Nous raconta Zuhayr, qui nous raconta Ismāʿīl ibn ʿUlayya, d’après Ismāʿīl ibn Abī Khālid, d’après Qays ibn Abī Ḥāzim : Saʿd a dit : “Je suis le premier homme à avoir tiré une flèche dans le chemin de Dieu contre les polythéistes, et jamais le Messager de Dieu (ﷺ) n’a réuni ses père et mère pour quelqu’un avant moi. Je l’ai bien entendu dire : ‘Tire ! Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi.’” »
Aḥmad(6) a rapporté : « Nous raconta Yazīd ibn Hārūn, qui nous raconta Ismāʿīl, d’après Qays, lequel dit : “J’ai entendu Saʿd ibn Mālik dire : ‘Par Dieu, je suis le premier des Arabes à avoir décoché une flèche dans le chemin de Dieu. Nous partions en expédition et nous n’avions pour toute nourriture que les feuilles de l’arbre ḥublah et du samar(7), à tel point que l’un de nous, lorsqu’il déféquait, déposait des excréments semblables à ceux d’une brebis, sans mélange. Et maintenant, Banū Asad prétendraient me corriger au sujet de la religion ? J’aurais donc échoué, et mes actes seraient vains.’” » Shuʿbah, Wakīʿ et bien d’autres ont également rapporté ce récit d’après Ismāʿīl ibn Abī Khālid.