Saʿd ibn Abī Waqqāṣ (1) : De son nom (2) Mâlik ibn Uhayb ibn ʿAbd Manâf ibn Zuhra ibn Kilâb, également connu sous le nom d’Abû Isḥâq al-Qurashî az-Zuhrî. Il fait partie des dix à qui l’on a promis le Paradis et l’un des six membres de la shûrâ dont le Messager d’Allah (ﷺ) est décédé en étant satisfait d’eux.
Saʿd embrassa l’islam très tôt. D’après certaines sources, il avait dix-sept ans lorsqu’il se convertit. Il est rapporté dans les recueils authentiques qu’il déclara : « Personne n’a embrassé l’islam le même jour que moi. J’ai passé sept jours comme étant le tiers de l’islam (3), c’est-à-dire le septième parmi sept (4). »
Il émigra (à Médine), puis assista à la bataille de Badr et aux combats qui suivirent. Il fut le premier à décocher une flèche dans la voie d’Allah (5). Chevalier valeureux, il comptait parmi les commandants du Prophète (ﷺ).
À l’époque d’Abû Bakr aṣ-Ṣiddîq, il était hautement considéré et estimé, et il en fut de même sous ʿUmar, qui le nomma gouverneur de Koufa. C’est Saʿd qui organisa la fondation de Koufa et en expulsa les non-Arabes. Il était exaucé dans ses prières. C’est aussi lui qui conquit al-Madâʾin et remporta la victoire lors de la bataille de Jalûlâʾ (6). Il jouissait d’un grand prestige et était obéi. ʿUmar le démit de son poste à Koufa, sans qu’il fût question d’incapacité ni de trahison, mais plutôt pour des raisons d’intérêt général qu’ʿUmar avait perçues. Malgré tout, il le compta parmi les six membres de la shûrâ. Par la suite, ʿUthmân le nomma de nouveau gouverneur de Koufa avant de le révoquer à nouveau par la suite.
(1) Ṭabaqāt Ibn Saʿd (3/137 et 6/12), Nasab Quraysh (263 et autres), Ṭabaqāt Khalīfa (15, 126), Tārīkh Khalīfa (223), Musnad Aḥmad (1/168), Tārīkh al-Bukhārī al-Kabīr (4, f. 1908), al-Tārīkh al-Ṣaghīr (1/99 et autres), Thiqāt al-ʿAjlī (180), al-Maʿārif (241), Futūḥ al-Buldān (215), al-Jarḥ wa al-Taʿdīl (4/93), Thiqāt Ibn Ḥibbān (1/f. 154), Mashāhīr ʿUlamāʾ al-Amṣār (f. 10), Ḥilyat al-Awliyāʾ (1/92), al-Istīʿāb (2/606), Tārīkh Baghdād (1/144), Tārīkh Ibn ʿAsākir (7/66/b), Jāmiʿ al-ʾUṣūl (9/10), Asad al-Ghāba (2/366), Tahdhīb al-Asmāʾ wa al-Lughāt (1/213), Mukhtaṣar Tārīkh Dimashq (9/250), Tahdhīb al-Kamāl (10/309), Ṭabaqāt ʿUlamāʾ al-Ḥadīth (1/84), Siyar Aʿlām al-Nubalāʾ (1/92), Tadhkirat al-Ḥuffāẓ (1/22), Duwal al-Islām (1/40), Tārīkh al-Islām (2/281), Tadhhīb al-Tahdhīb (2/f. 11), al-Kāshif (1/280), Tajrīd Asmāʾ al-Ṣaḥāba (1, n° 2272), al-ʿIbar (1/60), Nukat al-Humyān (155), Majmaʿ al-Zawāʾid (9/153), al-ʿAqd al-Thamīn (4/537), Ghāyat al-Nihāya (1/304), al-Iṣāba (4/160), Tahdhīb al-Tahdhīb (3/483), al-Nujūm al-Zāhira (1/147), Ṭabaqāt al-Ḥuffāẓ (5), Ḥusn al-Muḥāḍara (1/205), Khulāṣat al-Khazarjī (135), Kanz al-ʿUmmaal (13/212), Shudhurāt al-Dhahab (1/256), Tahdhīb Ibn ʿAsākir (6/95).
(2) Cela signifie le nom d’Abū Waqāṣ.
(3) Rapporté par al-Bukhārī (n° 3727).
(4) Rapporté par al-Bukhārī, n° (5412).
(5) Al-Awāʾil d’Ibn Qutayba (p. 63).
(6) Aussi appelée Jallūlāʾ, la bataille a eu lieu en l’an 16 de l’Hégire, avec la victoire des musulmans. Le lieu de Jallūlāʾ se trouve aujourd’hui en Irak. Le récit de cette bataille se trouve dans le Tārīkh d’al-Ṭabarī (4/24) et les sources suivantes. Également dans le Maʿjam al-Buldān (4/156) et Bilādān al-Khilāfa al-Sharqiyya (p. 87).