On raconte qu’il s’était prosterné au point que la poussière collait à son front. Lorsqu’il mourut, on le vit en songe – et l’endroit de sa prosternation était devenu une lumière. On lui demanda : « Où est ta demeure ? » Il répondit : « Dans une demeure dont les habitants ne partent pas et ne meurent pas. » (An-Nuʿaymân ibn ʿAmr)
(1) (2) : fils de Rifāʿa ibn al-Ḥārith (3). Il assista à la bataille de Badr ainsi qu’aux suivantes.
On rapporte qu’il fut celui qu’on amenait fréquemment pour ivresse (et le Prophète — paix et salut sur lui — le fouettait) (4). Un homme s’exclama alors : « Qu’Allāh le maudisse, qu’il revient souvent ! » Le Messager d’Allāh — paix et salut sur lui — répondit : « Ne le maudis pas, car il aime Allāh et Son Messager » (5).
Sawda bint (6) Zamʿa (7), de la tribu de Quraysh (branche ʿAmir), est l’une des Mères des croyants. Le Messager d’Allāh — paix et salut sur lui — l’épousa après Khadīja. Auparavant, elle était l’épouse d’as-Sakrān ibn ʿAmr, frère de Suhayl ibn ʿAmr. Lorsqu’elle prit de l’âge, le Prophète — paix et salut sur lui — songea à la répudier. On rapporte même qu’il la répudia, et qu’elle le supplia de la maintenir parmi ses épouses en offrant sa nuit à ʿĀʾisha. Il y consentit et la conserva au sein de ses épouses. C’est alors qu’Allāh — Exalté soit-Il — révéla : « Et si une femme craint de la part de son mari insoumission ou indifférence… » (verset 128 de la sourate An-Nisā’) (8).
Sawda était douée d’une grande piété, de ferveur et de détachement. ʿĀʾisha a dit : « Il n’y a pas de femme dont j’aimerais prendre la condition si ce n’est Sawda, si ce n’était son emportement rapide qui s’apaise aussitôt » (9).