Ibn al-Jawzî rapporte dans “al-Muntaẓim” qu’il décéda cette année-là, selon l’avis de certains. D’autres affirment qu’il mourut un an auparavant, ou encore en l’an quarante-deux, et il existe d’autres avis. Dieu seul sait.
Il serait décédé à La Mecque, où il résidait après l’arbitrage, se tenant à l’écart des gens. Certains disent qu’il mourut dans un lieu appelé ath-Thawiyya, à deux milles de Koufa. Il était de petite taille, de corps frêle et “athatt” — c’est-à-dire dépourvu de barbe.
Ibn al-Jawzî mentionne également qu’au cours de cette même année mourut ʿAbd Allâh ibn al-Mughaffal al-Muzanî (1), qui comptait parmi les « pleureurs » et parmi les dix hommes qu’ʿUmar dépêcha à Baṣra pour enseigner aux gens la religion. Il fut aussi le premier à être entré dans Tustar parmi les musulmans lors de sa conquête. Toutefois, l’avis le plus sûr est celui rapporté par al-Bukhârî (2), selon Masaddad, qui indique qu’il mourut en l’an cinquante-sept (3). Ibn ʿAbd al-Barr (4) affirme qu’il mourut en l’an soixante, tandis que d’autres soutiennent l’an soixante et un. Dieu seul sait.
On raconte qu’il vit en songe, comme si le Jour de la Résurrection avait eu lieu et qu’il y avait un endroit où, une fois atteint, on était sauvé. Il essaya d’y parvenir, et on lui dit : « Désires-tu y parvenir alors que tu possèdes encore ce que tu détiens de ce bas monde ? » À son réveil, il se rendit à un sac (5) contenant beaucoup d’or — qu’il avait légitimement obtenu comme part du butin — (6) et, lorsqu’arriva le matin, il l’avait déjà distribué aux pauvres, aux nécessiteux et à ses proches.
Cette même année, ʿImrân ibn Ḥuṣayn (7), fils de ʿUbayd ibn Khalaf, Abû Nujayd al-Khuzâʿî, décéda également.