Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Ibn Lahîʿa est considéré comme faible.

L’imam Aḥmad a rapporté, par la chaîne de transmission allant de Ibn ʿUlayya à Ibn ʿAwn, d’après Nāfiʿ, qui a dit : « Ibn ʿUmar se trouvait au marché lorsque la nouvelle de Ḥujr lui parvint. Il desserra alors l’attache de son vêtement, se leva, et fut submergé par l’émotion. » (1)

L’imam Aḥmad a également rapporté, d’après ʿAffān, via Ibn ʿUlayya, d’après Ayyūb, d’après ʿAbd Allāh ibn Abī Mulayka – ou une autre source – qui a dit : « Lorsque Muʿāwiya arriva à Médine, il rendit visite à ʿĀʾisha. Celle-ci lui dit : “As-tu tué Ḥujr ?” Il répondit : “Ô Mère des Croyants, j’ai estimé que le meurtre de Ḥujr assurait le bien de la communauté – ou, dans certains récits, le bien du peuple.” Dans une autre version (2), il dit : “J’ai considéré qu’il valait mieux tuer un homme pour le bien de tous plutôt que de l’épargner en causant leur corruption.” (3)

Ḥammād ibn Salama a rapporté, d’après ʿAlī ibn Zayd, d’après Saʿīd ibn al-Musayyib, d’après Marwān ibn al-Ḥakam, qui a dit : « J’entrai en compagnie de Muʿāwiya chez la Mère des Croyants, ʿĀʾisha. Elle lui dit : “Ô Muʿāwiya, tu as tué Ḥujr et ses compagnons, et tu as agi comme tu l’as fait. Ne crains-tu pas que je ne cache un homme pour te tuer ?” Il répondit : “Non, je suis en lieu sûr ; j’ai entendu le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) dire : ‘La foi retient de tout assassinat perfide ; un croyant ne commet pas de meurtre traître.’ Ô Mère des Croyants, comment suis-je pour tout ce qui relève de tes besoins et de tes affaires ?” Elle répondit : “Tu fais bien.” Alors il dit : “Laisse-moi avec l’affaire de Ḥujr jusqu’à ce que nous comparaissions ensemble devant notre Seigneur, exalté soit-Il.” (5)”

[Dans une autre version, elle refusa de le laisser entrer et dit : “Il n’entrera jamais chez moi.” Muʿāwiya continua toutefois de la solliciter jusqu’à pouvoir accéder auprès d’elle. Elle le blâma sévèrement pour avoir tué Ḥujr, et il ne cessa de s’en expliquer jusqu’à ce qu’elle lui pardonne.] (6)

Dans un autre récit, on rapporte qu’elle le menaçait souvent et disait : “Si nos gens insensés ne nous dominaient pas, il y aurait eu, entre moi et Muʿāwiya, une affaire sérieuse au sujet de la mise à mort de Ḥujr.” Mais lorsqu’il s’excusa auprès d’elle, elle finit par l’absoudre [malgré quelques réserves, et Dieu sait mieux]. (7) (8)

(1) Sa chaîne de transmission est authentique. Il figure dans "As-Siyar" (3/466). (2) Ce qui est entre deux parenthèses est tiré uniquement de (A). (3) "As-Siyar" (3/466-467). (4) Cela est survenu dans A, édition: contre ce qui est établi par B et les sources de vérification. (5) Il a été rapporté par Ahmad dans son Musnad (4/92) et par Abū Dāwūd (2769) dans "Al-Jihād", chapitre sur l’ennemi attaqué par surprise ; il s'agit d'un hadith authentique. "Al-Fatk" signifie qu’un homme attaque un autre de manière soudaine et inattendue, lui serrant fortement jusqu’à le tuer. Sa parole : « La foi limite le fatk » signifie que la foi empêche le meurtre de la même façon qu’un lien restreint la liberté d’agir. (6) Ce qui est entre deux parenthèses ne se trouve pas dans B. (7) Ce qui est entre deux parenthèses provient uniquement de (A). Le terme "al-ighmāḍ" – comme mentionné dans "Lissan al-ʿArab" – désigne la commisération et la mansuétude. (8) Ici s’achève la biographie de Ḥujr ibn ʿAdī, et l’auteur continue à mentionner les événements de cette année, mais ce qui suivra sera désordonné – en termes d’ordre – entre les différents manuscrits, et il a retenu ce qui figure dans le manuscrit (A) car il est plus proche de la vérité.
ابن لهِيعة ضعيف. وروى الإمام أحمد، عن ابن عُلَيَّة، عن ابن عون، عن نافع قال: كان ابن عمر في السوق، فنُعي له حُجر، فأطلق حبوته وقام، وغلب عليه التَّحيب (١) . وروى الإمام أحمد أيضًا، عن عفان، عن ابن عُلَيَّة، عن أيوب، عن عبد الله بن أبي مُلَيكة - أو غيره - قال: لمّا قدم معاوية المدينة دخل على عائشة، فقالت: أقتلتَ حُجرًا؟ فقال: يا أمَّ المؤمنين [إني وجدتُ قتل حُجر فيه صلاح للأمَّة - أو قال: صلاح الناس. وفي رواية] (٢) : إني وجدت قتل رجل في صلاح الناس خيرٌ من استحيائه في فسادهم (٣) . وقال حمّاد بن سلَمة: عن علي بن زيد، عن سعيد بن المسيِّب، عن مروان بن الحكم قال: دخلت مع معاوية على أمِّ المؤمنين عائشة، فقالت: يا معاوية قتلتَ حُجرًا وأصحابَه وفعلتَ الذي فعلت، أما خشيتَ أن أخبأ لك رجلًا يقتلك؟ فقال: لا، إني في بيت أمان، سمعت رسول الله ﷺ يقول: "الإيمانُ قَيَّدَ (٤) الفَتْكَ، لا يَفْتِكُ مُؤْمن" . يا أمَّ المؤمنين كيف أنا فيما سوى ذلك من حاجاتك وأمرك؟ قالت: صالح. قال: فدعيني وحُجرًا حتى نلتقي عند ربنا – Exalté soit-Il – (٥) . [وفي رواية: أنها حجَبتْه وقالت: لا يدخل عليَّ أبدًا، فلم يزل يتلطَّف حتى دخل، فلامَتْه في قتله حُجرًا لومًا عنيفًا، فلم يزل يعتذر حتى عَذَرَتْه] (٦) . وفي رواية أخرى: أنها كانت تتوعَّدُه كثيرًا وتقول: لولا يغلبنا سفهاؤنا لكان لي ولمعاوية في قتله حُجرًا شأن. فلما اعتذر إليها عذَرَتْه [على إغماض، والله أعلم] (٧) (٨) .
(١) إسناده صحيح. وهو في السير (٣/ ٤٦٦). (٢) ما بين حاصرتين من (أ) فقط. (٣) السير (٣/ ٤٦٦ - ٤٦٧). (٤) وقعت في أ، ط: ضد وما أثبته من ب ومصادر التخريج. (٥) أخرجه أحمد في مسنده (٤/ ٩٢) وأبو داود (٢٧٦٩) في الجهاد: باب في العدو يؤتى على غرّة، وهو حديث صحيح. "والفتك": أن يأتي الرجلُ الرجلَ وهو غارّ غافل فيشد عليه فيقتله. وقوله: "الإيمان قيّد الفتك" يعني: أن الإيمان بمنع القتل كما يمنع القيد عن التصرف. (٦) ما بين حاصرتين ليس في ب. (٧) ما بين حاصرتين من (أ) فقط. والإغماض - كما جاء في اللسان - المسامحة والمساهلة. (٨) هنا تنتهي ترجمة حجر بن عدي، ويتابع المؤلف ذكر أحداث هذه السنة، لكن ما سيأتي مضطرب - من حيث الترتيب - في النسخ، وقد أثبت ما ورد في النسخة (أ) لكونه أقرب إلى الصواب.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies