Il considère qu’il est de son plein droit de tuer les meilleurs… Il possède, parmi les pires de sa communauté, un conseiller.
Ah, si seulement Hujr était mort d’une mort naturelle, sans être immolé comme on immole le chameau.
Les tyrans se sont arrogé toute puissance après Hujr, et ils ont trouvé agréable le Khawarnaq et le Saddir.
(1) Et le pays est devenu pour lui un désert, comme si jamais une pluie bienfaisante ne l’avait vivifié.
Ô Hujr, Hujr des Banû ‘Adî, que la sécurité et la joie soient ton partage. Je crains pour toi ce qui a causé la perte de ‘Adî, ainsi que de sept personnes à Damas qui poussaient un rugissement.
(2) Car si tu péris, tout chef de peuple passe inéluctablement de cette vie à la ruine. Que la satisfaction de Dieu t’accompagne dans ta mort, et d’abondants bienfaits t’attendent au Paradis, avec les houris.
(3) Ibn ‘Asâkir rapporte à ce sujet de nombreuses élégies.
Ya‘qûb ibn Sufyân dit (4) : « Harmalah m’a rapporté : Ibn Wahb nous a informés : Il m’a dit que Ibn Lahî‘ah m’a transmis, d’après Abû al-Aswad, le récit suivant : Mu‘âwiya entra auprès de ‘Â’isha. Elle lui demanda : “Qu’est-ce qui t’a poussé à mettre à mort les gens de ‘Adhrâ’, c’est-à-dire Hujr et ses compagnons ?” Il répondit : “Ô Mère des Croyants, j’ai vu dans leur exécution un bien pour la communauté, alors que dans leur survie, il y aurait eu pour elle la corruption.” Elle lui rétorqua : “J’ai entendu l’Envoyé de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) dire : ‘À ‘Adhrâ’ seront tuées des personnes pour qui Dieu et les habitants du ciel se mettront en colère.’” »
Cette chaîne de transmission est faible et interrompue.
‘Abd Allâh ibn al-Mubârak a également rapporté ce hadith, d’après Ibn Lahî‘ah, d’après Abû al-Aswad, disant que ‘Â’isha avait déclaré : « Il est parvenu jusqu’à moi qu’à ‘Adhrâ’ seront tuées sept personnes (5) pour qui Dieu et les habitants du ciel se mettront en colère. »
Ya‘qûb ibn Sufyân dit encore : « [Ibn Bukayr m’a rapporté] (6) : Ibn Lahî‘ah m’a transmis, raconté par al-Hârith ibn Yazîd, d’après ‘Abd Allâh ibn Abî Razîn al-Ghâfiqî, qui a dit : “J’ai entendu ‘Alî ibn Abî Tâlib déclarer : ‘Ô gens d’Irak ! Sept hommes d’entre vous seront tués à ‘Adhrâ’, dont l’exemple est semblable à celui des Compagnons du Fossé.’” Et c’est ainsi que Hujr et ses compagnons furent mis à mort.”