On rapporta qu’il ne l’accepta pas. Et elle ne se maria point jusqu’à sa mort (1), [espérant par là être comptée parmi ses épouses] (2). C’est elle qui fut désaltérée par un seau venant du ciel lorsque les polythéistes lui interdirent l’accès à l’eau ; ils embrassèrent alors l’islam. Son nom est Ghaziyya – bien que certains disent Ghuzayla – fille de Doudan ibn ‘Amr ibn ‘Amr ibn ‘Âmir [ibn Rawâha ibn Munqidh ibn ‘Amr ibn Ma‘îs ibn ‘Âmir ibn Lu’ayy]. Elle embrassa l’islam très tôt.
J’ai trouvé chez Ibn al-Jawzî, ainsi que chez l’auteur dans son “Jâmi‘ al-Masânîd”, qu’il est rapporté que le Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) vécut maritalement avec elle lorsqu’elle s’était donnée à lui. Elle transmit des hadiths. On dit aussi que, l’ayant vue âgée, il la répudia – Dieu sait mieux. D’après l’avis le plus sûr, elle mourut cette même année (3). Ibn al-Jawzî affirme qu’elle mourut en l’an cinquante, et je ne l’ai pas vu rapporté ailleurs.
[Puis vint l’an cinquante-et-un], au cours duquel Hujr ibn ‘Adî et ses compagnons furent tués. Il s’agit de Hujr ibn ‘Adî (4) ibn Jabala ibn ‘Adî ibn Rabî‘a ibn Mu‘âwiya al-Karam (5) ibn al-Hârith ibn Mu‘âwiya ibn Thawr ibn Murti‘ ibn Kindah (6), de Koufa. On l’appelait également Hujr al-Khayr, et on le nomma Hujr ibn al-Adbar parce que son père, ‘Adî, fut poignardé alors qu’il fuyait, d’où ce surnom “al-Adbar”. [On désigne également Hujr sous le nom d’Abû ‘Abd al-Rahmân (7).] Il appartenait à la tribu de Kindah et figurait parmi les notables de Koufa.