Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Ibn ʿUlayya rapporta (1), d’après Jaʿfar ibn Muḥammad, d’après son père, qu’il dit : « Al-Ḥasan est décédé alors qu’il était âgé de quarante-sept ans. C’est également l’avis de plusieurs autres, et cela est le plus juste. L’opinion la plus répandue est qu’il mourut en l’an quarante-neuf, comme nous l’avons mentionné. » D’autres ont dit qu’il mourut en l’an cinquante, et certains ont avancé l’an cinquante et un, ou même cinquante-huit. Dieu, Gloire à Lui, sait mieux.

Il est rapporté ensuite : « Puis débuta l’année cinquante de l’Hégire. » Cette année-là, selon une version, Abū Mūsā al-Ashʿarī mourut, mais la position correcte est qu’il mourut en l’an cinquante-deux, comme on le verra. En cette année, Muʿāwiya dirigea le pèlerinage, bien que d’aucuns affirment que ce fut son fils Yazīd. Le gouverneur de Médine était alors Saʿīd ibn al-ʿĀṣ. Quant à Kūfa, Baṣra, l’Orient, Sijistān, Fārs, le Sind et l’Inde, ils étaient sous l’autorité de Ziyād.

Cette année-là, Banū Nahshal déposèrent plainte contre le poète al-Farazdaq auprès de Ziyād. Al-Farazdaq, ayant appris cela, s’enfuit à Médine. La raison en est qu’il avait offensé Muʿāwiya en le mentionnant de façon dénigrante dans l’un de ses poèmes, si bien que Ziyād le rechercha avec insistance. Al-Farazdaq gagna donc Médine en quête de protection auprès de Saʿīd ibn al-ʿĀṣ et composa, à ce sujet, plusieurs vers. Il resta à voyager entre La Mecque et Médine jusqu’à la mort de Ziyād, puis il retourna dans sa région. Ibn Jarīr a relaté en détail l’histoire de cet épisode (2).

Ibn Jarīr rapporta également au sujet des événements de cette même année, d’après al-Wāqidī, qui dit : « Maʿāwiya avait l’intention de transférer la chaire (minbar) du Messager de Dieu — paix et bénédictions de Dieu sur lui — de Médine à Damas, ainsi que le bâton [que le Prophète tenait durant son prêche], pour que Maʿāwiya puisse se tenir sur la chaire en le tenant en main. » Alors Abū Hurayra et Jābir ibn ʿAbd Allāh lui dirent : « Ô Commandeur des croyants, nous t’en supplions au Nom de Dieu, n’agis pas ainsi. Cela ne convient pas et il n’est pas permis de déplacer la chaire de l’endroit où le Messager de Dieu — paix et bénédictions de Dieu sur lui — l’a installée, ni d’emporter son bâton en dehors de Médine. » Maʿāwiya abandonna donc ce projet, mais il ajouta six degrés à la chaire [en s’en excusant auprès des gens] (3).

Al-Wāqidī rapporte ensuite qu’au temps de son califat, ʿAbd al-Malik ibn Marwān voulut faire de même. On lui expliqua alors que Maʿāwiya avait déjà souhaité agir ainsi avant de s’en rétracter et que, lorsqu’on tenta de soulever la chaire pour l’arracher, le soleil s’était éclipsé (5). ʿAbd al-Malik renonça donc à ce dessein. Lorsque al-Walīd ibn ʿAbd al-Malik effectua le pèlerinage, il voulut à son tour procéder à ce transfert, mais on lui rappela que Maʿāwiya et son père en avaient nourri le dessein avant de l’abandonner.

(1) Omis dans (ṭ). (2) Son histoire (5/241-250). (3) Omis dans (b). (4) L'expression « entre deux sièges » est omise dans (b). Le récit se trouve dans l'histoire de al-Ṭabarī (5/239). (5) Dans (ṭ) et (b) : « Khusifat » (a été éclipsé).
وقال [ابن] (١) عُلَيَّة: عن جعفر بن محمد، عن أبيه قال: توفي الحسن وهو ابن سبع وأربعين، وكذا قال غير واحد، وهو أصح. والمشهور أنه مات سنة تسع وأربعين كما ذكرنا. وقال آخرون: مات سنة خمسين. وقيل: سنة إحدى وخمسين، وقيل: ثمان وخمسين. والله أعلم سبحانه. [ثم دخلت سنة خمسين من الهجرة] في هذه السنة توفي أبو موسى الأشعري في قول، والصحيح أنه مات سنة ثنتين وخمسين كما سيأتي. وفيها حج بالناس معاوية، وقيل: ابنه يزيد. وكان نائبَ المدينة سعيدُ بن العاص، وعلى الكوفة والبصرة والمشرق وسِجِسْتان وفارس والسِّند والهند زياد. وفي هذه السنة اشتكى بنو نَهْشَل على الفرزدق إلى زياد، فهرب الفرزدق منه إلى المدينة، وكان سبب ذلك أنَّ الفرزدق هجا معاويةَ وعرَّض بذكره في قصيدة له، فتطلَّبه زياد أشدَّ الطلب، ففرَّ منه إلى المدينة، فاستجار بسعيد بن العاص، وقال في ذلك أشعارًا، ولم يزل يتردَّدُ بين مكة والمدينة حتى توفي زياد، فرجع إلى بلاده. وقد طوَّل ابن جرير (٢) قصته. وذكر ابن جرير في هذه السنة من الحوادث ما رواه الواقدي: حدّثني يحيى بن سعيد بن دينار، عن أبيه: أن معاوية كان قد عزم على تحويل منبر رسول الله ﷺ من المدينة إلى دمشق، وأن يأخذ العصا [التي كان رسول الله ﷺ يُمْسكها في يده إذا خطب] (٣) فيقف معاوية على المنبر فيمسكها، حتى قال أبو هريرة وجابر بن عبد الله: يا أمير المؤمنين! نذكِّركَ الله أن تفعل هذا، فإن هذا لا يصلح، ولا يحل أن يُحوَّل المنبر عن موضعه الذي وضعه رسول الله ﷺ فيه، وأن تخرج عصاه من المدينة. فترك ذلك معاوية، ولكن زاد في المنبر ستَّ درجات [واعتذر إلى الناس] (٤) . ثم روى الواقدي: أنَّ عبد الملك بن مروان في أيام خلافته هَمَّ بذلك وعزَم عليه، فقيل له: إن معاوية كان قد عزَم على هذا ثم تركه، وأنه لما حرّك المنبر وأراد قلعه كُسفت (٥) الشمس. فترك ذلك. ثم لما حجَّ الوليد بن عبد الملك أراد ذلك أيضًا، فقيل له: إنَّ معاوية وأباك أرادا ذلك ثم تركاه.
(١) سقط من (ط). (٢) تاريخه (٥/ ٢٤١ - ٢٥٠). (٣) سقط من (ب). (٤) ما بين حاصرتين سقط من ب. والخبر في تاريخ الطبري (٥/ ٢٣٩). (٥) في (ط) و (ب): خسفت.

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