Le juge Abû al-Faraj a dit : « Dans ce récit se trouve une sagesse et un grand profit dont tire avantage celui qui l’observe, le retient, le comprend, met son contenu en pratique, et réforme son âme en s’y conformant. Il l’éduque en revenant à ce récit, et sa plus grande utilité se manifeste lorsque l’on s’y arrête. Par ailleurs, ce qu’a rapporté le Commandeur des croyants dans le cours de ce récit, d’après le Prophète (ﷺ), est d’une telle importance qu’aucune personne sensée et instruite ne peut s’en passer, pour l’apprendre et le méditer. Est bienheureux celui qui est guidé à le recevoir, et est véritablement favorisé (1) celui qui est aidé à l’observer et à l’accepter (2). »
J’ai dit : « Cependant, la chaîne de transmission de cette tradition, ainsi que le hadith qui y figure, est faible. De plus, certains de ces propos, de par leur formulation, indiquent une anomalie évidente, si bien que cela montre qu’ils ne sont pas préservés. Et Dieu sait mieux. »
Al-Aṣmaʿî, al-ʿUtaybî, al-Madāʾinî et d’autres ont rapporté que Muʿāwiya interrogea al-Ḥasan b. ʿAlī sur des questions semblables à celles-ci ; il lui répondit plus ou moins de la même façon, mais cette version est beaucoup plus longue. Dieu sait mieux.
ʿAlī b. al-ʿAbbās al-Ṭabarānī a dit : « Sur la bague de al-Ḥasan b. ʿAlī était gravé (3) :
“Offre à ton âme toute piété que tu peux… car la mort s’abattra (4) sur toi, ô jeune homme.
Te voilà joyeux, comme si tu ne voyais point les bien-aimés de ton cœur dans les tombes et la décomposition.” »
L’imām Aḥmad a rapporté : « Muṭṭalib b. Ziyād Abū Muḥammad nous a transmis ; Muḥammad b. Abān nous a transmis ; [ce dernier dit] : al-Ḥasan b. ʿAlī s’adressa à ses fils et aux fils de son frère (5) :
“Étudiez, car vous êtes aujourd’hui les jeunes d’un peuple, et vous en serez demain les aînés. Et celui d’entre vous qui ne peut retenir par cœur, qu’il écrive.” »
Cela est rapporté par al-Bayhaqī d’après al-Ḥākim [via al-Aṣamm] (6), d’après ʿAbd Allāh b. Aḥmad, d’après son père. [Dans une autre version, il est rapporté : « Même si vous êtes les jeunes d’un peuple, il se peut que vous deveniez les aînés d’un autre. »] (7).
Muḥammad b. Saʿd a dit : « Al-Ḥasan b. Mūsā et Aḥmad b. Yūnus nous ont transmis ; ils ont dit : Zuhayr b. Muʿāwiya nous a transmis ; Abū Isḥāq nous a transmis, d’après ʿAmr b. al-Aṣamm, qui a dit : “J’ai demandé à al-Ḥasan b. ʿAlī : ‘Ces shīʿites prétendent que ʿAlī sera ressuscité [avant le Jour de la Résurrection].’ Il répondit : ‘Ils mentent, par Dieu, ces gens-là ne sont pas des shīʿites ! Si nous avions su qu’il devait revenir à la vie, nous n’aurions pas marié ses femmes ni partagé ses biens.’” (8). »