Il dit : « Qu’est-ce que la bravoure ? » Il répondit : « C’est se conformer à ses pairs. »
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Il dit : « Qu’est-ce que la gêne (kulfah) ? » Il répondit : « C’est parler de ce qui ne te regarde pas. »
Il dit : « Qu’est-ce que la gloire (majd) ? » Il répondit : « C’est donner quand on est en situation de perte et accorder son pardon à celui qui a commis une faute. »
Il dit : « Qu’est-ce que l’intelligence (ʿaql) ? » Il répondit : « C’est préserver dans son cœur tout ce qui t’est confié. »
Il dit : « Qu’est-ce que la stupidité (al-khurq) ? » Il répondit : « C’est t’opposer à ton dirigeant et élever ta parole au-dessus de la sienne. »
Il dit : « Qu’est-ce que la noblesse (as-sanāʾ) ? » Il répondit : « C’est accomplir ce qui est beau et s’éloigner de ce qui est laid. »
Il dit : « Qu’est-ce que la prudence (al-ḥazm) ? » Il répondit : « C’est une longue patience, la douceur envers les gouvernants et se prémunir des gens par la méfiance : voilà la prudence. »
Il dit : « Qu’est-ce que l’honneur (ash-sharaf) ? » Il répondit : « C’est être en harmonie avec ses frères et protéger ses voisins. »
Il dit : « Qu’est-ce que la sottise (as-safah) ? » Il répondit : « C’est suivre les choses viles et fréquenter ceux qui sont dans l’erreur. »
Il dit : « Qu’est-ce que l’insouciance (al-ghaflah) ? » Il répondit : « C’est délaisser la mosquée et obéir à celui qui corrompt. »
Il dit : « Qu’est-ce que la privation (al-ḥirmān) ? » Il répondit : « C’est refuser la part qui t’est offerte lorsqu’elle se présente à toi. »
Il dit : « Alors, qui est le maître (as-sayyid) ? » Il répondit : « C’est celui qui est insensé dans sa richesse, qui ne se soucie guère de son honneur – on l’injurie et il ne répond pas –, et qui se désole des difficultés de sa tribu : voilà le maître. »
Il raconte ensuite qu’Ali – que la paix soit sur lui – dit : « Ô mon fils, j’ai entendu le Messager de Dieu (que la paix et le salut soient sur lui) dire : “Il n’y a pas de pauvreté plus dure que l’ignorance, ni de richesse meilleure que l’intelligence, ni de solitude plus pénible que l’orgueil, ni d’alliance plus solide que la consultation, ni de raison semblable à la bonne planification, ni de noblesse égale au beau comportement, ni de piété semblable à la retenue, ni d’adoration égale à la réflexion, ni de foi semblable à la pudeur, et la tête de la foi est la patience. Le fléau de la parole est le mensonge, le fléau du savoir est l’oubli, le fléau de la sagesse est la sottise, le fléau de l’adoration est la négligence, le fléau de la bienséance est la vanité, le fléau du courage est l’injustice, le fléau de la générosité est de rappeler ses dons, le fléau de la beauté est l’arrogance, et le fléau de la noblesse d’origine est la vantardise.” »
Puis Ali ajouta : « Ô mon fils, ne prends jamais un homme que tu vois à la légère. S’il est plus âgé que toi, considère-le comme ton père. S’il a ton âge, considère-le comme ton frère. Et s’il est plus jeune que toi, considère-le comme ton fils. »