Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

« J’ai craint que tu ne te relèves de ton assoupissement et que tu ne tombes, faisant de moi le plus funeste des jeunes parmi les Arabes. Il fut séduit par cette attention de sa part et demeura auprès d’elle pendant sept jours après cela [et il la gratifia d’une récompense]. (1)

Abu Ja‘far al-Bâqir déclara : « Un homme se rendit auprès de Husayn ibn ‘Alî afin de solliciter son aide dans une affaire, mais il le trouva en retraite spirituelle (i‘tikâf). Husayn s’excusa alors auprès de lui. L’homme alla ensuite trouver Hasan, sollicita son soutien, et Hasan accomplit ce dont il avait besoin en déclarant : “Satisfaire la demande d’un frère pour la cause de Dieu m’est plus cher que de rester un mois en retraite.” »

Hushaym rapporta, d’après Mansûr, qui le tenait d’Ibn Sîrîn, que celui-ci avait dit : « Hasan ibn ‘Alî n’invitait jamais personne à sa table. Il disait : “La nourriture est trop insignifiante pour que nous convions quiconque à la consommer. [Que celui qui désire manger vienne donc manger ; nous n’avons aucun mérite à faire valoir sur personne].” » (2)

Abu Ja‘far conta : « ‘Alî dit : “Ô habitants de Kûfa, ne donnez pas vos filles en mariage à Hasan ibn ‘Alî, car il répudie souvent !”” S’éleva alors un homme de Hamdân qui répondit : “Par Dieu, nous le marierons ! S’il est satisfait, il la gardera ; s’il ne l’est pas, il la répudiera.” »

Abu Bakr al-Kharâ’itî déclara dans son ouvrage intitulé “Makârim al-Akhlâq” : « Ibrâhîm ibn al-Junayd (3) nous raconta que al-Qawârîrî nous transmit, de ‘Abd al-A‘la, d’après Hishâm, qui le tenait de Muhammad ibn Sîrîn, lequel affirma : “Hasan ibn ‘Alî épousa une femme et lui envoya cent servantes, chacune d’elles accompagnée de mille dirhams.” »

‘Abd al-Razzâq rapporta, d’après al-Thawrî, d’après ‘Abd al-Rahmân ibn ‘Abd Allâh, d’après son père, d’après Hasan ibn Sa‘d, d’après son père, que « Hasan ibn ‘Alî gratifia deux de ses femmes d’une indemnité de vingt mille (dirhams) et de quelques outres de miel. L’une d’elles — que je tiens pour être la Hanafiyya — déclara : “C’est un modeste présent de la part d’un bien-aimé qui s’en va.” »

Al-Wâqidî (4) raconta qu’‘Alî ibn ‘Umar lui avait rapporté, d’après son père, d’après ‘Alî ibn al-Husayn : « Hasan ibn ‘Alî divorçait fréquemment, et jamais il ne se séparait d’une femme sans qu’elle ne l’aime encore. »

Juwayriya ibn Asmâ’ raconta : « Lorsque Hasan décéda, Marwân ibn al-Hakam pleura lors de ses funérailles. Husayn lui dit alors : “Le pleures-tu, alors même que tu l’as fait souffrir de la sorte ?” Il répondit : “Je lui ai fait cela face à un être plus patient que cette montagne”, en montrant du doigt la montagne (5). »

(1) Entre deux parenthèses de la lettre (أ) uniquement. Le récit se trouve dans Tahdhīb al-Kamāl (6/236). (2) Entre deux parenthèses de la lettre (أ) uniquement. (3) Dans Ṭ: « Nous a rapporté Ibn al-Mundhir, c’est Ibrahim », « Nous a rapporté al-Qawārīrī ». (4) Ṭabaqāt Ibn Saʿd (1/302), la cinquième catégorie des Ṣaḥāba. (5) Sa parole : « Je faisais… » La version est incertaine dans les différentes copies, et ce que j’ai établi est ce qui est le plus proche du sens. Al-Dhahabī a également rapporté ce récit dans Sīrat al-Dhahabī (3/276) et la formulation y est : « Je faisais cela avec quelqu’un dont la patience égalait les montagnes. »
خشِيتُ أن تقوم من وَسَن النوم فتسقط فأكون أشأمَ سَخْلة على العرب. فأعجبَه ذلك منها، واستمرَّ بها سبعة أيام بعد ذلك [وأجازها بجائزة] (١) . وقال أبو جعفر الباقر: جاء رجل إلى الحسين بن علي، فاستعان به في حاجه، فوجده معتكفًا، فاعتذر إليه، فذهب إلى الحسن، فاستعان به، فقضى حاجته وقال: لَقضاءُ حاجة أخٍ لي في الله أحبُّ إليَّ من اعتكاف شهر. وقال هُشيم: عن منصور، عن ابن سِيرين قال: كان الحسن بن علي لا يدعو إلى طعامه أحدًا، يقول: إنَّ الطعام اْهونُ من أن يُدعى إليه أحد [مَنْ أراد أن يأكلَ فليأكلْ لا مِنَّةَ لنا فيه على أحد] (٢) . وقال أبو جعفر: قال علي: يا أهل الكوفة لا تزوِّجوا الحسن بن علي فإنه مِطْلاق، فقال رجل من هَمْدان: والله لنُزَوِّجنَّه، فما رضيَ أمسك، وما كره طلَّق. وقال أبو بكر الخرائطي في كتاب "مكارم الأخلاق" : حدّثنا إبراهيم بن الجُنيد (٣) ، حدّثنا القَوَاريري، حدّثنا عبد الأعلى، عن هشام، عن محمد بن سِيرين قال: تزوَّج الحسن بن علي امرأة، فبعث إليها بمئة جارية مع كلِّ جارية ألف درهم. وقال عبد الرزاق: عن الثَّوري، عن عبد الرحمن بن عبد الله، عن أبيه، عن الحسن بن سعد، عن أبيه قال: متَّع الحسن بن علي امرأتين بعشرين ألفًا وزِقَاق من عسل، فقالت إحداهما - وأراها الحنفيَّة: مَتَاعٌ قليلٌ مِنْ حَبِيب مُفارق وقال الواقدي (٤) : حدثني علي بن عمر، عن أبيه، عن علي بن الحسين قال: كان الحسن بن علي مِطْلاقًا للنساء، وكان لا يفارق امرأة إلا وهي تحبُّه. وقال جُوَيْريَةُ بن أسماء: لما مات الحسن بكى عليه مروان بن الحكم في جنازته، فقال له الحسين: أتبكيه وقد كنتَ تجرِّعه ما تجرِّعه؟ ! فقال: إني كنت أفعل ذلك إلى أحلَم من هذا، وأشار إلى الجبل (٥) .
(١) ما بين حاصرتين من (أ) فقط. والخبر في تهذيب الكمال (٦/ ٢٣٦). (٢) ما بين حاصرتين من (أ) فقط. (٣) في ط: حدثنا ابن المنذر هو إبراهيم، حدثنا القواريري. (٤) طبقات ابن سعد (١/ ٣٠٢) الطبقة الخامسة من الصحابة. (٥) قوله: إني كنت أفعل … الجبل مضطرب في النسخ، وما أثبته هو الأقرب للمعنى. وقد أورد الذهبي هذا الخبر في السير (٣/ ٢٧٦) ولفظه فيه: كنت أفعل ذلك بمن يوازن حلمه الجبال.

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