Ils ont dit : Il récitait, dans certains de ses sermons, la sourate Ibrâhîm. Chaque nuit, il récitait la sourate al-Kahf avant de se coucher, la lisant sur une tablette qu’il gardait auprès de lui dans les maisons de ses épouses ; il la récitait après être entré dans son lit, juste avant de s’endormir.
Il était doté d’une très grande générosité. Muhammad ibn Sîrîn a dit : « Il arrivait que Hasan ibn ‘Alî fasse don de cent mille (dirhams) à un seul homme. » Sa‘îd ibn ‘Abd al-‘Azîz a dit : « Hasan ibn ‘Alî entendit un homme à ses côtés qui invoquait Dieu pour qu’Il lui accorde dix mille dirhams. Il alla donc chez lui, puis lui envoya cette somme. » On raconte également que Hasan vit un jour un jeune esclave noir qui mangeait d’un pain et, de chaque bouchée qu’il prenait, en offrait une au chien qui se trouvait là. Il lui demanda : « Ô jeune homme, qu’est-ce qui t’a conduit à faire cela ? » Il répondit : « J’ai honte de manger sans rien lui donner. » Hasan lui dit : « Ne bouge pas avant que je ne revienne. » Il se rendit chez le maître de l’esclave, l’acheta ainsi que le jardin dans lequel il se trouvait, puis l’affranchit et lui offrit ce jardin. L’esclave déclara : « Ô mon maître, j’offre ce jardin à Celui qui m’en a fait don. »
Ils ont dit : Il se mariait souvent. Il ne se séparait pas de quatre femmes libres, et il les quittait fréquemment (par le divorce) puis payait leurs dots. On rapporte qu’il aurait épousé soixante-dix femmes (certains disent sept cents, d’autres mille), et il pouvait conclure le contrat de mariage pour quatre femmes en une même séance tout en en séparant quatre (1).
On raconte qu’il divorça de deux femmes le même jour, l’une appartenant aux Banû Asad, l’autre à la tribu de Fazâra, et il envoya à chacune d’elles dix mille ainsi que des outres (2) de miel. Il dit à l’un de ses serviteurs : « Écoute ce que chacune d’elles dira. » La Fazâriyya répondit : « Que Dieu le récompense en bien », et pria pour lui. Quant à l’Asadiyya, elle déclara : « Metâ‘oun qalîloun min ḥabîbin mufâriq (un maigre viatique venant d’un bien-aimé qui s’en va). » Lorsque le serviteur rapporta ces mots à Hasan, il reprit l’Asadiyya et laissa la Fazâriyya (3).
‘Alî disait aux gens de Koufa : « Ne le mariez pas, car il divorce beaucoup. » Ils répondaient : « Par Dieu, ô commandeur des croyants, même s’il nous demandait la main chaque jour, nous la lui accorderions, par amour pour le gendre de l’Envoyé de Dieu – que la prière et la paix de Dieu soient sur lui. »
On rapporte qu’il dormit avec son épouse Khawla bint Manẓûr al-Fazâriyya – et l’on a également dit : Hind bint Suhayl – sur un toit (4). Cette femme attacha la jambe de Hasan à son khalkhâl (bracelet de cheville) à l’aide de son voile. Lorsqu’il se réveilla et vit cela, il dit : « Qu’est-ce qui t’a poussée à faire cela ? » Elle répondit :