Al-Hasan ibn ‘Ali. Abu Hurayra nous rencontra et dit : « Montre-moi l’endroit où j’ai vu le Messager de Dieu (ﷺ) t’embrasser. » Alors Al-Hasan désigna son vêtement (1). Il raconta : « Il (Abu Hurayra) embrassa alors son nombril. »
Cet épisode a été rapporté en exclusivité par Ahmad. Puis il le transmit d’après Ismā‘īl ibn ‘Ulayya, d’après Ibn ‘Awn. Et Ahmad (2) a déclaré : « Nous a rapporté Hāshim ibn al-Qāsim, nous a rapporté Ḥarīz (3), d’après ‘Abd al-Raḥmān ibn Abī ‘Awf al-Jurashī, d’après Muʿāwiya, qui dit : “J’ai vu le Messager de Dieu (ﷺ) sucer sa langue – ou il a dit : sa lèvre, faisant allusion à al-Hasan ibn ‘Ali – et il n’y aura pas de châtiment pour une langue ou des lèvres qu’a sucées le Messager de Dieu (ﷺ).” » Ce hadith est rapporté uniquement par Ahmad.
Il est établi dans le Ṣaḥīḥ (authentique) d’Abū Bakra (4), et Ahmad a rapporté, d’après Jābir (5) ibn ‘Abd Allāh, que le Messager de Dieu (ﷺ) a dit : « Mon fils, celui-ci, est un seigneur. Il se peut que Dieu réconcilie par son intermédiaire deux grands groupes de musulmans. »
Ce hadith est cité dans « Dalāʾil al-Nubūwa » et il a été mentionné récemment à l’occasion de l’abandon du califat par al-Hasan au profit de Muʿāwiya. Cela se produisit exactement comme il (ﷺ) l’avait annoncé (6).
Abū Bakr al-Ṣiddīq le respectait, l’honorait, l’entourait de considération, l’aimait et aurait donné sa vie pour lui. De même pour ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb. Al-Wāqidī rapporte, d’après Mūsā ibn Muḥammad ibn Ibrāhīm ibn al-Ḥārith al-Taymī, d’après son père, que lorsque ʿUmar constitua le dīwān (registre des soldes), il affecta, à al-Hasan et al-Ḥusayn, la même somme que pour les compagnons de Badr, à savoir cinq mille (chacun).
ʿUthmān ibn ʿAffān, lui aussi, honorait al-Hasan et al-Ḥusayn et les aimait. Le jour où sa demeure fut assiégée, ʿUthmān était encerclé et al-Hasan ibn ‘Alī se trouvait auprès de lui, l’épée ceinte, se défendant pour protéger ʿUthmān. Craignant pour sa sécurité, ʿUthmān le pria instamment de regagner sa maison, afin de ménager le cœur de ‘Alī et de prévenir tout danger pour al-Hasan.
Quant à ‘Alī, il témoignait à al-Hasan un honneur exceptionnel, le magnifiait et le vénérait. Un jour, il lui dit : « Ô mon fils, ne vas-tu pas prononcer un sermon jusqu’à… »