Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Je lui prêtai toute mon attention jusqu’à ce qu’il eût terminé de parler, puis il se tourna vers l’un de ses fils présents dans l’assemblée (1) et dit : « Libère ton cousin, ensevelis ton frère et remets à sa mère cent chameaux, car elle est étrangère. » Ensuite, il tourna son regard vers son neveu et lui déclara : « En vérité, tu as amoindri ton propre nombre, rompu tes liens de parenté, désobéi à ton Seigneur et obéi à ton démon. » (2)

On raconte également que, lorsque sa fin approcha, ses fils — au nombre de trente‑deux garçons — s’assirent autour de lui. Il leur dit : « Ô mes fils, placez votre aîné à votre tête afin qu’il succède à votre père. Ne portez pas le plus jeune d’entre vous à ce rang, de peur que vos semblables ne vous méprisent. Prenez soin de votre richesse et usez‑en pour répandre la générosité, car c’est un bienfait offert par le généreux et un moyen de se passer du vil. Gardez‑vous de solliciter les gens, car c’est l’une des pires façons pour un homme de subvenir à ses besoins. Ne prononcez pas de lamentations funèbres sur moi, car le Messager de Dieu (ﷺ) n’a pas fait l’objet de telles plaintes. Enfin, ne m’enterrez pas là où les Banû Bakr ibn Wâʾil pourraient l’apprendre, car j’étais leur ennemi au temps de l’ignorance préislamique. » (4)

À ce propos, le poète (5) a dit :
« Que la paix de Dieu soit sur toi, ô Qays ibn ʿÂṣim,
ainsi que Sa miséricorde tant qu’Il voudra la déployer.
C’est le salut de celui à qui tu as accordé une générosité
qui, lorsqu’on la rappelle, emplit la bouche de louanges.
La mort de Qays n’est pas celle d’un seul homme ;
c’est plutôt l’effondrement de toute une bâtisse tribale. » (6)

[Ensuite survint l’année 48.] Cette année‑là, Abû ʿAbd al‑Raḥmân al‑Qaynî (7) passa l’hiver avec les musulmans dans la région d’Antioche [pour le jihâd] (8). La même année, ʿUqba ibn ʿÂmir mena les Égyptiens en expédition maritime, et ce fut Marwân ibn al‑Ḥakam, gouverneur de Médine, qui conduisit les gens au pèlerinage (ḥajj).

(1) Dans (T) et (B) : al-masjid (la mosquée). (2) Entre deux accents aigus seulement dans (A), ce qui est conforme à ce qui est dans al-Istiʿāb (3/1295) et Asad al-Ghābah (4/433). (3) Ainsi dans les sources originales, et dans les références de tarājim (biographies) : en effet, c’est un excellent avertissement à l’Homme noble. (4) Cette recommandation a été rapportée par Abū Ḥātim dans son livre al-Muʿammarūn wa al-Waṣāyā (p. 135), ainsi que par Ibn ʿAbd al-Barr dans al-Istiʿāb (3/1296) et Ibn al-Athīr dans Asad al-Ghābah (4/434). (5) Il s’agit de ʿAbdat ibn al-Ṭabīb, et les vers se trouvent dans al-Aghānī (21/25-26) entre autres. (6) Tel quel, ce vers figure dans toutes les sources originelles, ce qui est une erreur ; car le second hémistiche appartient à un poème de ʿAmr ibn al-ʿĀṣ, comme cela a été indiqué dans sa biographie, et il est correctement rapporté dans les sources de la biographie comme suit : Taḥiyya min awwalaytahu minka minnatan … idhā zāra ʿan Shaḥṭin bilādaka salaman (7) Dans T : « al-Qaṭbī », erreur. Voir l’explication de al-Mushtabah d’Ibn Nāṣir al-Dīn (7/181). (8) Entre deux accents aigus uniquement dans (A).
حَبْوَته حتى فرغ من كلامه، ثم التفتَ إلى ابن له في المجلس (١) فقال: أَطلِقْ عن ابن عمِّك، ووارِ أخاك، واحمل إلى أمِّه مئة من الإبل فإنها غريبة. [ثم نظر إلى ابن أخيه فقال له: لقد نقصتَ عددَك، وقطعتَ رحمَك، وعصَيتَ ربَّك، وأطعتَ شيطانك] (٢) . ويقال: إنه لمّا حضرته الوفاةُ جلس حولَه بنوه - وكانوا اثنين وثلاثين ذكرًا - فقال لهم: يا بَنيَّ سَوِّدُوا عليكم أكبرَكم تخلفوا أباكم، ولا تُسَوِّدوا أصغركم فيزدري بكم أكفاؤكم. وعليكم بالمال واصْطِناعه فإنه نعمَ ما يهبه (٣) الكريم، ويُستغنى به عن اللئيم. وإيّاكم ومسألةَ الناس فإنها من أخَسِّ مكسَبة الرجل. ولا تَنُوحوا عليَّ، فإن رسول الله ﷺ لم يُنَح عليه. ولا تَدْفنوني حيث يشعر بكرُ بن وائل فإني كنتُ أُعاديهم في الجاهليّة (٤) . وفيه يقول الشاعر (٥) : عليكَ سَلامُ اللهِ قيسَ بنَ عاصِم … ورحمتُهُ ما شاءَ أنْ يَتَرحَّما تحيَّةَ مَنْ أوليتَهُ منكَ مِنَّةً … إذا ذكرت أمثالها تملأ الفما (٦) فما كانَ قيسٌ هُلْكُهُ هُلْكَ واحدٍ … ولكنَّهُ بُنْيانُ قومٍ تَهَدَّما [ثم دخلت سنة ثمان وأربعين] فيها شتا أبو عبد الرحمن القَيْني (٧) بالمسلمين ببلاد أنطاكية [لأجل الجهاد] (٨) . وفيها غزا عُقبة بن عامر بأهل مصر البحر. وفيها حجَّ بالناس مروان بن الحكم نائبُ المدينة.
(١) في (ط) و (ب): المسجد. (٢) ما بين حاصرتين من أ فقط، وهو متفق مع ما في الاستيعاب (٣/ ١٢٩٥) وأسد الغابة (٤/ ٤٣٣). (٣) كذا في الأصول، وفي مراجع التخريج: فإنه نعم منبهة للكريم. (٤) أورد هذه الوصية أبو حاتم في كتابه المعمرون والوصايا (ص ١٣٥) وأيضًا ابن عبد البر في الاستيعاب (٣/ ١٢٩٦) وابن الأثير في أسد الغابة (٤/ ٤٣٤). (٥) هو عبدة بن الطبيب، والأبيات في الأغاني (٢١/ ٢٥ - ٢٦) وغيره. (٦) هكذا ورد هذا البيت في جميع الأصول، وهو خطأ؛ إذ أن الشطر الثاني هو من قصيدة لعمرو بن العاص كما تقدم في ترجمته، وجاء على الصواب في مصادر الترجمة على النحو الآتي: تحية من أوليته منك منة … إذا زارَ عَنْ شَحْطٍ بلادَكَ سَلما (٧) في ط: "القتبي"، خطأ. ينظر توضيح المشتبه لابن ناصر الدين (٧/ ١٨١). (٨) ما بين حاصرتين من (أ) فقط.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies