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= Par Dieu, il était visionnaire, d'une force intense, parlant avec clarté et jugeant avec justice. La science jaillissait de ses côtés, la sagesse s'exprimait de ses aspects. Il se détournait du monde et de ses attraits, trouvait réconfort dans la nuit et son obscurité. Par Dieu, il était profondément ému, doté d'une réflexion prolongée, tournant sa paume, s'adressant à lui-même. Il appréciait un vêtement court et une nourriture simple. Par Dieu, il était comme l’un des nôtres, nous approchant quand on venait à lui, répondant quand on lui demandait. Proches de lui, nous ne lui parlions pas par crainte, mais quand il souriait, c’était comme des perles ordonnées. Il honorait les gens de la religion, aimait les démunis. Le fort ne se faisait aucun espoir en sa fausseté, et le faible ne désespérait pas de sa justice. Je témoigne devant Dieu que je l'ai vu dans certaines situations, alors que la nuit avait étendu ses voiles et les étoiles s’étaient cachées, imitant dans son oratoire, tenant sa barbe, agité comme un sage en douleur, pleurant comme un triste; j’entends encore sa voix disant : « Ô notre Seigneur, ô notre Seigneur », implorant, puis disant : « Ô monde, tu t’es offerte à moi ou à moi, tu as brillé ; hélas, hélas, trompe d’autres que moi ; tu dureras trois nuits, ton âge est court, ta réunion insignifiante et ta sévérité grande. Ah, ah, du manque de provisions, de la longueur du voyage et de la solitude du chemin. » Il dit : mes larmes s’arrêtèrent sur la barbe de Muʿāwiya, sans pouvoir les retenir, et il les essuyait de son bras ; les gens s’étranglèrent de pleurs, puis il dit : c’est ainsi qu’était Abū al-Ḥasan. Comment, Ḍirār, l’as-tu trouvé ? Il répondit : c’est la douleur de celui qui égorge, aussi unique que son cœur ; sa larme ne s’arrête pas et sa tristesse ne s’apaise pas. Puis il se leva et sortit [le récit dans Mukhtaṣar Tārīkh Dimashq, vol. 11, p. 158].
Ali disait : Les trois actes les plus ardus sont : donner son droit de soi-même, se souvenir de Dieu en toute circonstance, et venir en aide au frère par le moyen des biens.
Ali disait aussi : Dieu n’a jamais accepté des gens du Coran la soumission et le silence, car Dieu est désobéi.
Ath-Thawrī a rapporté d’après ʿAmr ibn Qays que l’on disait à Ali : « Ô Prince des croyants, pourquoi ne raccommodes-tu pas ta chemise ? » Il répondit : « Le cœur s'humilie, et les croyants prennent exemple sur moi. »
Selon Ziyād ibn Mīlaḥ : Ali apporta des restes de nourriture avariée et les plaça devant eux ; ils commencèrent à manger mais sans en consommer réellement. Il dit alors : « L’Islam ne se perd pas simplement parce qu’il est ignoré, mais Quraysh a considéré cette subsistance comme légère et s’est disputée pour elle. »
Ali possédait une zibīya (sac en cuir de gazelle) dans laquelle il conservait de la farine de blé concassée qu’il buvait avec de l’eau, c’était sa nourriture pendant un mois au plus, qu’il scellait pour éviter tout mélange avec d’autres. Un homme lui reprocha ses vêtements. Il répondit : « Qu’y a-t-il à ton sujet concernant mes vêtements ? Mes habits sont plus éloignés de la vanité et plus dignes d’être suivis par le musulman. »
D’après ʿAbd Allāh ibn Sharīk racontant de son grand-père d’après Ali : on présenta un falawdhaj ; il le posa devant lui et dit : « Tu es de bon parfum, de belle couleur et agréable au goût, mais je redoute de m’habituer à ce que je ne régularise pas. »
D’après Mujammaʿ at-Taymī : Ali distribuait l’argent du Bayt al-Māl (trésor public), le balayait, y priait, le prenant pour une mosquée, dans l’espoir d’en témoigner un jour le Jour du Jugement.
L’imam… nous a raconté Wahb ibn Saʿīd, qui nous a rapporté Muhammad ibn Qays d’Ali ibn Rubayya al-Wālibī d’Ali ibn Abī Ṭālib, que son fils Ibn an-Nabbāj vint lui dire : « Ô Prince des croyants, le Bayt al-Māl est rempli de pièces jaunes et blanches. » Il dit : « Allahu akbar » puis se leva en s’appuyant sur Ibn an-Nabbāj et monta au Bayt al-Māl disant : « Ceci est mon but et mon choix ici… et ma main dirige vers lui. » Puis il appela « Ô fils de Nabbāj, appelle les partisans de Koufa » et il fut annoncé aux gens, puis il donna tout ce qui était dans le Bayt al-Māl en disant : « Ô jaunes et blancs, trompez-en d’autres », et cela jusqu’à ce qu’il ne reste aucun dinar ni dirham. Ensuite il ordonna qu’on nettoie le trésor et accomplit deux rakʿāt de prière.
At-Tabarānī rapporte : nous a raconté Abū Muslim al-Kashshī, qui nous a raconté ʿAbd al-ʿAzīz ibn al-Khaṭṭāb, qui nous a rapporté Sahl ibn Shuʿayb, d’Abū ʿAlī [...]
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= والله بعيد المدى، شديد القوى، يقول فصلًا، ويحكم عدلًا، يتفجر العلم من جوانبه، وتنطق الحكمة من نواحيه، يستوحش من الدنيا وزهرتها، ويستأنس بالليل وظلمته، كان والله غزير العبرة، طويل الفكر، يقلب كفه، ويخاطب نفسه، يعجبه من اللباس ما قصر ومن الطعام ما خثن، كان والله كأحدنا يدنينا إذا أتيناه، ويجيبنا إذا سألناه، وكنا مع قُرْبنا لا نكلمه هيبة له فإن تبسم فعن مثل اللؤلؤ المنظوم، يعظم أهل الدين، ويحب المساكين، لا يطمع القوي في باطله ولا يُيْئس الضعيف من عدله؛ فأشهد بالله لقد رأيته في بعض مواقفه، وقد أرخى الليل سدوله، وغارت نجومه، يتمثل في محرابه قابضًا على لحيته يتململ تململ السليم، ويبكي بكاء الحزين فكأني أسمعه الآن وهو يقول: يا ربنا يا ربنا، يتضرع إليه، ثم يقول للدنيا إليَّ تعرضت أم ليّ تشوَّقت هيهات هيهات غرّي غيري، قد بتتك ثلاثًا، فعمرك قصير، ومجلسك حقير، وخطرك كبير آه آه من قلة الزاد وبعد السفر ووحشة الطريق.
قال: فوكفت دموع معاوية على لحيته ما يملكها وجعل ينشفها بكمه؛ وقد اختنق القوم بالبكاء، فقال: كذلك كان أبو الحسن
(رحمه الله)
فكيف وجدك عليه يا ضرار؟ قال: وَجْدُ من ذبح أَوْحَدُها من حجرها لا ترقأ دمعتها ولا يسكن حزنها ثم قام فخرج [الخبر في مختصر تاريخ دمشق ١١/ ١٥٨].
وقال علي: أشد الأعمال ثلاثة؛ إعطاء الحق من نفسك، وذكر الله على كل حال، ومواساة الأخ في المال.
وقال علي: إن الله لم يرض من أهل القرآن بالأذعان والسكوت والله يُعصى.
وروى الثوري: عن عمرو بن قيس قال: قيل لعلي: يا أمير المؤمنين؛ لم ترقع قميصك! قال: يخشع القلب، ويقتدي بي المؤمن.
وعن زياد بن ميلح: أن عليًا أتى بشيء من خبيص فوضعه بين أيديهم فجعلوا يأكلون ولا يأكل. فقال: إن الإسلام ليس ببكر ضال، ولكن قريش رأت هذا العيش هَذًّا فتناحرت عليه.
وقد كان لعلي
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ظبية - أي جراب جلد غزال - يكلون فيه سويق ليشربه بالماء وقت القائلة هو طعامه لا يزيد عليه، وكان يختم عليه لئلا يختلط بغيره. وعاتبه رجل في لبوسه. فقال له: مالك وللبوسي إن لبوسي أبعد من الكبر وأجدر أن يقتدي بي المسلم.
وعن عبد الله بن شريك عن جده عن علي أنه أتي بفالوذج؛ فوضع بين يديه فقال: إنك طيب الريح، حسن اللون، طيب الطعم، ولكن أكره أن أعوِّد نفسي، ما لم تعتد.
وعن مجمع التيمي قال: كان علي يقسم مال بيت المال ويكنسه ويصلي فيه يتخذه مسجدًا رجاء أن يشهد له يوم القيامة.
وقال الإمام … حدَّثنا وهب بن سعيد، حدَّثنا محمد بن قيس عن علي بن ربيعة الوالبي عن علي بن أبي طالب أنه جاءه ابن النّبَّاج فقال: يا أمير المؤمنين امتلأ بيت المال من صفراء وبيضاء؛ فقال: الله أكبر فقام متوكئًا على ابن النّبّاج حتى قام على بيت المال فقال:
هذا جناي وخياره فيه … ووكل جان يده إلى فيه
يا ابن النباج عليَّ بأشياع الكوفة فنودي في الناس فأعطاه جميع ما في بيت المال وهو يقول: يا صفراء ويا بيضاء غرّي غيرها وها حتى ما بقي منه دينار ولا درهم، ثم أمر بنضحه وصلى فيه ركعتين.
وقال الطبراني: حدَّثنا أبو مسلم الكشي، حدَّثنا عبد العزيز بن الخطاب، حدَّثنا سهل بن شعيب، عن أبي علي