« Si tu te convertis à l’islam, alors elle t’appartient », puis il le fit monter sur un cheval.
Ach-Cha‘bî rapporta : « On m’informa, par celui qui l’avait vu combattre les kharijites [avec ‘Alî] le jour de Nahrawân. »
Sa‘îd ibn ‘Ubayd, d’après ‘Alî ibn Rabî‘a, raconta : « Jadda ibn Hubayra vint trouver ‘Alî et déclara : “Ô Commandeur des croyants, deux hommes se présentent à toi : l’un t’aime plus que sa propre famille et ses biens, l’autre, s’il le pouvait, t’égorgerait. Pourtant, tu rends justice à celui-ci contre celui-là ?” Alors ‘Alî le repoussa et dit : “C’est une chose qui, si elle m’appartenait, j’en disposerais, mais c’est un droit relevant de Dieu.” »
Abû l-Qâsim al-Baghawî dit : « Mon grand-père me raconta : “Nous entendîmes ‘Alî ibn Hâshim rapporter, d’après Sâlih le vendeur d’étoffes (1), selon sa grand-mère, qu’elle vit ‘Alî acheter des dattes pour un dirham et les porter dans son manteau. Quelqu’un dit alors : ‘Ô Commandeur des croyants, ne veux-tu pas que nous les portions pour toi ?’ Il répondit : ‘C’est au père de famille de porter lui-même ses provisions.’” »
D’après Abû Hâshim, d’après Zâdhân : « Lorsqu’il était calife, ‘Alî marchait seul dans les marchés, il guidait celui qui s’égarait et aidait le faible. Il passait devant les marchands et les épiciers, récitait le Coran et disait : “Telle est la vie dernière que Nous réservons à ceux qui ne veulent ni supériorité sur terre ni corruption” [Al-Qasas : 83]. Puis il ajoutait : “Ce verset fut révélé au sujet de ceux qui exercent la justice et l’humilité parmi les gouvernants et les puissants [parmi ceux qui détiennent des biens], ainsi que pour tous les autres.” »
D’après ‘Ubâda ibn Ziyâd, d’après Sâlih ibn Abî l-Aswad, d’après la parole de quelqu’un : « Il vit ‘Alî qui se déplaçait sur un âne, laissant ses jambes pendre du même côté [d’un seul côté], puis ‘Alî dit : ‘C’est moi qui ai rabaissé l’importance de ce bas monde.’ »
Yahyâ ibn Ma‘în, d’après ‘Alî ibn Al-Ja‘d, d’après Al-Hasan ibn Sâlih, raconta : « On discuta un jour des ascètes auprès de ‘Umar ibn ‘Abd Al-‘Azîz : certains nommèrent untel, d’autres un autre, alors ‘Umar ibn ‘Abd Al-‘Azîz déclara : ‘Le plus détaché de ce monde fut ‘Alî ibn Abî Tâlib.’ »
Hishâm ibn Hassân dit : « Alors que nous étions chez Al-Hasan Al-Basrî, un homme issu des Azâriqa arriva et dit : ‘Ô Abû Sa‘îd, que penses-tu de ‘Alî ibn Abî Tâlib ?’ Les joues d’Al-Hasan s’empourprèrent et il répondit : ‘Qu’Allah fasse miséricorde à ‘Alî. Il fut une flèche tirée par Dieu contre Ses ennemis. Dans la demeure du savoir, il était le plus noble et le plus proche (du Prophète) ﷺ. Il était le moine (râhib) de cette communauté ; il ne prélevait jamais injustement sur les biens de Dieu et ne négligeait pas Ses commandements. Il accorda au Coran toute l’importance de son action et de sa compréhension, si bien qu’il y trouva des jardins florissants et des repères évidents. Voilà qui était ‘Alî ibn Abî Tâlib ! Pauvre ignorant !’ »
Hushaym rapporta, d’après Yasâr (5), d’après ‘Ammâr : « Un homme raconta un propos à ‘Alî ibn Abî Tâlib que celui-ci considéra comme mensonger ; et l’homme ne se releva pas avant d’avoir perdu la vue. »