Et Harmala a rapporté : « Par l’intermédiaire d’Ibn Wahb, d’Ibn Luhayʿa et d’Ibn Hubayra, d’après ʿAbd Allâh ibn Zurayr al-Ghâfiqî, qui a dit : “Nous sommes entrés en compagnie de ʿAlî le jour de l’Aïd al-Adhâ, et il nous présenta un plat de khazîra (1). Nous lui dîmes : ‘Qu’Allâh t’améliore ta situation ! Si seulement tu nous avais servi ces canards et ces oies, car Allâh a bien multiplié les biens !’ Il répondit : ‘Ô Ibn Zurayr, j’ai entendu le Messager d’Allâh (que la paix et la bénédiction d’Allâh soient sur lui) dire : « Il n’est pas permis au calife de prélever du bien d’Allâh plus que deux écuelles : une écuelle pour qu’il mange lui et sa famille, et une écuelle qu’il place devant les gens. » (2)” ».
L’imam Ahmad (3) a dit : « Nous a rapporté Hassan et Abû Saʿîd, l’affranchi des Banû Hâshim, qui ont dit : Ibn Luhayʿa nous a rapporté, d’après ʿAbd Allâh ibn Hubayra, d’après ʿAbd Allâh ibn Zurayr, qu’il a dit : ‘Je suis entré auprès de ʿAlî ibn Abî Tâlib – dit Hassan – le jour de l’Aïd al-Adhâ. Il nous présenta alors un plat de khazîra. Nous lui dîmes : “Qu’Allâh t’améliore ta situation ! Si seulement tu nous avais servi ce canard, c’est-à-dire ces oies, car Allâh a bien multiplié les biens !” Il dit : “Ô Ibn Zurayr, j’ai entendu le Messager d’Allâh (que la paix et la bénédiction d’Allâh soient sur lui) dire : « Il n’est pas permis au calife de prélever de la richesse d’Allâh plus que deux écuelles : une écuelle qu’il mange lui et sa famille, et une écuelle qu’il place devant les gens. »” ».
Abû ʿUbayd a dit : « Nous a rapporté ʿAbbâd ibn al-ʿAwwâm, d’après Marwân ibn ʿAntara, d’après son père, qui a dit : ‘Je suis entré auprès de ʿAlî ibn Abî Tâlib à al-Khawarnaq, et il portait une simple couverture tout en grelottant de froid. Je lui dis : “Ô Commandeur des croyants, Allâh t’a accordé, à toi et à ta famille, une part dans ce bien (la trésorerie), et te voilà qui trembles de froid !” Il répondit : “Par Allâh, je ne prélèverai rien de vos biens. Cette couverture que je porte est celle avec laquelle je suis sorti de chez moi — ou a-t-il dit : de Médine.”’ Abû Nuʿaym a rapporté : ‘J’ai entendu Sufyân al-Thawrî dire : “Jamais ʿAlî n’érigea brique sur brique ni canne sur brique. On lui apportait bien une poignée de dattes provenant de Médine dans un sac (comme provision).”’
Yaʿqûb ibn Sufyân (4) a dit : « Nous a rapporté Abû Bakr al-Humaydî, qui a dit : ‘Sufyân nous a rapporté, d’après Abû Hassân (5), d’après Mujammaʿ ibn Simʿân (6) al-Taymî, qui a dit : “ʿAlî ibn Abî Tâlib sortit avec son sabre au marché et déclara : ‘Qui veut m’acheter ce sabre ? Car si j’avais quatre dirhams pour acheter un pagne, je ne le vendrais pas.’”’ »
Al-Zubayr ibn Bakkâr rapporte : « Sufyân m’a transmis, d’après Jaʿfar (pensant que c’était d’après son père), qu’ʿAlî, quand il revêtait une chemise, étendait le bras dans la manche, et tout ce qui dépassait le bout de ses doigts, il le coupait, en disant : ‘La manche ne doit pas dépasser les doigts.’ »
Abû Bakr ibn ʿAyyâsh rapporte, d’après Yazîd ibn Abî Ziyâd, d’après Muqassim, d’après Ibn ʿAbbâs : « ʿAlî acheta… »