Ô Messager d’Allah ! Il répondit : « Non ! Mais plutôt celui qui répare la sandale. » – Il avait en effet donné à ʿAlī sa sandale pour qu’il la raccommode.
L’imam al-Bayhaqī l’a rapporté (1), d’après al-Ḥākim, d’après al-Aṣamm, d’après Aḥmad ibn ʿAbd al-Jabbār, d’après Abū Muʿāwiyah, d’après al-Aʿmash, avec cette même chaîne de transmission. L’imam Aḥmad l’a également rapporté (2) d’après Wakīʿ et Ḥusayn ibn Muḥammad, d’après Fiṭr ibn Khalīfah, d’après Ismāʿīl ibn Rajāʾ, avec la même chaîne. Al-Bayhaqī le rapporte aussi par la voie d’Abū Nuʿaym, d’après Fiṭr ibn Khalīfah, d’après Ismāʿīl ibn Rajāʾ, d’après son père, d’après Abū Saʿīd. Faḍīl ibn Marzūq le rapporte aussi d’après ʿAṭiyyah, d’après Abū Saʿīd, et il est également transmis d’après ʿAlī lui-même.
Nous avons déjà présenté (3) ce ḥadīth à sa place, à propos du combat de ʿAlī contre les rebelles et les kharijites — qu’Allah soit loué —, et nous avons aussi cité le récit où ʿAlī dit à al-Zubayr : « Le Messager d’Allah (que la prière et la paix soient sur lui) t’a dit : “Tu me combattras alors que tu seras dans l’injustice.” » Al-Zubayr s’en est alors retourné le jour de la bataille du Chameau, et il fut tué après son repli dans le wādī as-Sibāʿ. Nous avons mentionné la patience, la détermination et le courage de ʿAlī lors des événements du Chameau et de Ṣiffīn, sa vaillance et son mérite à an-Nahrawān, ainsi que ce qui est rapporté sur la valeur de ceux de son groupe qui vainquirent les kharijites, d’après plusieurs ḥadīths. Nous avons également évoqué un ḥadīth transmis sous diverses chaînes provenant de ʿAlī, Abū Saʿīd et Abū Ayyūb, selon lequel le Messager d’Allah (que la prière et la paix soient sur lui) lui ordonna de combattre les mārikīn, les qāsitīn et les nākithīn, qu’ils ont expliqués comme étant respectivement les kharijites, les gens du Shām et les partisans du Chameau. Toutefois, ce ḥadīth est faible.
[Section concernant certains aspects de sa conduite juste et de sa méthode exemplaire, de ses exhortations, de ses jugements décisifs, de ses sermons complets et de ses sagesses qui parviennent aux cœurs.]
ʿAbd al-Wārith rapporta, selon Abū ʿAmr ibn al-ʿAlāʾ, selon son père Fālā, que ʿAlī prononça un sermon devant le peuple et déclara : « Ô gens ! Par Allah, en dehors de qui il n’est point de divinité, je n’ai prélevé de vos biens ni peu ni beaucoup, si ce n’est ceci. » Il sortit alors de la manche de sa chemise un petit flacon contenant du parfum. Puis il dit : « Le dihqān (avec une variante de prononciation sur la lettre dāl) me l’a offert. » Ensuite, expliquèrent-ils, il se rendit au Bayt al-Māl (Trésor public) en disant : « Prenez ! », puis il récita :
« Heureux qui possède une petite corbeille (qawsara),
De laquelle il mange quelque datte chaque jour. »
Dans une autre version, il est dit « une fois », et dans une autre : « Heureux celui qui possède une qawsara. »