[Autre hadith]
Concernant le même sujet.
Ibn ‘Adî a dit : « Abou Ya‘lâ nous a rapporté, Kâmil ibn Talha nous a rapporté, Ibn Luhay‘a nous a rapporté, Yahyâ ibn ‘Abd Allâh nous a rapporté, d’après Abou ‘Abd Ar-Rahmân Al-Hublî, d’après ‘Abd Allâh ibn ‘Amr, que le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit durant sa maladie : “Faites venir mon frère.” On lui amena Abou Bakr, mais il se détourna de lui, puis il répéta : “Faites venir mon frère.” On lui amena ‘Omar, mais il se détourna de lui encore, puis il dit : “Faites venir mon frère.” On lui amena ‘Othmân, mais il se détourna de lui. Ensuite il déclara : “Faites venir mon frère.” On fit venir ‘Alî ibn Abî Tâlib. Le Prophète le couvrit d’un tissu et se pencha sur lui. Lorsqu’il sortit de chez lui, on lui demanda : “Que t’a dit le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) ?” Il répondit : “Il m’a enseigné mille portes de savoir, dont chacune s’ouvre sur mille autres portes.””
Ibn ‘Adî ajouta : “Ce hadith est désapprouvé (munkar). Il se peut que la source du problème soit Ibn Luhay‘a, car il exagère énormément dans le chiisme ; les imams l’ont critiqué et l’ont déclaré faible. Dieu est plus savant.”
[Autre hadith]
Ibn ‘Asâkir (1) a dit : “Abou ‘Alî Al-Maqri’ (2) nous a rapporté, Abou Na‘îm Al-Hâfidh nous a informés, Abou Ahmad Al-Ghatrifî nous a rapporté, Abou Al-Husayn ibn Abî Muqâtil nous a rapporté, Muhammad ibn ‘Ubaid ibn ‘Utba nous a rapporté, Muhammad ibn ‘Alî Al-Wahbî Al-Kûfî nous a rapporté, Ahmad ibn ‘Imrân ibn Salama – qui était digne de confiance, intègre et fiable – nous a rapporté, d’après Sufyân Ath-Thawrî, d’après Mansour, d’après Ibrâhîm, d’après ‘Alqama, d’après ‘Abd Allâh, qui a dit : ‘J’étais auprès du Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) et on l’interrogea au sujet de ‘Alî. Il répondit : “La sagesse fut partagée en dix parties : on en donna neuf à ‘Alî et aux gens un seul.”’””
Al-Hâfidh Ibn ‘Asâkir garda le silence sur ce hadith et ne le commenta pas, alors qu’il est désapprouvé (munkar) ; voire il s’agit d’un hadith inventé, fabriqué et attribué à Sufyân Ath-Thawrî avec cette chaîne de transmission. Que Dieu maudisse celui qui l’a forgé, inventé et colporté.
[Autre hadith]
Abou Ya‘lâ (4) a dit : “‘Ubayd Allâh ibn ‘Omar Al-Qawârîrî nous a rapporté, Yahyâ ibn Sa‘îd nous a rapporté, d’après Al-A‘mash, d’après ‘Amr (5) ibn Murra, d’après Abou Al-Bakhtarî, d’après ‘Alî, qui a dit : ‘Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) m’a envoyé au Yémen alors que j’étais jeune et n’avais pas de connaissances en matière de jugement ; il me frappa sur la poitrine et me dit : “Dieu guidera ton cœur et affermira ta langue.” Depuis, je n’ai jamais ressenti de doute dans un jugement entre deux personnes.’”
Il est par ailleurs établi que ‘Omar disait : “Parmi nous, ‘Alî est le plus compétent en matière de jugement ; et Oubayy est celui qui récite le mieux le Coran.” ‘Omar disait aussi : “Je cherche refuge auprès de Dieu contre un problème épineux auquel Abou Al-Hassan (‘Alî) ne pourrait remédier.””