D’après Abou az-Zoubeir, d’après Jabir, celui-ci raconta : « Le Messager de Dieu (que la paix et le salut soient sur lui) appela Ali le jour de Taïf et s’entretint (1) avec lui. Les gens dirent alors : “Son entretien avec son cousin a vraiment duré.” Le Messager de Dieu (que la paix et le salut soient sur lui) déclara : “Je ne me suis pas entretenu avec lui, mais c’est Dieu qui s’est entretenu avec lui.” »
Puis, il dit : « Ce hadith est “hassan gharib” et nous ne le connaissons (2) que par la chaîne de transmission d’Al-Ajlah. Ibn Fudayl n’a pas été le seul à le rapporter d’Al-Ajlah. »
Le sens de sa parole : « “Mais c’est Dieu qui s’est entretenu avec lui” » est que Dieu m’a ordonné de m’entretenir avec lui. [Je dis : il se peut qu’il entende par là que Dieu m’a ordonné de le convoquer (3). Et Dieu sait mieux.]
[Autre hadith]
At-Tirmidhî (4) a dit : « Muhammad ibn Bashshâr, Ya‘qoub ibn Ibrâhîm et d’autres encore nous ont rapporté, d’Abou ‘Âsim, qui le tenait d’Abou al-Jarrâh, d’après Jâbir ibn Subh (5), lequel me rapporta d’Oumm Charâhîl (6), qui me rapporta d’Oumm ‘Atiyya : “Le Messager de Dieu (que la paix et le salut soient sur lui) envoya une armée dont faisait partie ‘Ali. Je l’entendis alors prier en levant les mains (7) : ‘Ô Dieu, ne me fais pas mourir avant que Tu ne me fasses voir ‘Ali.’” » Puis il dit : « Ce hadith est “hassan” [et gharib : nous ne le connaissons que de cette voie]. »
[Autre hadith]
L’imam Ahmad (8) a dit : « ‘Alî ibn ‘Âsim nous a rapporté, qui le tenait de Husayn, lequel nous informa de la part d’Hilâl ibn Yasâf, d’après ‘Abdallâh ibn Zâlim al-Mâzinî. Celui-ci raconta : “Lorsque Mu‘âwiya quitta Koufa, il désigna al-Mughîra ibn Shu‘ba pour gouverner. Celui-ci plaça alors des orateurs qui se mirent à dénigrer ‘Alî. J’étais assis aux côtés de Sa‘îd ibn Zayd ibn ‘Amr (9) ibn Nawfayl. Celui-ci, en colère, se leva et me prit par la main pour que je le suive (10). Il déclara : ‘Ne vois-tu pas cet homme qui se nuit lui-même, ordonnant de maudire un homme des gens du Paradis (11) ? Je témoigne que neuf d’entre eux sont assurés d’être au Paradis. Et si je témoignais au sujet du dixième, je ne commettrais aucun péché.’” Il poursuivit : “Je demandai : ‘Et qui sont ces neuf (déjà nommés) ?’ Il répondit : ‘Le Messager de Dieu, Abou Bakr, ‘Oumar, ‘Othmân, ‘Alî, az-Zubayr, Talha et ‘Abd ar-Rahmân ibn ‘Awf.’” »