Et vous, êtes-vous un peuple arabe ? Ils répondirent : « Nous avons entendu le Messager de Dieu, le jour de Ghadîr Khumm, dire : “Celui dont j’étais le maître, celui-ci est aussi son maître.” » Riyaḥ dit : « Lorsqu’ils s’en allèrent, je les suivis et demandai : “Qui sont ces gens ?” Ils dirent : “Un groupe d’Anṣâr parmi lesquels se trouve Abû Ayyûb al-Anṣârî.” »
Abû Bakr ibn Abî Shayba a dit (1) : « Sharîk nous a rapporté, d’après Ḥanash, d’après Rabâḥ ibn al-Ḥârith, qui raconta : “Alors que nous étions assis sur la place (ar-Riḥba) avec ʿAlî, un homme, portant les marques d’un voyage, vint et dit : ‘Que la paix soit sur toi, ô mon maître !’ Les gens demandèrent : ‘Qui est cet homme ?’ Abû Ayyûb répondit : ‘J’ai entendu le Messager de Dieu dire : “Celui dont j’étais le maître, ʿAlî en est aussi le maître.”’” »
Aḥmad a dit (2) : « Muḥammad ibn ʿAbd Allâh nous a rapporté, al-Rabîʿ (c’est-à-dire Ibn Abî Ṣâliḥ al-Aslamî) nous a rapporté : “Ziyâd ibn Abî Ziyâd al-Aslamî m’a raconté : ‘J’ai entendu ʿAlî ibn Abî Tâlib en appeler aux gens et dire : “Je supplie devant Dieu tout homme musulman qui a entendu ce que le Messager de Dieu a dit le jour de Ghadîr Khumm de l’attester.” Douze hommes ayant participé à Badr se levèrent et témoignèrent.’” »
Aḥmad a dit (3) : « Ibn Numayr nous a rapporté, ʿAbd al‑Malik nous a rapporté, d’après Abû ʿAbd al‑Raḥîm al-Kindî, d’après Zâdhân, qu’Ibn ʿUmar déclara : ‘J’ai entendu ʿAlî, sur la place (ar-Riḥba), en appeler aux gens : “Qui a entendu, aux côtés du Messager de Dieu, le jour de Ghadîr Khumm, ce qu’il a dit ?” Treize hommes se levèrent et attestèrent avoir entendu le Messager de Dieu dire : “Celui dont j’étais le maître, ʿAlî en est aussi le maître.”’ »
Aḥmad a dit (4) : « Ḥajjâj ibn al‑Shâʿir nous a rapporté, Shababa nous a rapporté, Nuʿaym ibn Ḥakîm nous a rapporté, [et] Abû Maryam ainsi qu’un homme faisant partie des proches de ʿAlî m’ont transmis que le Messager de Dieu (ﷺ) a dit le jour de Ghadîr Khumm : “Celui dont j’étais le maître, ʿAlî en est aussi le maître.” Les gens ajoutèrent ensuite : ‘Ô Dieu, sois l’allié de celui qui l’aime et l’ennemi de celui qui le combat.’” »
Ce propos a été rapporté par de nombreuses chaînes de transmission au nom de ʿAlî (qu’Allâh l’honore) et aussi, par plusieurs voies, de Zayd ibn Arqam.
Ghunder rapporte, d’après Shuʿba, d’après Salama ibn Kuhayl : « J’ai entendu Abû al-Ṭufayl raconter, selon Abû Maryam ou Zayd ibn Arqam – Shuʿba hésitant sur le nom – que le Messager de Dieu (ﷺ) a dit : “Celui dont j’étais le maître, ʿAlî en est aussi le maître.” » Saʿîd ibn Jubayr déclara : « Je l’avais moi-même déjà entendu de la bouche d’Ibn ʿAbbâs. » Al-Tirmidhî (5) le rapporte, via Bundâr et Ghunder, et le qualifie de « ḥasan gharîb » (bon et singulier).
L’imam Aḥmad a dit (6) : « Sufyân nous a rapporté, Abû ʿAwâna nous a rapporté, d’après al-Mughîra, d’après Abû ʿUbayd, d’après Maymûn Abû ʿAbd Allâh, qui a déclaré : ‘Alors que j’écoutais, Zayd ibn Arqam raconta : “Nous nous arrêtâmes avec le Messager de Dieu dans un lieu-dit appelé Khumm. Il ordonna que l’on fasse la prière et la dirigea dans la chaleur accablante du midi. Puis il nous fit un sermon tandis qu’on lui préparait un abri avec un tissu étendu sur un arbre de samoura, pour le protéger du soleil. Il dit : ‘Ne savez-vous pas – ou n’attestez-vous pas – que j’ai, sur tout croyant, plus d’autorité que lui-même ?’ Ils répondirent : ‘Oui, tout à fait !’ Alors il dit : ‘Celui dont j’étais le maître, ʿAlî (en est aussi le maître)…’” ’ »