«… et [Nous les avons introduits] dans Notre miséricorde, car ils étaient vraiment des hommes de bien.» (Les Prophètes, 85-86)
Et le Très-Haut dit : «En vérité, Nous t’avons révélé (ce que tu prêches), comme Nous l’avons révélé à Noé et aux Prophètes après lui ; Nous l’avons aussi révélé à Abraham, à Ismaël, à Isaac, à Jacob et aux Tribus…» (Les Femmes, 163), fin du verset.
Il a également dit : «Dites : “Nous croyons en Dieu, en ce qui nous a été révélé, en ce qui a été révélé à Abraham, à Ismaël, à Isaac, à Jacob et aux Tribus…”» (La Vache, 136), fin du verset, et on trouve un verset similaire dans une autre sourate.
Il dit encore : «Ou bien diriez-vous qu’Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob et les Tribus étaient juifs ou chrétiens ? Dis : “Est-ce vous qui êtes plus savants ou Dieu ?”» (La Vache, 140), fin du verset.
Dieu lui a donc attribué toutes les qualités louables, a fait de lui Son Prophète et Son Messager, l’a innocenté de tout ce que les ignorants lui imputaient et a ordonné à Ses serviteurs croyants de croire à ce qui lui a été révélé.
Les spécialistes de la généalogie et de l’histoire racontent qu’il fut le premier homme à monter à cheval, alors que les chevaux étaient auparavant sauvages : il les apprivoisa, puis les chevaucha.
Said ibn Yahyâ al-Umawî rapporte dans son ouvrage sur les campagnes (maghâzî) : «Nous a raconté un ancien de Quraysh, qui tenait lui-même ce récit de ‘Abd al-Malik ibn ‘Abd al-‘Azîz, selon ‘Abd Allâh ibn ‘Umar : le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit : “Prenez des chevaux et faites-les se reproduire, car ils sont l’héritage de votre père Ismaël.”» (1)
Ces chevaux arabes étaient sauvages, et il les appela de son invocation exaucée. Il est dit également qu’il fut le premier à parler l’arabe pur et éloquent, qu’il aurait apprise des Arabes originels (al-‘arab al-‘âriba) qui s’étaient installés près de lui à La Mecque : les Jurhum, les ‘Amâliq et les populations du Yémen issues des nations anciennes, antérieures à Abraham.
Al-Umawî déclare : «M’a rapporté ‘Alî ibn al-Mughîra, qui tenait lui-même ce récit d’Abû ‘Ubayda, lequel le tenait de Mism‘a ibn Mâlik, selon Muhammad ibn ‘Alî ibn al-Husayn, selon ses ancêtres, selon le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) : “Le premier à s’exprimer en un arabe limpide fut Ismaël, à l’âge de quatorze ans.”» (2) Yûnus dit alors : «Tu dis vrai, Abû Sayyâr ; c’est bien ce que m’a rapporté Abû Jurayy.»
Nous avons déjà mentionné qu’il épousa, à l’âge adulte, une femme des ‘Amâliq, et que son père lui ordonna de la quitter, ce qu’il fit. Al-Umawî dit qu’il s’agissait de ‘Imârah bint Sa‘d ibn Usâmah ibn Akîl, de la tribu des ‘Amâliq. Puis il se maria avec une autre, et son père lui enjoignit de la garder : c’était as-Sayyidah bint Madad ibn ‘Amr al-Jurhumî. Certains affirment qu’il y en eut une troisième. Elle lui donna douze fils, dont Muhammad ibn Isḥâq (que Dieu lui fasse miséricorde) fournit les noms : Nâbit, Qaydhar, Âzbil, Mîshâ, Mismâ‘, Mâsh, Dawsâ, Âzar, Yaṭûr, Nabash, Ṭîmâ et Qaydhum. (4) Les Gens du Livre évoquent également ces mêmes fils dans leurs ouvrages, et considèrent qu’ils sont les douze princes déjà annoncés. Mais ils se sont trompés dans leur interprétation à ce sujet.»