Puis le Prophète (ﷺ) déclara : « Par Celui qui a honoré (1) le visage de Muhammad, je donnerai certainement l’étendard à un homme qui ne prendra pas la fuite. » Ali (2) arriva donc, et il partit jusqu’à ce qu’Allah lui accorde la victoire sur Khaybar et Fadak. Il revint avec leurs dattes ‘ajwa et leurs viandes séchées.
Abou Ya‘la (3) le rapporte également d’après Houçayn ibn Mouhammad, d’après Israïl, qui ajoute dans son récit : « Puis Az-Zoubeïr vint et dit : “C’est moi.” Le Prophète (ﷺ) lui répondit : “Avance.” Puis un autre vint et reçut la même injonction. » Ahmad est le seul à avoir rapporté ce texte.
[Le récit d’Ali ibn Abi Tâlib (qu’Allah l’agrée) à ce sujet]
L’imam Ahmad (4) a dit : « Nous a rapporté Waki‘, d’après Ibn Abi Layla, d’après Al-Minhâl, d’après ‘Abd Ar-Rahmân ibn Abi Layla, qui a dit : Mon père veillait (5) en compagnie d’Ali (et Ali) (6) portait des vêtements d’été en hiver et des vêtements d’hiver en été. On lui dit alors : “Pourquoi ne lui demandes-tu pas la raison ?” Il l’interrogea, et Ali expliqua : “Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a fait venir alors que j’avais l’œil souffrant le jour de Khaybar. Je lui ai dit : ‘Ô Messager d’Allah, j’ai l’œil malade…’ Il souffla (sa salive bénie) dans mon œil en disant : ‘Ô Allah, écarte de lui la chaleur et le froid.’ Depuis ce jour, je n’ai ressenti ni chaleur ni froid.” Il ajouta : “Le Prophète (ﷺ) a également dit : ‘Je donnerai l’étendard à un homme qui aime Allah et Son Messager, et qu’Allah et Son Messager aiment. C’est un homme qui ne prend pas la fuite.’ Les Compagnons du Prophète (ﷺ) tendaient le cou, dans l’espoir que ce soit l’un d’eux, et il me le donna.” » Ahmad est le seul à rapporter cette version.
D’autres l’ont également rapporté, d’après Mouhammad ibn ‘Abd Ar-Rahmân ibn Abi Layla, d’après son père, d’après Ali, sous une forme plus développée. Abou Ya‘la (7) a dit : « Nous a rapporté Zouheïr, qui a dit : Jirîr nous a rapporté, d’après Moughîra, d’après Oumm Moussa qui affirmait avoir entendu Ali dire : ‘Je n’ai plus jamais souffert aux yeux, ni ressenti de migraine, depuis le jour où le Messager d’Allah (ﷺ) a essuyé mon visage et soufflé dans mon œil, le jour de Khaybar, avant de me confier l’étendard.’ »
[Le récit de Sa‘d ibn Abî Waqqâs à ce sujet]
Il est établi dans les deux Sahîh (8), d’après le hadith de Chou‘bah, rapporté par Sa‘d ibn Ibrâhîm ibn Sa‘d ibn Abî Waqqâs, d’après son père, d’après Sa‘d ibn Abî Waqqâs, que le Messager d’Allah (ﷺ) s’adressa à Ali en ces termes : « Ne te réjouis-tu pas d’être pour moi comme Hâroun le fut pour Moïse, à ceci près qu’il n’y aura plus de Prophète après moi ? »
L’imam Ahmad, Mouslim et At-Tirmidhî (9) ont rapporté : « Qoutaybah ibn Sa‘îd nous a transmis, disant : Hâtim ibn Ismâ‘îl nous a transmis, d’après… »