Et al-Tirmidhî a rapporté (1) : « Yûsuf ibn Mûsâ al-Qattân al-Baghdâdî nous a transmis (ḥaddathanâ), ‘Alî ibn Qâdim nous a transmis, ‘Alî ibn Ṣâliḥ ibn Ḥayy nous a transmis, d’après Ḥakîm ibn Jubayr (2), d’après Jumay‘ ibn ‘Umayr at-Taymî, d’après Ibn ‘Umar, qui dit : Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a uni par la fraternité ses Compagnons ; alors ‘Alî vint, les yeux en larmes, et dit : “Ô Messager de Dieu, tu as unifié tes Compagnons deux par deux, mais tu ne m’as associé à personne.” Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) répondit : “Tu es mon frère en ce monde et dans l’au-delà.” »
Al-Tirmidhî poursuit : « C’est un ḥadith ḥasan gharîb. [Et au même sujet], il y a également un hadith rapporté de Zayd ibn Abî Awfâ. »
‘Alî a bien participé à Badr. De plus, le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) dit à ‘Umar : « Comment peux-tu savoir ? Il se peut que Dieu ait regardé les gens de Badr et ait dit : “Faites ce que vous voulez, Je vous ai pardonnés.” » (3) Ce jour-là, ‘Alî combattit en duel comme cela fut rapporté, et il obtint la victoire. Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) lui confia l’étendard ce jour-là, alors qu’il avait vingt ans, d’après le témoignage d’al-Ḥakam, qui le tient de Miqsam, qui le tient d’Ibn ‘Abbâs. Celui-ci a dit : « L’étendard des Muhâjirîn (Emigrés) demeurait toujours avec lui dans toutes les batailles. » C’est également ce qu’ont affirmé Sa‘îd ibn al-Musayyib et Qatâda.
Khaythama ibn Sulaymân al-Aṭrâbulsî, le ḥâfiẓ, a déclaré : « Aḥmad ibn Ḥâzim nous a transmis, d’après Ibn Abî Ghurza, Ismâ‘îl ibn Abân nous a transmis, d’après Nâṣiḥ ibn ‘Abd Allâh al-Muḥallimî (4), d’après Samâk ibn Ḥarb, d’après Jâbir ibn Samra, qui dit : “Ils dirent : Ô Messager de Dieu, qui portera ton étendard au Jour de la Résurrection ?” Il répondit : “Qui pourrait donc le porter ce jour-là, sinon celui qui le portait déjà en ce monde : ‘Alî ibn Abî Tâlib ?” » Et cette chaîne de transmission est faible. Ibn ‘Asâkir (5) l’a également rapporté d’Anas ibn Mâlik, mais cela non plus n’est pas authentique.
Al-Ḥasan ibn ‘Arafa a déclaré : « ‘Ammâr ibn Muḥammad nous a transmis, d’après Sa‘îd ibn Muḥammad al-Ḥanẓalî, d’après Abî Ja‘far Muḥammad ibn ‘Alî, qu’un crieur appela dans le ciel, le jour de Badr : “Pas d’épée si ce n’est Dhû al-Fiqâr, et pas de héros si ce n’est ‘Alî.” » Le ḥâfiẓ Ibn ‘Asâkir (6) précisa : « C’est un hadith mursal. En effet, le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) s’était attribué l’épée Dhû al-Fiqâr (7) le jour de Badr, puis il l’offrit ensuite à ‘Alî. »