Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

«Comment serais-je donc affligé au sujet d’un peuple mécréant ?» [Al-A‘râf, 7 : 93]

C’est-à-dire : «Détourne-toi d’eux en t’éloignant de leur demeure après leur destruction, en déclarant : “Ô mon peuple, je vous ai transmis les messages de mon Seigneur et je vous ai donné conseil” [Al-A‘râf, 7 : 93].» Autrement dit, j’ai accompli le devoir qui m’incombait, celui de la transmission complète et du conseil sincère, m’efforçant de vous guider par tous les moyens possibles et en usant de toutes les voies qui m’étaient accessibles. Cela ne vous a toutefois servi à rien, car Dieu ne guide pas celui qu’Il égare, et personne ne peut leur venir en aide. Après cela, je ne m’attriste plus sur votre sort, puisque vous n’acceptiez pas le conseil et ne craigniez pas le Jour de la grande honte.

C’est pourquoi Il (le Très-Haut) dit : «Comment serais-je affligé (c’est-à-dire peiné) au sujet d’un peuple mécréant ?» Autrement dit, un peuple qui ne reçoit pas la vérité, ne s’y conforme pas et n’y prête même pas attention. C’est ainsi que le châtiment de Dieu, contre lequel personne ne peut rien, s’est abattu sur eux : on ne peut le repousser, ni s’y opposer, et nul n’a la possibilité de s’y soustraire.

(1) Al-Hâfiẓ Ibn ‘Asâkir a rapporté dans son “Târîkh” (2) un propos d’Ibn ‘Abbâs selon lequel Shu‘ayb (– paix sur lui –) vécut après Youssouf (– paix sur lui –). Selon Wahb ibn Munabbih (3), Shu‘ayb (– paix sur lui –) mourut à La Mecque, lui et les croyants qui l’accompagnaient. Leurs tombes se trouveraient à l’ouest de la Ka‘ba, entre Dâr an-Nadwa et la demeure des Banû Sahm.

Chapitre sur la descendance d’Ibrâhîm (– qu'Allah leur fasse miséricorde –)

(4) Nous avons déjà mentionné son histoire avec son peuple, ce qu’il advint d’eux et la conclusion de son récit (– paix sur lui –), ainsi que la bénédiction et la marque de respect qui lui sont dues. Nous avons également relaté ce qui se produisit à son époque concernant le peuple de Loth et, à la suite de cela, nous avons parlé de l’histoire de Madian, le peuple de Shu‘ayb (– paix sur lui –), parce qu’elle est évoquée dans le Livre de Dieu (– Exalté soit-Il –) en différents endroits, immédiatement après l’histoire du peuple de Loth. Comme nous l’avons exposé précédemment, les habitants de Madian sont, selon l’avis correct, les mêmes que les habitants de Al-Aykah. Nous l’avons donc mentionné après l’histoire de Loth en suivant l’exemple du Noble Coran.

Nous allons à présent aborder le sujet de la prééminence de la descendance d’Ibrâhîm (– paix sur lui –), car Dieu a fait de sa lignée le canal de la prophétie et de l’Écriture. Ainsi, tout Prophète envoyé après lui est issu de sa descendance.

(1) C'est ainsi dans les Ousoul, ainsi que dans l'édition imprimée : « il n'y a pas d'autre recours », ce qui signifie : il n'y a ni retour ni rétractation. (2) Rapporté par Ibn ʿAsākir dans son histoire, comme dans al-Mukhtaṣar (10/308). (3) Rapporté par Ibn ʿAsākir dans son histoire, comme dans al-Mukhtaṣar ; chez Ibn Manzūr (10/314). (4) C'est ainsi dans B, ainsi que dans A : « et la salutation ».
فَكَيْفَ آسَى عَلَى قَوْمٍ كَافِرِينَ﴾ [الأعراف: ٩٣] أي: أعرضْ عنهم مُولّيًا عن محلَّتهم بعد هلكتهم قائلًا: ﴿يَاقَوْمِ لَقَدْ أَبْلَغْتُكُمْ رِسَالَاتِ رَبِّي وَنَصَحْتُ لَكُمْ﴾ [الأعراف: ٩٣] أي: قد أدَّيْتُ ما كان واجبًا عليّ من البلاغ التامِّ والنُّصْح الكامل، وحرصتُ على هدايتكم بكلِّ ما أقدرُ عليه، وأتوصّل إليه، فلم ينفعْكم ذلك، لأن الله لا يهدي منْ يُضلُّ، وما لهم من ناصرين، فلستُ أتأسَّف بعد هذا عليكم، لأنكم لم تكونوا تقبلونَ النصيحةَ، ولا تخافونَ يومَ الفضيحة، ولهذا قال: ﴿فَكَيْفَ آسَى﴾ أي: أحزن ﴿عَلَى قَوْمٍ كَافِرِينَ﴾ أي: لا تقبلون الحقَّ ولا ترجعون إليه، ولا تلتفتونَ، فحلَّ بهم من بأسِ اللّه الذي لا يُردُّ ما لا يُدافَعُ ولا يُمانَعُ، ولا محيد لأحدٍ أريد به عنه ولا مناص (١) منه. وقد ذكر الحافظ ابن عساكر في تاريخه (٢) : عن ابن عباس؛ أن شعيبًا (عليه السلام) كان بعد يوسف (عليه السلام) . وعن وَهْب بن مُنَبِّه (٣) أنَّ شُعيبًا (عليه السلام) ماتَ بمكَّة ومنْ معه من المؤمنينَ، وقبورهم غربيّ الكعبة بين دار النَّدْوة ودار بني سَهْم. * * * باب ذكر ذريّة إبراهيم (رحمهم الله) (٤) قد قدَّمنا قصَّته مع قومه وما كان من أمرهم، وما آلَ إليه أمره (عليه السلام) والتحيَّة والإكرام، وذكرنا ما وقعَ في زمانهِ من قصَّة قوم لوط، وأتبعنا ذلك بقصَّة مدينَ قوم شعيب (عليه السلام) ؛ لأنها قرينتها في كتاب اللّه – Exalté soit-Il – في مواضعَ مُتعدِّدة، فذكرَ تعالى بعدَ قِضَة قومِ لوط قصَّة مدينَ، وهم أصحابُ الأيكة على الصحيح، كما قدَّمنا، فذكرناها تبعًا لها اقتداء بالقرآن العظيم. ثم نشرعُ الآن في الكلام على تفضيل ذرِّيَّة إبراهيم (عليه السلام) ، لأنَّ اللّه جعلَ في ذريَّته النبوةَ والكتابَ، فكلُّ نبيٍّ أُرسلَ بعدَه فمن وَلَده.
(١) كذا في الأصول، وفي المطبوع: ولا مناص عنه، ومعنى: لا مناص: لا رجعة ولا عودة. (٢) أخرجه ابن عساكر في تاريخه، كما في المختصر (١٠/ ٣٠٨). (٣) أخرجه ابن عساكر في تاريخه، كما في المختصر؛ لابن منظور (١٠/ ٣١٤). (٤) كذا في ب، وفي أ: والتسليم.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies