Et je témoigne qu’Ali, lorsqu’il les a tués alors que j’étais avec lui, on amena l’homme conforme à la description qu’en avait faite le Messager de Dieu (ﷺ). Al-Bukhârî (1) l’a rapporté d’après Abû Bakr ibn Abî Shayba, d’après Hishâm ibn Yûsuf, d’après Maʿmar [avec le même contenu]. Il l’a aussi rapporté (2) par la chaîne de Shuʿbah, et Muslim (3) à partir du hadith de Yûnus ibn Bukayr (4), d’après al-Zuhrî. Toutefois, dans la version de Muslim, il provient d’après Ḥarmalah et Aḥmad ibn ʿAbd al-Raḥmân ensemble, d’après Ibn Wahb (5), d’après Yûnus, d’après al-Zuhrî, d’après Abû Salama et al-Ḍaḥḥâk al-Hamdânî (al-Mishraqî), d’après Abû Saʿîd.
Ensuite, Aḥmad (6) le rapporta également : d’après Muḥammad ibn Muṣʿab, d’après al-Awzâʿî, d’après al-Zuhrî, d’après Abû Salama et al-Ḍaḥḥâk al-Mishraqî, d’après Abû Saʿîd. Il rapporta quelque chose de semblable au passage mentionné plus haut et y expliqua que c’était ʿUmar qui demanda la permission au Messager de Dieu (ﷺ) de le tuer. Dans ce même récit, on trouve : « Ils surgiront à une période de division parmi les gens ; ils seront tués par le groupe le plus proche de Dieu. » Abû Saʿîd déclara : « Je témoigne que j’ai entendu cela du Messager de Dieu (ﷺ) et que j’étais présent auprès d’Ali lorsqu’il les extermina. On rechercha alors parmi les tués, et on trouva [celui qui correspondait] à la description donnée par le Messager de Dieu (ﷺ). »
Al-Bukhârî (7) le rapporta encore : d’après Duḥaym, d’après al-Walîd, d’après al-Awzâʿî, de la même manière. Aḥmad (8) dit : « J’ai lu devant ʿAbd al-Raḥmân : [selon] Mâlik (9), d’après Yaḥyâ ibn Saʿîd, d’après Muḥammad ibn Ibrâhîm ibn al-Ḥârith al-Taymî, d’après Abû Salama ibn ʿAbd al-Raḥmân, d’après Abû Saʿîd, qui a dit : “J’ai entendu le Messager de Dieu (ﷺ) affirmer : ‘Il surgira parmi vous des gens devant la prière desquels vous sous-estimerez la vôtre, de même que votre jeûne et vos actes en comparaison des leurs. Ils récitent le Coran, mais il ne dépasse pas leurs gorges. Ils sortiront de la religion comme la flèche sort de la cible : on regarde la pointe, mais on n’y voit rien ; puis on regarde le fût, mais on n’y voit rien ; on scrute ensuite l’empennage (les plumes), on n’y voit rien non plus, et l’on demeure perplexe au niveau de l’encoche.’” » ʿAbd al-Raḥmân dit alors : « Mâlik nous a rapporté ce hadith, c’est-à-dire ce récit. »