Les gens demandèrent : « Les habitants de Nahrawân sont-ils polythéistes ? »
Il répondit : « C’est précisément le polythéisme qu’ils ont fui. »
On demanda : « Sont-ils alors des hypocrites ? »
Il dit : « Les hypocrites ne se souviennent de Dieu que très rarement. »
On demanda : « Qui sont-ils donc, ô Commandeur des croyants ? »
Il répondit : « Ce sont nos frères qui se sont rebellés contre nous, et nous les avons combattus à cause de leur rébellion contre nous. » Voilà ce qu’Ibn Jarîr et d’autres ont rapporté à ce sujet.
Ce qui est rapporté à leur propos dans les nobles hadiths
(1)
Le premier hadith :
D’après ‘Alî (– qu'Allah soit satisfait de lui –), transmis également de sa part par : Zayd ibn Wahb, Suwayd ibn Ghafla, Târiq ibn Ziyâd, ‘Abd Allâh ibn Shaddâd, ‘Ubayd Allâh ibn Abî Râfi‘, ‘Ubayda ibn ‘Amr as-Salmanî, Kulaib Abû ‘Âsim, Abû Kathîr, Abû Maryam, Abû Mûsâ, Abû Wâ’il et [Abû] al-Wadî’ (3). Cela forme douze chaînes de transmission différentes, avec leurs chaînes et leurs formulations respectives ; un tel nombre atteint le degré du mutawâtir (4).
[Première chaîne de transmission]
Muslim (5) a dit : « ‘Abd ibn Humayd nous a rapporté ; ‘Abd ar-Razzâq ibn Hammâm (6) nous a rapporté ; ‘Abd al-Malik ibn Abî Sulaymân nous a rapporté ; Salama ibn Kuhayl nous a rapporté : “Zayd ibn Wahb al-Juhanî m’a raconté qu’il faisait partie de l’armée de ceux qui accompagnaient ‘Alî contre les Khârijites. Alors ‘Alî déclara :
‘Ô gens, j’ai entendu le Messager de Dieu (ﷺ) dire : « Il surgira de ma communauté un groupe qui récitera le Coran : votre récitation ne saurait se comparer à la leur, pas plus que votre prière à leur prière, ni votre jeûne à leur jeûne. Ils récitent le Coran, pensant qu’il œuvre en leur faveur alors qu’il s’agit en réalité d’un argument contre eux. » Si l’armée qui les affrontera connaissait ce qui a été décrété en leur faveur par la langue de leur Prophète (ﷺ), jamais elle ne cesserait de s’appliquer aux bonnes œuvres. Le signe en sera la présence parmi eux d’un homme possédant un bras sans avant-bras, au bout du bras se trouve quelque chose [comme] un mamelon sur lequel se trouvent quelques poils blancs. Vous vous dirigez vers Mu‘âwiya et les gens du Shâm, et vous délaissez ces gens-là qui resteront derrière vous, menaçant vos enfants et vos biens ? Par Dieu, j’espère fortement que ce sont bien eux, car ils ont versé un sang interdit et fait des incursions pour piller les troupeaux ; partez donc au Nom de Dieu.’”
Salama dit : « Zayd ibn Wahb me plaça dans une position jusqu’à ce qu’ils passent par un pont. Puis, quand nous nous sommes rejoints – et ce jour-là, à la tête des Khârijites… » »