Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Jusqu’à son épaule, semblable au sein d’une femme. Quand ‘Alî le vit, il déclara : « Par Dieu, je n’ai pas menti. Si seulement vous ne vous reposiez pas sur l’accomplissement (de vos œuvres), je vous aurais informés de ce que Dieu a décrété au sujet de leur combat, en pleine connaissance de la vérité. » (1)

Al-Haytham ibn ‘Adî a dit dans son livre consacré aux “Khawârij” : « Muḥammad ibn Rabî‘ah al-Akhnasî (2) m’a rapporté, d’après Nāfi‘ ibn Maslamah al-Akhnasî, ce qui suit : “Dhû al-Thudayyah (l’homme à la poitrine) était un individu originaire de ‘Aranah, de la tribu de Bajîlah (3). Il était d’un noir intense, dégageait une odeur nauséabonde, et était bien connu dans l’armée. Il nous accompagnait auparavant, campait avec nous et nous campions avec lui, et nous nous affrontions réciproquement.” »

Abû Ismâ‘îl al-Ḥanafî me raconta, d’après ar-Rayyân ibn Ṣabrah al-Ḥanafî, qui a dit : « Nous étions présents à la bataille de Nahrawân avec ‘Alî. Lorsqu’il trouva al-Mukhdaj, il se prosterna longuement. »

Sufyân ath-Thawrî me rapporta, d’après Muḥammad ibn Qays al-Hamdânî, d’après un homme de sa tribu surnommé Abû Mûsâ, que : « Lorsque ‘Alî découvrit al-Mukhdaj, il fit une longue prosternation. »

Yûnus ibn Abî Isḥâq me transmit également, par l’intermédiaire d’Ismâ‘îl (4), un récit de Ḥabbah al-‘Uranî : « Quand les gens de Nahrawân (5) s’en retournèrent vaincus, la foule s’exclamait : “Louange à Dieu, ô Commandeur des croyants, qui a anéanti leurs arrières !” Alors ‘Alî répondit : “Non, par Dieu, ils demeurent encore dans les reins des hommes et dans les matrices des femmes. Puis, lorsqu’ils surgissent d’entre les vaisseaux sanguins, il est rare qu’ils rencontrent quelqu’un sans se rendre maîtres de lui.” »

Il ajouta : « Quant à ‘Abd Allâh ibn Wahb ar-Râsibî, les endroits où il se prosternait avaient fini par s’assécher en raison de l’intensité de son zèle et de la fréquence de ses prosternations. On l’appelait Dhû ath-Thafînât (l’homme aux durillons) (7). »

Al-Haytham rapporta d’un certain membre des Khawârij qu’il déclara : « Jamais ‘Abd Allâh ibn Wahb — par la haine qu’il vouait à ‘Alî — ne l’appelait autrement que “le négateur”. »

Al-Haytham (ibn ‘Adî) a aussi relaté : « Ismâ‘îl nous rapporta, par l’intermédiaire de Khâlid, d’après ‘Alqamah ibn ‘Âmir, que l’on interrogea ‘Alî au sujet des gens… »

(1) Dans la source : « Vous vous fiez à autre chose que l’action. » (2) Dans la source : Al-Aḥmasī. (3) Dans la source : « de ʿArīnah, des Banū Bajīlah. » (4) Dans la source : Ismāʿīl ibn Saʿīd ibn ʿUrwah. (5) Dans la source : « lorsque les habitants de Nahrawān furent tués. » (6) Dans la source : Albū. (7) Dans la source : dans la première mention « dhu al-manqibāt », et dans l’édition : « dhu al-bayyināt », les deux étant des erreurs d’écriture ; la bonne lecture est celle que nous avons établie. Al-Ṯafnah désigne le jarret du chameau, ce que confirme Al-Fīrūzābādī dans le Qāmūs al-Muḥīṭ, qui dit dans « ṯafn » : « ʿAbdullāh ibn Wahb, chef des Khawārij, car la longueur de la prosternation a affecté ses jarrets. »
إلى منكبه كثدي المرأة، فلما رآه علي قال: أما واللّه ما كذبت لولا أن تتكلوا على العمل (١) لأخبرتكم بما قضى الله في قتالهم عارفًا للحق. وقال الهيثم بن عدي في كتابه في "الخوارج" : وحدَّثني محمد بن ربيعة الأخنسي (٢) ، عن نافع بن مسلمة الأخنسي، قال: كان ذو الثدية رجلًا من عرنة من بجيلة (٣) ، وكان أسودَ شديدَ السَّواد، له ريح منتنة معروف في العسكر، (وكان) يرافقنا قبل ذلك وينازلنا وننازله. وحدَّثني أبو إسماعيل الحنفي عن الريّان بن صبرة الحنفي. قال: شهدنا النهروان مع علي، فلما وجد المخدج سجد سجدة طويلة. وحدَّثني سفيان الثوري، عن محمد بن قيس الهمداني، عن رجل من قومه يكنى أبا موسى: أن عليًا لما وجد المخدج سجد (سجدة طويلة) . وحدَّثني يونس بن أبي إسحاق، حدَّثني إسماعيل (٤) عن حبة العرني، قال: لما أقبل أهل النهروان (٥) جعل الناس يقولون: الحمد للّه يا أمير المؤمنين الذي قطع دابرهم. فقال علي: كلا واللّه إنهم لفي أصلاب الرجال وأرحام النساء، فإذا خرجوا من بين الشرايين فقلما يلقون أحدًا إِلَّا ألفوا (٦) أن يظهروا عليه. قال: وكان عبد اللّه بن وهب الراسبي قد قحلت مواضع السجود منه من شدة اجتهاده وكثرة السجود، وكان يقال له: ذو الثَّفِنات (٧) . وروى الهيثم عن بعض الخوارج أنه قال: ما كان عبد الله بن وهب من بغضه عليًا يسميه إِلَّا الجاحد. وقال الهيثم (بن عدي) : حَدَّثَنَا إسماعيل، عن خالد، عن علقمة بن عامر قال: سئل علي عن أهل
(١) في أ: تتكلوا على غير العمل. (٢) في أ: الأحمسي. (٣) في أ: من عرينة من بني بجيلة. (٤) في أ: إسماعيل بن سعيد بن عروة. (٥) في أ: لما قتل أهل النهروان. (٦) في أ: ألبوا. (٧) في أ: في أ: ذو المنقبات، وفي ط: "ذو البينات" وكله تصحيف، والصواب ما أثبتنا، والثفنة: الركبة من البعير، ونص على ذلك الفيروزآبادي في القاموس المحيط، قال في "ثفن": "وعبد اللّه بن وهب رئيس الخوارج، لأن طول السجود أثر في ثفناته".

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