L’histoire de Madyan, le peuple de Chou‘ayb (que la paix soit sur lui)
Dieu (Exalté soit-Il) dit dans la sourate Al-A‘râf, après l’histoire du peuple de Loth :
« Et aux gens de Madyan, [Nous avons envoyé] leur frère Chou‘ayb, qui leur dit : “Ô mon peuple ! Adorez Dieu ; vous n’avez pas d’autre divinité que Lui. Certes, une preuve évidente vous est parvenue de votre Seigneur. Donnez donc la pleine mesure et le juste poids. Ne causez pas de perte aux gens dans ce qui leur revient, et ne semez pas la corruption sur terre après que l’ordre y a été établi ; cela est préférable pour vous, si vous êtes croyants. (85)
Ne vous installez pas sur tout chemin pour menacer, pour détourner du sentier de Dieu ceux qui croient en Lui et pour y chercher la déviation. Souvenez-vous quand vous étiez peu nombreux, et Il vous a multipliés ; et regardez quelle fut la fin des semeurs de corruption. (86)
Et si un groupe parmi vous a cru au message avec lequel j’ai été envoyé, tandis qu’un autre groupe n’y a pas cru, patientez donc jusqu’à ce que Dieu juge entre nous ; Il est le meilleur des juges. (87)
Les notables de son peuple qui s’enorgueillissaient dirent : “Ô Chou‘ayb ! Nous te bannirons certainement, toi et ceux qui ont cru avec toi, de notre cité, à moins que vous ne reveniez à notre religion.” Il répondit : “Même si nous y sommes contraires ? (88)
Nous inventerions certes un mensonge contre Dieu si nous revenions à votre religion, après que Dieu nous en a sauvés. Il ne nous sied pas d’y retourner, à moins que Dieu, notre Seigneur, ne le veuille. Notre Seigneur embrasse toute chose de Sa science. C’est en Dieu que nous plaçons notre confiance. Ô notre Seigneur ! Juge entre nous et notre peuple en toute vérité, car Tu es le meilleur des juges.” (89)
Et les notables de son peuple qui avaient mécru dirent : “Si vous suivez Chou‘ayb, vous serez alors perdants.” (90)
Alors le tremblement les saisit, et au matin, ils gisaient face contre terre dans leurs demeures. (91)
Ceux qui traitaient Chou‘ayb de menteur furent comme s’ils n’avaient jamais prospéré là-bas ; ceux qui traitaient Chou‘ayb de menteur furent les vrais perdants. (92)
Il se détourna alors d’eux et dit : “Ô mon peuple ! Je vous ai effectivement transmis les messages de mon Seigneur et donné des conseils. Comment donc m’affligerais-je pour des gens mécréants ?” » (93) [Al-A‘râf : 85-93]
Dieu (Exalté soit-Il) dit également dans la sourate Hûd, après l’histoire du peuple de Loth :
« Et aux gens de Madyan, [Nous avons envoyé] leur frère Chou‘ayb : “Ô mon peuple ! Adorez Dieu ; vous n’avez pas d’autre divinité que Lui. Ne réduisez pas la mesure et le poids. Je vous vois dans l’aisance, et je crains pour vous le châtiment d’un jour qui engloutit tout. (84)
Ô mon peuple ! Donnez la pleine mesure et le juste poids, en toute équité. Ne causez pas de perte aux gens dans leurs biens et ne semez pas la corruption sur terre. (85)
Ce qui demeure (comme gain licite) auprès de Dieu est meilleur pour vous, si vous êtes croyants ; et je ne suis pas [chargé] de vous surveiller. (86)
Ils dirent : “Ô Chou‘ayb ! Est-ce ta prière qui te commande de nous faire abandonner ce que nos pères adoraient, ou d’empêcher que nous disposions de nos biens comme nous l’entendons ? Tu es vraiment celui qui est sage et bien guidé !” (87)
Il dit : “Ô mon peuple ! Que dire si je suis sur une preuve évidente de la part de mon Seigneur, et qu’Il m’a accordé de Sa part une belle subsistance ? Je ne veux pas vous contredire en faisant moi-même ce que je vous interdis. Je ne veux que la réforme, autant que je le puis. Mon succès ne dépend que de Dieu ; c’est en Lui que je place ma confiance, et c’est vers Lui que je reviens repentant. (88)
Ô mon peuple ! Que votre hostilité envers moi ne vous entraîne pas à subir ce qui frappa le peuple de Noé, ou le peuple de Hûd, ou le peuple de Sâlih ; et le peuple de Loth n’est pas non plus si éloigné de vous. (89)
Implorez le pardon de votre Seigneur, puis repentez-vous à Lui ; mon Seigneur est, en vérité, Miséricordieux et Plein d’amour.” (90)
Ils dirent : “Ô Chou‘ayb ! Nous ne comprenons pas grand-chose à ce que tu dis. Nous te voyons certes faible parmi nous. N’eût été ton clan, nous t’aurions certainement lapidé, car tu n’es pas puissant contre nous.” (91)
Il dit : “Ô mon peuple ! Est-ce donc mon clan que vous tenez pour plus redoutable que Dieu ? Vous l’avez relégué, Lui, derrière vous, loin de vos préoccupations. Mon Seigneur cerne tout ce que vous faites. (92)
Ô mon peuple ! Agissez selon vos capacités ; moi aussi j’agis. Bientôt, vous saurez à qui parviendra un châtiment qui l’humiliera, et qui est le menteur ; attendez ! Moi aussi j’attends avec vous. (93)
Et lorsque Notre Ordre vint, Nous sauvâmes Chou‘ayb et ceux qui avaient cru avec lui, par miséricorde de Notre part. Et le Cri saisit ceux qui étaient injustes, si bien qu’au matin, ils gisaient face contre terre dans leurs demeures, (94)
comme s’ils n’y avaient jamais prospéré. Que s’éloigne Madyan, comme les Thamoûd se sont éloignés !” » (95) [Hûd : 84-95]